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Cours complet · 100 % gratuit

Le cours de code

  • 34 leçons
  • 7 chapitres
  • 5 h 03 au total
  • quiz corrigés
Commencer la leçon 1

Permis C1, C et CE · 4 min

Ton code, c’est quand ?

Météo, conditions difficiles et éclairage

21 min de lectureChapitre : Sécurité et comportementGratuit, sans inscriptionMis à jour en novembre 2026nov. 2026
L’essentiel en 30 secondes
  • Pluie : adhérence divisée par deux, freinage deux fois plus long ; avec un camion lourd, tu doubles tes distances.
  • Quand il pleut ou qu’il neige, sur autoroute, route pour automobiles ou route à au moins quatre bandes, ton camion de marchandises de MMA supérieure à 7,5 t ne dépasse plus par la gauche (sauf un véhicule sur une bande pour véhicules lents, ou un tracteur agricole).
  • Neige et verglas : la route devient bien plus glissante (ordres de grandeur souvent cités : 4 et 8 fois).
  • Nuit ou visibilité sous 200 m : feux allumés ; ton camion de plus de 2,50 m de large allume aussi ses feux d’encombrement.
  • Brouillard arrière : obligatoire sous 100 m de visibilité (brouillard, neige) et par forte pluie ; sinon interdit.
  • Vent latéral : un camion haut, surtout vide ou bâché, est très exposé ; tu ralentis.

Rafales sur un viaduc, ton camion roule à vide avec sa bâche : que fais-tu ?

Sur la neige, ton adhérence peut être divisée par 4, sur le verglas par 8. Sous la pluie, par 2. Et de nuit, tu ne vois que ce que tes feux éclairent. La route ne prévient pas quand elle se complique : elle attend de voir qui a appris sa leçon.

Avec un camion, chaque chiffre de cette leçon pèse plus lourd : plus de masse à arrêter sur une route glissante, plus de surface exposée au vent, plus de largeur à rendre visible la nuit.

Pluie : pourquoi tu freines deux fois plus long ?

Par temps de pluie, les limitations officielles de vitesse ne changent pas. Et pourtant, tu dois adapter ta vitesse, parce que la chaussée mouillée introduit trois risques bien précis :

  • la perte d’adhérence : deux fois moins d’adhérence, et il te faut une distance de freinage deux fois plus longue pour t’arrêter ;
  • l’aquaplaning, le dérapage version eau, expliqué plus bas ;
  • la visibilité réduite, pour toi comme pour ceux qui te croisent.
Voiture roulant sous une forte pluie d’orage, gerbes d’eau sous les pneus
Chaussée mouillée : deux fois moins d’adhérence, deux fois plus de distance pour t’arrêter.

Une règle de plus joue si ton camion est affecté au transport de marchandises et si sa masse maximale autorisée (MMA) dépasse 7,5 tonnes : dès qu’il y a des précipitations (pluie, neige), sur une autoroute, une route pour automobiles ou une route à au moins quatre bandes, tu ne dépasses plus par la gauche un véhicule attelé, un véhicule à moteur à deux roues ou un véhicule à plus de deux roues. Deux exceptions : un véhicule qui roule sur une bande réservée aux véhicules lents, et un tracteur agricole. Ne pas la respecter est une infraction du 2e degré.

Piège classique. La pluie ne change pas les limitations officielles de vitesse. Mais tu dois quand même ralentir : « je roulais à la vitesse autorisée » n’est pas une excuse sur chaussée mouillée. Une question qui te propose de garder ta vitesse « parce que la limite ne change pas » est fausse.

Neige et verglas : c’est quoi le vrai danger ?

Comme pour la pluie, la neige et le verglas rendent ta conduite plus difficile : tu redoubles de vigilance, tu adaptes ta vitesse et tes gestes. Mais le vrai danger tient en deux ordres de grandeur, souvent cités même s’ils ne sont pas des chiffres du code : la neige rend la route environ 4 fois plus glissante, le verglas 8 fois. Deux à quatre fois pire que la pluie.

Tu peux aussi monter des chaînes antidérapantes sur les pneus de ton véhicule, mais seulement en cas de neige ou de verglas : sur une route simplement mouillée, elles sont interdites.

Voiture équipée de chaînes antidérapantes sur une route enneigée
Les chaînes antidérapantes : permises seulement en cas de neige ou de verglas.

Brouillard : quand as-tu le droit d’allumer tes feux de brouillard ?

Par temps de brouillard, tu peux utiliser tes feux de brouillard avant : ils ne sont jamais obligatoires. Trois situations seulement les autorisent : le brouillard, la chute de neige et la forte pluie. Dès que la visibilité redevient normale, tu les éteins : ils éblouissent les autres conducteurs.

À l’examen. Feux de brouillard avant : jamais obligatoires, autorisés uniquement par brouillard, chute de neige ou forte pluie. Feu de brouillard arrière : obligatoire quand le brouillard ou la neige réduit la visibilité à moins de 100 mètres, ainsi que par forte pluie, sans condition de visibilité. En dehors de ces situations, leur usage est interdit.

Tes feux de brouillard arrière, tu les allumes quand ?

À côté de ces obligations, il existe une règle de prudence, conseillée mais pas obligatoire, pour caler ta vitesse sur ce que tu vois :

  • visibilité inférieure à 50 mètres : ne dépasse pas 50 km/h ;
  • visibilité inférieure à 70 mètres : reste sous 70 km/h.
Voiture vue de face, feux allumés sous la neige et la pluie mêlées
Brouillard, chute de neige, forte pluie : les trois seules situations où les feux de brouillard ont le droit de vivre.

Vent violent : comment garder ta trajectoire ?

Dans une zone exposée à des vents violents, le risque porte un nom : l’écart de direction. Une rafale pousse ton véhicule et dévie ta trajectoire d’un coup. Deux parades :

  • rouler en dessous des limitations de vitesse, pour réduire cet effet d’écart ;
  • bien tenir ton volant à deux mains, pour encaisser les rafales sans dévier.
Camionnette roulant par vent violent, manche à air tendue et arbres courbés
Manche à air tendue : vitesse réduite et deux mains sur le volant.

Un camion est particulièrement exposé : sa grande surface latérale prend le vent comme une voile, surtout à vide ou avec une bâche, quand il est plus léger. Sur un pont, un viaduc ou à la sortie d’un tunnel, tu ralentis franchement par vent fort, et tu laisses plus d’espace aux deux-roues que les rafales déportent.

Piège classique. Garder le contrôle de ton véhicule est une obligation de tous les instants, pas seulement par vent violent. Les deux mains sur le volant sont le moyen de le garder ; par vent fort, elles deviennent vitales.

Conduire de nuit : quels feux, à partir de quand ?

La nuit, ta visibilité fond : tu ne vois que ce que tes feux éclairent, et les autres ne te voient que si tu es allumé. La règle est simple : tu utilises les feux de ton véhicule entre la tombée et le lever du jour, mais aussi en toute circonstance où la visibilité est réduite à moins de 200 mètres. Une grosse averse en plein après-midi compte donc aussi.

Le détail de chaque type de feu et de son emploi vient plus bas, dans cette leçon. Ce qui compte d’abord, c’est le déclencheur : nuit ou visibilité sous 200 mètres, tu allumes.

Aide-mémoire. Plus la visibilité tombe, plus la règle se durcit : sous 200 m, feux du véhicule allumés, même en plein jour ; sous 100 m par brouillard ou neige, feu de brouillard arrière obligatoire ; sous 70 m, pas plus de 70 km/h (conseillé) ; sous 50 m, pas plus de 50 km/h (conseillé).

Pluie, neige, brouillard, vent, nuit : tu connais les chiffres et les réflexes que la route exige quand elle se complique. Reste ce que le code demande pour le bruit et l’environnement.

Tu as le droit de klaxonner quand, exactement ?

Le code de la route belge encadre l’avertisseur sonore pour lutter contre la pollution sonore. La règle de base : les coups de klaxon doivent être aussi brefs que possible. Les situations autorisées sont très limitées :

  • en agglomération : uniquement pour avertir d’un risque d’accident ;
  • hors agglomération : également accepté pour avertir un conducteur que tu veux le dépasser ;
  • la nuit : sauf danger imminent, le klaxon doit être remplacé par des appels de phares.
Voitures qui klaxonnent et font vrombir leur moteur en ville : la pollution sonore visée par le code de la route
Le klaxon n’est pas un moyen d’expression : bref, pour éviter un accident ou, hors agglomération, annoncer un dépassement.
Aide-mémoire. Le klaxon en deux temps : le jour, un coup aussi bref que possible, uniquement pour avertir d’un risque d’accident (et, hors agglomération, pour annoncer un dépassement). La nuit, des appels de phares à la place, sauf danger imminent.

Il fait nuit, tu veux avertir un autre conducteur. Aucun danger imminent. Tu fais quoi ?

Moteur allumé à l’arrêt : qu’est-ce qui est interdit ?

Deuxième cible du code : la pollution par les gaz et par le bruit du moteur. Deux règles à connaître par cœur :

  • il est interdit de faire des coups d’accélérateur répétés quand le véhicule est au point mort ;
  • tu dois veiller à ne pas laisser le moteur en marche au point mort, sauf en cas de nécessité : une longue attente, tu coupes.

Laisser tourner un moteur à l’arrêt émet d’ailleurs vite plus de CO2 que le redémarrage lui-même : couper, c’est gagner.

Camion à l'arrêt moteur allumé qui dégage un épais nuage de fumée en ville
Un moteur qui tourne pour rien, c’est du bruit et des gaz pour tout le monde.
Piège classique. Ne confonds pas les deux règles : les coups d’accélérateur répétés au point mort sont interdits, toujours ; le moteur qui tourne au point mort, tu dois l’éviter sauf nécessité.

C’est quoi, une zone de basses émissions ?

Une zone dont l’accès aux véhicules à moteur est sélectif, pour protéger la qualité de vie : les véhicules les plus polluants y sont limités ou interdits. Les règles (motorisation, norme, dates) varient d’une zone à l’autre : avant d’y entrer avec ton camion, vérifie qu’il y est admis.

Panneaux indiquant le début et la fin d'une zone de basses émissions
Début et fin d’une zone de basses émissions : deux panneaux à reconnaître.

Les zones 30 jouent aussi pour l’environnement : en réduisant la vitesse, elles diminuent les émissions sonores et polluantes. Et à ton niveau, deux leviers font la différence :

  • l’éco-conduite : une conduite souple, sans accélérations ni freinages brusques, réduit les émissions de gaz à effet de serre et fait des économies de carburant ;
  • les systèmes Stop & Start : le moteur se coupe automatiquement à l’arrêt et redémarre dès que tu débrayes. Tous les réflexes qui font baisser la consommation de ton camion vivent dans la leçon suivante, conduite économique.

Quel carburant pollue le moins ?

Ce n’est pas une règle du code, mais un repère technique : les carburants gazeux, le CNG (gaz naturel comprimé) et le LPG (gaz de pétrole liquéfié), émettent en général beaucoup moins de particules fines que le diesel.

Météo pourrie : qu’est-ce que tu changes en premier ?

Ta vitesse. Tout conducteur doit l’adapter aux conditions du moment : la pluie, la neige, le verglas, le brouillard et le vent fort multiplient les risques d’accident. Météo défavorable = tu ralentis, c’est la première réponse à presque toutes les questions de ce chapitre.

Vue depuis l'habitacle d'une voiture roulant sous la pluie et la neige
Pluie, neige, luminosité en berne : ta vitesse s’adapte avant tout le reste.

La luminosité compte aussi : quand la visibilité baisse avec le jour qui décline, ou pendant la nuit, tu réduis ta vitesse. Et rappelle-toi que l’adhérence de tes pneus dépend de leur état, du revêtement de la chaussée et de la météo : quand elle diminue, ta distance de freinage s’allonge et ton véhicule devient plus difficile à manier.

Dès que la visibilité est réduite, tu allumes tes feux de croisement. Le détail de tous les feux arrive plus bas, dans cette leçon.

Voiture roulant feux allumés sous la neige et la pluie mêlées
Mauvais temps : tu t’allumes pour voir, et surtout pour être vu.

C’est quoi l’aquaplaning et comment tu l’évites ?

Définition. L’aquaplaning peut survenir quand on roule trop vite sur une route mouillée : l’eau s’intercale entre la route et les pneus, qui peuvent perdre le contact avec la chaussée. Le véhicule ne répond plus aux commandes de direction et peut déraper.

La pluie attaque sur deux fronts : elle compromet ta visibilité et réduit l’adhérence de ton véhicule. Les bons réflexes sous la pluie :

  • réduis ta vitesse : l’adhérence des pneus diminue sur chaussée mouillée, surtout dans les virages ;
  • augmente ta distance de sécurité : la distance de freinage peut être doublée, voire triplée ;
  • évite les flaques d’eau : elles peuvent cacher des nids-de-poule, et les traverser à grande vitesse peut provoquer de l’aquaplaning ;
  • freine doucement, pour ne pas bloquer les roues et perdre le contrôle ;
  • essuie-glaces en état et désembuage : des vitres claires, tout le trajet ;
  • feux de croisement allumés pour être plus visible, même en plein jour.
Voiture roulant sous une forte pluie à côté d'un panneau de limitation à 90 km/h
La limite affichée n’est pas un objectif : sous la pluie, tu ralentis.
Aide-mémoire. Pluie = distances XXL. Sur chaussée mouillée, ta distance de freinage peut doubler, voire tripler. Augmente d’autant l’écart avec le véhicule qui te précède.
Piège classique. Les premières pluies après une longue période sèche sont les plus dangereuses : les premières minutes de pluie mélangent l’eau avec l’huile et la saleté accumulées sur la chaussée, créant une surface très lisse. C’est là que la route est la plus glissante, pas après des heures d’averse.

Verglas et neige : comment garder le contrôle ?

Le verglas rend la chaussée extrêmement glissante : la moindre manœuvre brusque peut te faire perdre le contrôle. Les réflexes qui comptent :

  • ralentis : adopte une vitesse modérée ;
  • double la distance avec le véhicule devant toi : le temps de freinage est beaucoup plus long ;
  • freinage : avec ABS, freine fermement ; sans ABS, pompe doucement les freins ;
  • feux allumés, pour être vu des autres conducteurs ;
  • méfie-toi du « verglas noir » : presque invisible et particulièrement traître ;
  • dérapage : dirige doucement le volant dans la direction où tu veux aller ;
  • conditions trop mauvaises ? Reporte ton trajet.

Sur la neige, même philosophie, avec quelques gestes en plus :

  • diminue ta vitesse : la neige réduit l’adhérence des pneus ;
  • augmente ta distance de sécurité pour anticiper les freinages ;
  • démarre en douceur : accélère lentement pour éviter le patinage des roues ;
  • freine progressivement pour prévenir les blocages ;
  • lumières allumées, pour toi et pour les autres ;
  • virages : aborde-les lentement, sans mouvement brusque ;
  • les pneus neige améliorent nettement l’adhérence sur route enneigée ;
  • avant de partir : dégage la neige de ton véhicule et assure-toi que les vitres sont bien dégivrées.
Voiture sportive projetant de la neige sur une route enneigée
Sur la neige, toute manœuvre brusque fait perdre l’adhérence : accélération, freinage et volant tout en douceur.

Ton camion dérape sur le verglas. Ton premier réflexe ?

Klaxon bref, moteur coupé, 100 mètres, distances doublées, gestes doux : tu as les réflexes de conduite de ce chapitre.

Reste l’éclairage. Fais le tour de ton camion, feu par feu : à la fin, tu sauras quoi allumer la nuit, sous la pluie ou dans le brouillard, et comment régler tes phares quand ton camion est chargé.

De quelle couleur sont les feux d’un véhicule ?

Le code couleur structure tout le reste. À l’avant, les feux sont blancs ou jaunes, sauf les clignotants, orange. À l’arrière, les feux de position, les feux stop et les feux de brouillard sont rouges ; le feu de marche arrière et l’éclairage de la plaque sont blancs, les clignotants orange. Les feux latéraux, eux, sont orange.

Aide-mémoire. Le code couleur des feux : avant = blanc (ou jaune), arrière = rouge, latéraux = orange. Exceptions : à l’arrière, la marche arrière et la plaque en blanc ; devant comme derrière, les clignotants en orange.
Voiture vue de face avec un médaillon montrant l’arrière du véhicule
Devant, du blanc ou du jaune ; derrière, du rouge.

Quels feux à l’avant, quels feux à l’arrière ?

Ensuite, sache quels feux sont obligatoires et lesquels sont facultatifs : l’examen adore la nuance.

Feu à l’avantStatut
Feux de positionObligatoire
Feux de croisementObligatoire
Feux de routeObligatoire
Feux diurnesObligatoire sur les camions réceptionnés depuis le 7 août 2012
Feux d’encombrementÀ allumer si le véhicule dépasse 2,50 m de large
Feux de stationnementFacultatif, mais interdit au-delà de 6 m de long ou 2 m de large
Feux de brouillard avantFacultatif
Feu à l’arrièreStatut
Feux rouges de positionObligatoire
Feux stopObligatoire : 2 sur un camion (un 3e autorisé)
Feux de brouillard arrière1 ou 2 (un feu unique se place au milieu ou à gauche)
Feux d’encombrementÀ allumer si le véhicule dépasse 2,50 m de large
Feux de stationnementFacultatif, mais interdit au-delà de 6 m de long ou 2 m de large
Feux de marche arrièreNe s’allument qu’avec la marche arrière
Voiture vue de l’arrière avec ses feux rouges
À l’arrière, du rouge, sauf la marche arrière et la plaque (blanc) et les clignotants (orange).

Certains véhicules ont aussi des feux d’angle (en bas, à l’avant, pour éclairer la route) ou des feux spéciaux, comme les feux bleus clignotants des véhicules prioritaires. Les feux de circulation diurne, eux, s’allument automatiquement au démarrage pour te rendre visible de jour. Mais avec eux seuls, tes feux arrière et d’encombrement restent éteints : ils ne remplacent jamais les feux obligatoires la nuit ou par mauvaise visibilité.

Croisement, route, brouillard : quand allumer quoi ?

Les feux de position, les « veilleuses »

Ils signalent la présence et la largeur de ton véhicule. Tu les allumes dès que la nuit commence à tomber ; de jour, par temps de pluie, ils s’allument avec les feux de croisement. Pour rouler la nuit, même sur une chaussée bien éclairée en agglomération, les feux de position seuls ne suffisent pas : il faut les feux de croisement. Seuls, ils signalent ton camion à l’arrêt.

Les feux de croisement

Présents uniquement à l’avant, ils éclairent la route devant toi sans éblouir ceux que tu croises. En Belgique, les feux de croisement (ou les feux de route quand ils sont permis) doivent être allumés :

  • de la tombée au lever du jour ;
  • en journée, dès que la visibilité tombe sous 200 mètres, quelle qu’en soit la cause (brouillard, pluie, neige, forte averse…) ;
  • dans un tunnel, si la visibilité est insuffisante (moins de 200 mètres).

Les feux de route

Eux aussi uniquement à l’avant, ils éclairent la route loin devant toi. À utiliser la nuit, quand la route n’est pas assez éclairée, tant que tu n’éblouis personne. Ils doivent être remplacés par les feux de croisement dans quatre cas :

  • quand la route est éclairée de manière ininterrompue et suffisante (visibilité suffisante à 100 mètres) ;
  • quand il y a un risque d’éblouir les usagers venant en sens inverse ;
  • quand tu suis un véhicule à moins de 50 mètres, sauf pendant un dépassement ;
  • à l’approche d’un véhicule sur rails ou d’un bateau dont le conducteur risque d’être ébloui.

De nuit, route non éclairée, tu suis un camion à 40 mètres. Tes feux ?

Les feux de brouillard

L’arrière d’abord, car son usage est verrouillé par la loi.

Piège classique. Le feu de brouillard arrière s’utilise dans trois situations, pas une de plus : brouillard réduisant la visibilité à moins de 100 m environ, chute de neige sous ces mêmes 100 m, et toujours en cas de forte pluie. En dehors de ces trois cas, interdit : tu éblouis ceux qui te suivent et tu risques une amende.

Les feux de brouillard avant, eux, n’équipent pas tous les véhicules et ne sont jamais obligatoires : tu peux les utiliser uniquement en cas de brouillard, de chute de neige ou de forte pluie. Ils peuvent alors remplacer les feux de croisement ou les feux de route, ou s’allumer en même temps qu’eux.

À l’examen : croisement OU brouillard avant ? Une question piège revient souvent. En mauvaise visibilité (brouillard, neige, forte pluie), le code autorise à remplacer les feux de croisement par les feux de brouillard avant : la bonne réponse à « lesquels dois-tu allumer ? » est donc les feux de croisement OU les feux de brouillard avant. Ne confonds pas avec les feux de brouillard arrière, qui obéissent, eux, à une obligation séparée : brouillard ou neige sous 100 m, et toujours par forte pluie.

Les feux qui travaillent sans toi

Les feux stop, rouges, s’allument dès que tu appuies sur la pédale de frein et préviennent celui qui te suit. Les feux de marche arrière s’activent automatiquement quand tu l’enclenches : ils avertissent l’usager derrière toi et éclairent ta manœuvre la nuit. Quant à la plaque d’immatriculation, son éclairage s’allume avec les feux de position et la rend lisible la nuit.

Définition. Les catadioptres sont des réflecteurs placés à l’arrière des véhicules (et parfois à l’avant et sur les côtés) : ils renvoient la lumière des autres usagers sans aucune activation. Ils rendent ton véhicule visible la nuit et par mauvais temps dès qu’un phare les éclaire, même tous feux éteints. Un camion de plus de 6 mètres (et une remorque de plus de 3 mètres, timon compris) porte au moins un catadioptre orange de chaque côté.
Voiture vue du dessus avec ses faisceaux avant et arrière et les pictos des différents feux
La règle des couleurs : des feux blancs ou jaunes éclairent vers l’avant, des feux rouges signalent l’arrière.
À l’examen. Trois distances du code à connaître : 200 m, le seuil de visibilité qui rend les feux (croisement ou route) obligatoires en journée, quelle qu’en soit la cause ; 100 m, la visibilité sous laquelle le brouillard ou la neige rend le feu de brouillard arrière obligatoire ; 50 m, la distance sous laquelle, derrière un véhicule, tu passes en feux de croisement.

Les feux d’encombrement du camion

Un véhicule de plus de 2,50 m de large utilise, en plus de ses feux habituels, des feux d’encombrement, placés à l’avant, à l’arrière et de chaque côté, ainsi qu’aux saillies latérales extrêmes. Comme les autres feux, ils s’allument entre la tombée et le lever du jour, et dès qu’on ne voit plus distinctement à environ 200 mètres. Ils montrent aux autres usagers le gabarit réel de ton camion.

Clignotants et feux de détresse : comment bien les utiliser ?

Les feux indicateurs de direction, tes clignotants, annoncent aux autres usagers la direction que tu vas prendre. Tu en as à l’avant, à l’arrière et sur les côtés ; sur certains modèles, ils sont intégrés aux rétroviseurs latéraux et clignotent en orange.

Un détail qui tombe à l’examen : si le rappel du clignotant, sur le tableau de bord, clignote plus rapidement que d’habitude, c’est qu’un de tes clignotants est défaillant.

Le témoin de ton clignotant clignote beaucoup plus vite que d’habitude. Ça veut dire quoi ?

Définition. Les feux de détresse, c’est la mise en fonction simultanée de tous les clignotants. Usage limité : signaler une panne ou une charge tombée sur la chaussée (y compris après un accident), le risque d’un accident imminent (par exemple en arrivant sur la fin d’un embouteillage), ou, pour un véhicule de transport scolaire, la montée ou la descente des enfants.
Voiture en panne capot ouvert, signalée par un triangle de danger, dépassée par une autre voiture
Une panne sur la chaussée : le cas d’école des feux de détresse.

Comment vérifier tes feux avant de rouler ?

Avant de prendre la route, un tour du véhicule suffit :

  • les feux avant : les veilleuses (feux de position), les feux de croisement, les feux de route, et les antibrouillards si tu en as ;
  • les clignotants : à l’avant, à l’arrière, à droite et à gauche ;
  • les feux arrière : les feux de position, le feu stop, les feux de brouillard.
Voiture avec des repères pointant les phares, les clignotants et les feux arrière à contrôler
Le tour de contrôle : feux avant, clignotants, feux arrière.

Visibilité réduite : qu’est-ce que la loi t’impose ?

La règle de base : tout conducteur doit régler sa vitesse en fonction de son champ de visibilité, pour ne pas causer d’accident ni gêner les autres usagers. Tu ne vois pas loin ? Tu ralentis.

Et l’examen recycle un repère de prudence, qui n’est pas un chiffre du code.

Piège classique. Repère de prudence, pas une règle du code belge : visibilité inférieure à 50 mètres = pas plus de 50 km/h, même sur autoroute. Beaucoup d’élèves répondent 90 ou 120 par réflexe : pas toi.
Deux voitures roulant sous une forte pluie près d’un signal de limitation à 50 km/h
Tu vois à moins de 50 mètres ? Repère conseillé : pas plus de 50 km/h, partout.

La visibilité insuffisante interdit aussi certaines manœuvres : à l’approche du sommet d’une côte et dans les virages, quand la visibilité est insuffisante, dépasser par la gauche un véhicule attelé ou à plus de deux roues est interdit, sauf si tu peux le faire sans franchir la ligne blanche continue qui sépare les sens. Aux mêmes endroits, quand la visibilité est insuffisante, interdiction aussi de s’arrêter ou de stationner sur la chaussée.

Deux dernières règles : le chargement de ton véhicule ne doit jamais nuire à ta visibilité, ni masquer tes feux, tes catadioptres et ta plaque d’immatriculation. Et quand une charrette à bras ou son chargement ne laisse pas à son conducteur une visibilité suffisante vers l’avant, il doit se placer devant et tirer sa charrette plutôt que la pousser.

Véhicule chargé : comment régler la hauteur de tes phares ?

Un camion très chargé à l’arrière, ou qui roule à vide, et ses feux ne pointent plus au bon endroit. La méthode pour les régler, étape par étape :

  • prépare le véhicule après le chargement ;
  • place l’avant de ton camion à 5 à 10 mètres d’un mur, pour y voir le reflet de tes phares ;
  • repère le bord supérieur de la surface éclairée, pour mesurer la hauteur de tes phares ;
  • calcule : pour une inclinaison de 1 % (la valeur exacte, fixée par le constructeur, est indiquée près des phares ou sur la plaque du constructeur), à 10 mètres du mur, le haut du faisceau doit se situer 10 centimètres sous le bord d’émission de la lumière ;
  • règle tes phares correctement.

Pluie, neige, brouillard, vent, nuit, feux d’encombrement : tu sais adapter la conduite de ton camion quand la route se complique. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis.

Références et méthodologie
  • Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 10.1, 17.2, 30, 31, 33 (Justel, 10/10/2026)
  • Reprise des leçons « Conditions difficiles », « Environnement et météo » et « Éclairage et visibilité » de permis-online.be

Auteur : Wenceslas Dasnois, fondateur de Permis Camion. Leçon écrite et vérifiée selon nos principes éditoriaux et notre méthodologie de vérification.