# Permis Camion > Permis Camion prépare à l’examen théorique du permis camion en Belgique (examen théorique du permis C) : un cours gratuit, leçon par leçon, avec un quiz à la fin de chaque leçon. Le site est édité par Permis Online SRL. Permis Online SRL est une société belge d’apprentissage en ligne du permis de conduire. Le site prépare à examen théorique du permis C (Examen théorique C) : Belgique. Il ne fait pas passer l’examen. Chaque règle de référence porte sa source officielle et sa date de vérification. Langue : fr-BE. Pays : Belgique. Contact : contact@permis.online. Mis à jour le : 2026-11-05. ## L’essentiel - [Permis C gratuit : cours de l’examen théorique en Belgique - Permis Camion](https://permis-camion.be/) : Le cours gratuit de l’examen théorique du permis C et C1 en Belgique : leçons claires, un quiz à chaque leçon, règles vérifiées sur les textes officiels. · [Markdown](https://permis-camion.be/index.md) - [Cours du permis camion gratuit](https://permis-camion.be/cours/) : Le cours de code gratuit, chapitre par chapitre · [Markdown](https://permis-camion.be/cours.md) ## Le cours : 34 leçons ### Chapitre 1 : Le permis camion - [Permis C1, C et CE : ce que chacun permet de conduire](https://permis-camion.be/cours/permis-c1-c-ce-differences/) : C1 jusqu’à 7 500 kg, C au-delà de 3 500 kg sans limite, C+E avec une remorque de plus de 750 kg : ce que chaque permis camion te permet de conduire, et dès quel âge. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/permis-c1-c-ce-differences.md) - [L’examen théorique du permis C](https://permis-camion.be/cours/examen-theorique-permis-c/) : 41 points sur 50 pour réussir, dès 17 ans et 9 mois, la même épreuve pour C1 et C : comment se passe l’examen théorique du permis camion en Belgique. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/examen-theorique-permis-c.md) - [Permis C ou CAP / code 95 : la différence](https://permis-camion.be/cours/permis-c-ou-cap-code-95/) : Le permis C t’autorise à conduire un camion, le CAP (code 95) à en faire ton métier : la différence, la validité de 5 ans et les 35 heures de formation continue. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/permis-c-ou-cap-code-95.md) ### Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion - [Signaux de danger et de priorité](https://permis-camion.be/cours/signaux-danger-priorite-camion/) : Triangles à bord rouge, céder le passage, STOP, priorité de droite : les signaux de danger et de priorité, et comment les anticiper au volant d’un camion lourd. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/signaux-danger-priorite-camion.md) - [Signaux d’interdiction et signaux qui visent les camions](https://permis-camion.be/cours/signaux-interdits-aux-camions/) : Signaux d’interdiction, limites de masse, de longueur, de largeur, de hauteur, interdiction de dépasser : les panneaux ronds qui visent ton camion, et jusqu’où ils valent. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/signaux-interdits-aux-camions.md) - [Signaux d’obligation, d’indication et panneaux additionnels](https://permis-camion.be/cours/signaux-obligation-indication-camion/) : Ronds bleus d’obligation, panneaux d’indication et panneaux additionnels : ce que chacun t’impose ou t’annonce, et les signaux des marchandises dangereuses. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/signaux-obligation-indication-camion.md) - [Priorités, carrefours et ronds-points](https://permis-camion.be/cours/priorites-carrefours-camion/) : Priorité de droite, tram, rond-point, carrefour encombré, virage à droite d’un camion long : les règles de priorité de l’examen théorique du permis C. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/priorites-carrefours-camion.md) - [Feux, agents qualifiés et véhicules prioritaires](https://permis-camion.be/cours/feux-agents-vehicules-prioritaires/) : Agent qualifié, feux rouge et orange, flèches, véhicules prioritaires, couloir de secours, bus qui quitte son arrêt : qui commande au carrefour quand tu conduis un camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/feux-agents-vehicules-prioritaires.md) - [Marquages au sol](https://permis-camion.be/cours/marquages-au-sol-camion/) : Lignes continues et discontinues, marquages orange de chantier, flèches de sélection, hachures et zones avancées pour vélos : lire le marquage au sol avec un camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/marquages-au-sol-camion.md) - [Les vitesses du camion](https://permis-camion.be/cours/vitesses-du-camion/) : 90 km/h au plus sur autoroute, 60 km/h hors agglomération au-delà de 7,5 t sauf sur les grandes routes, 50 ou 30 en ville : les vitesses du camion en Belgique. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/vitesses-du-camion.md) - [Place sur la route et distances entre camions](https://permis-camion.be/cours/distances-et-place-camion/) : 50 m entre camions hors agglomération, 15 m sur les ponts, les deux bandes de droite sur autoroute : la place du camion sur la route et les distances à tenir. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/distances-et-place-camion.md) - [Dépasser et croiser avec un camion](https://permis-camion.be/cours/depasser-croiser-camion/) : Dépasser par la gauche, les cas où l’on dépasse par la droite, pas de dépassement sous la pluie au-delà de 7,5 t, se laisser dépasser : dépasser et croiser en camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/depasser-croiser-camion.md) - [Autoroute, route pour automobiles et tunnels](https://permis-camion.be/cours/autoroute-tunnels-camion/) : 70 km/h au moins, 90 km/h au plus, les deux bandes de droite, bande d’arrêt d’urgence et tunnels : les règles de l’autoroute et des tunnels pour ton camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/autoroute-tunnels-camion.md) - [Arrêt et stationnement des camions](https://permis-camion.be/cours/arret-stationnement-camion/) : Arrêt ou stationnement, 20 m avant un signal, 8 heures au plus en agglomération au-delà de 7,5 t, remorques et véhicules en panne : où ton camion peut s’arrêter. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/arret-stationnement-camion.md) - [Infractions par degré et fautes graves](https://permis-camion.be/cours/infractions-fautes-graves-camion/) : Quatre degrés d’infraction, 0,2 g/l pour un chauffeur de camion, fautes graves à l’examen et échec en Wallonie après deux : ce que l’examen du permis C sanctionne. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/infractions-fautes-graves-camion.md) ### Chapitre 3 : Temps de conduite, de repos et tachygraphe - [Temps de conduite : 9 heures par jour, 56 par semaine, 90 sur deux semaines](https://permis-camion.be/cours/temps-de-conduite-camion/) : Combien d’heures un chauffeur de camion peut-il conduire ? 9 heures par jour, 10 deux fois par semaine, 56 par semaine, 90 sur deux semaines : les règles européennes de l’examen théorique C. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/temps-de-conduite-camion.md) - [Pauses et repos du chauffeur : 45 minutes, 11 heures, 45 heures](https://permis-camion.be/cours/pauses-et-repos-chauffeur/) : Pause de 45 minutes après 4 h 30, repos journalier de 11 heures, repos hebdomadaire de 45 heures : les versions coupées et réduites, et ce que l’examen théorique C demande. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/pauses-et-repos-chauffeur.md) - [Tachygraphe : carte de conducteur, activités et contrôle](https://permis-camion.be/cours/tachygraphe-carte-conducteur/) : Carte de conducteur, quatre activités à enregistrer, 56 jours à présenter au contrôle, carte perdue ou appareil en panne : le tachygraphe pour l’examen théorique du permis C. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/tachygraphe-carte-conducteur.md) ### Chapitre 4 : Masses, dimensions et limiteur de vitesse - [Masses : MMA, charge par essieu et surcharge](https://permis-camion.be/cours/masses-camion-mma-essieux/) : MMA, 19, 26 ou 32 t selon les essieux, 44 t pour un grand ensemble, 12 t par essieu moteur : les masses maximales de ton camion et la surcharge, en Belgique. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/masses-camion-mma-essieux.md) - [Dimensions : longueur, largeur, hauteur](https://permis-camion.be/cours/dimensions-camion-gabarit/) : 2,55 m de large, 4 m de haut, 12 m pour un camion seul, 16,50 m pour un semi, 18,75 m pour un train routier : les dimensions maximales du camion en Belgique. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/dimensions-camion-gabarit.md) - [Limiteur et régulateur de vitesse](https://permis-camion.be/cours/limiteur-regulateur-vitesse/) : Limiteur réglé à 90 km/h pour les camions de plus de 3,5 t, 100 km/h pour les autocars, régulateur de vitesse : ce que fait chaque système et ce qui reste à toi. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/limiteur-regulateur-vitesse.md) ### Chapitre 5 : Chargement et marchandises - [Répartir et arrimer la charge](https://permis-camion.be/cours/repartir-arrimer-chargement/) : 0,8 fois le poids vers l’avant, 0,5 sur les côtés et vers l’arrière, centre de gravité, sangles en bon état : répartir et arrimer la charge de ton camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/repartir-arrimer-chargement.md) - [Charges difficiles, chargement et déchargement](https://permis-camion.be/cours/charges-difficiles-manutention/) : Citernes, charges suspendues, vrac à bâcher, chargement et déchargement en sécurité : conduire un camion dont la charge bouge, pour l’examen théorique du permis C. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/charges-difficiles-manutention.md) - [Documents de transport et responsabilité du chauffeur](https://permis-camion.be/cours/documents-transport-marchandises/) : Lettre de voiture CMR en trois exemplaires, licence de transport, code 95, carte de conducteur, réserves au chargement : les papiers et la responsabilité du chauffeur. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/documents-transport-marchandises.md) ### Chapitre 6 : Le camion : technique et entretien - [Moteur, fluides, circuits et transmission](https://permis-camion.be/cours/moteur-fluides-transmission/) : Diesel à 4 temps, huile, liquide de refroidissement, AdBlue, circuit en 24 volts, embrayage et boîte de vitesses : le fonctionnement du camion pour l’examen du permis C. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/moteur-fluides-transmission.md) - [Lubrification et antigel](https://permis-camion.be/cours/lubrification-antigel/) : Rôles de l’huile, niveau lu moteur arrêté sur un sol plat, témoin de pression d’huile, antigel et gazole d’hiver : protéger le moteur de ton camion de l’usure et du gel. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/lubrification-antigel.md) - [Les pneumatiques du poids lourd](https://permis-camion.be/cours/pneus-poids-lourd/) : 1,6 mm de sculpture au moins, capacité de charge et vitesse, pneus rechapés homologués, pression à froid, roues jumelées : les pneus du poids lourd pour l’examen C. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/pneus-poids-lourd.md) - [Freins et ralentisseurs](https://permis-camion.be/cours/freins-ralentisseurs-camion/) : Frein de service, de secours et de stationnement, freinage de la remorque, air comprimé, frein moteur et ralentisseur dans les descentes : les freins de ton camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/freins-ralentisseurs-camion.md) - [L’attelage](https://permis-camion.be/cours/attelage-camion/) : Accouplement agréé, fermeture automatique au-delà de 3 500 kg, attache secondaire, sellette et timon, gestes d’attelage : relier ton camion à sa remorque en sécurité. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/attelage-camion.md) - [Contrôles, pannes, entretien et changement de roue](https://permis-camion.be/cours/controles-pannes-entretien-camion/) : Tour du camion avant de partir, extincteurs de 2 et 3 kg, niveaux, témoins rouges, changement de roue : les contrôles, les pannes et l’entretien de ton camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/controles-pannes-entretien-camion.md) ### Chapitre 7 : Sécurité et comportement - [Angles morts et usagers vulnérables](https://permis-camion.be/cours/angles-morts-usagers-vulnerables/) : Angles morts devant, à droite et derrière, rétroviseurs supplémentaires, cyclistes à 1 m ou 1,5 m, piétons engagés : protéger les usagers vulnérables autour du camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/angles-morts-usagers-vulnerables.md) - [Fatigue, alcool, drogues et médicaments](https://permis-camion.be/cours/fatigue-alcool-chauffeur/) : 0,2 g/l pour un chauffeur de camion, zéro drogue, 12 heures sans conduire si le seuil est atteint, médicaments et fatigue : rester apte à conduire ton camion. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/fatigue-alcool-chauffeur.md) - [Météo, conditions difficiles et éclairage](https://permis-camion.be/cours/meteo-visibilite-camion/) : Pluie, neige, verglas, brouillard, nuit : distances doublées, pas de dépassement sous la pluie au-delà de 7,5 t, feux à allumer : conduire un camion par mauvais temps. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/meteo-visibilite-camion.md) - [Accident, premiers secours et conduite économique](https://permis-camion.be/cours/accident-secours-eco-conduite/) : Triangle à 30 m ou 100 m sur autoroute, veste, extincteurs, premiers secours et conduite économique : les bons gestes du chauffeur de camion en panne ou après un accident. · [Markdown](https://permis-camion.be/cours/accident-secours-eco-conduite.md) ## Règles et démarches (faits vérifiés) Règles officielles Belgique, chacune avec sa source officielle et sa date de vérification. [Informations de référence](https://permis-camion.be/brand-facts/) · [Markdown](https://permis-camion.be/brand-facts.md) · [JSON](https://permis-camion.be/.well-known/brand-facts.json) ## Qui fait Permis Camion, et comment c’est vérifié Auteur : Wenceslas Dasnois, fondateur de Permis Camion. Il conçoit et dirige le site : il décide de ce qu’il enseigne, choisit les textes officiels qui servent de source et fixe la méthode de vérification. Les leçons, les quiz et les articles sont conçus et écrits sous sa direction, avec l’appui d’outils d’intelligence artificielle pour la rédaction et la vérification, selon cette méthode. - [Écrire à l’équipe : question, erreur, compte](https://permis-camion.be/contact/) : Une question sur une leçon du permis C, une erreur dans le cours, un souci de compte ? Écris à Permis Camion : réponse par e-mail sous 48 heures ouvrables. · [Markdown](https://permis-camion.be/contact.md) - [Mentions légales : éditeur, hébergeur et contact](https://permis-camion.be/mentions-legales/) : Qui édite Permis Camion ? Permis Online SRL, société belge : siège, numéro d’entreprise, TVA, contact, responsable de la publication et hébergeur du site. · [Markdown](https://permis-camion.be/mentions-legales.md) - [Politique de confidentialité : tes données](https://permis-camion.be/politique-de-confidentialite/) : Ce que Permis Camion fait de tes données : cours sans compte, compte gratuit facultatif, messages, journaux du serveur. Durées, prestataires et tes droits. · [Markdown](https://permis-camion.be/politique-de-confidentialite.md) ## Permis Camion et ses autres pages - [Cookies : ce que le site garde dans ton navigateur](https://permis-camion.be/cookies/) : Les cookies et le stockage du navigateur utilisés par Permis Camion : à quoi ils servent, combien de temps ils restent, et comment changer ton choix. · [Markdown](https://permis-camion.be/cookies.md) ## API publique, serveur MCP et fichiers Règles sourcées, méthode, offres, équipe, leçons, articles et pages, en lecture seule, sans clé. - [Données et intégrations](https://permis-camion.be/donnees/) : Les données publiques de Permis Camion pour les programmes et les assistants d’IA : API en lecture seule, serveur MCP, fichiers pour les IA, réutilisation. - [L’API publique de Permis Camion](https://permis-camion.be/donnees/api/) : Documentation de l’API publique de Permis Camion : recherche, fiches, sources, dates de vérification, pagination, limites et exemples prêts à copier. - [Le serveur MCP de Permis Camion](https://permis-camion.be/donnees/mcp/) : Connecte un assistant d’IA compatible aux fiches publiques de Permis Camion : outils search et fetch, versions du protocole, en-têtes et exemple complet. - [Permis Camion : informations de référence](https://permis-camion.be/brand-facts/) : Qui édite Permis Camion, ce que propose le site, et les règles officielles de l’examen théorique du permis camion, chacune avec sa source et sa date de vérification. - [Sources et références](https://permis-camion.be/sources/) : Les textes officiels qui fondent Permis Camion, les sources citées dans ses pages et la bibliographie de ses leçons, avec les pages qui les citent. - OpenAPI : https://permis-camion.be/api/v1/openapi.json - Recherche JSON : https://permis-camion.be/api/v1/facts - MCP : https://permis-camion.be/mcp (Streamable HTTP, POST, protocoles 2026-07-28 et 2025-11-25, outils search et fetch) - [Texte intégral](https://permis-camion.be/llms-full.txt) · [Sources](https://permis-camion.be/sources.txt) · [Graphe](https://permis-camion.be/.well-known/schema.json) · [Politique IA](https://permis-camion.be/.well-known/ai.json) · [Offres](https://permis-camion.be/.well-known/offers.json) · [Plan du site](https://permis-camion.be/sitemap.xml) --- # Texte intégral des contenus publics ## Permis C gratuit : cours de l’examen théorique en Belgique - Permis Camion Adresse : https://permis-camion.be/ Modifié le : 2026-11-03 L’examen théorique du permis C, gratuit, leçon par leçon. Des leçons claires sur ce qui est propre au camion, et un quiz corrigé à chaque leçon. Le même cours vaut pour le C et le C1. Gratuit, sans compte Règles vérifiées sur les textes officiels Un quiz à chaque leçon Ta première leçon Permis C1, C et CE : ce que chacun permet de conduire Gratuit · chapitre 1 · 4 min · cours et quiz L’examen L’examen théorique du permis C en trois chiffres 50 questions à l’examen théorique. 41 points sur 50 au moins pour réussir. 17 ans et 9 mois l’âge à partir duquel tu peux le passer. Le C1 et le C ont le même examen théorique. Pour le C+E, il n’y en a pas : le titulaire du permis C en est dispensé. Tout le détail est dans la leçon L’examen théorique du permis C. Le cours Le programme du cours Chaque leçon explique une règle propre au camion, avec sa source officielle, puis te teste avec son quiz. Le sommaire complet est sur la page du cours. Chapitre 1 · 3 leçons · 12 min de lecture Le permis camion Permis C1, C et CE : ce que chacun permet de conduire L’examen théorique du permis C Permis C ou CAP / code 95 : la différence Chapitre 2 · 12 leçons · ~2 h 31 de lecture Le code de la route au volant d’un camion Signaux de danger et de priorité Signaux d’interdiction et signaux qui visent les camions Signaux d’obligation, d’indication et panneaux additionnels Priorités, carrefours et ronds-points Feux, agents qualifiés et véhicules prioritaires Marquages au sol Les vitesses du camion Place sur la route et distances entre camions Dépasser et croiser avec un camion Autoroute, route pour automobiles et tunnels Arrêt et stationnement des camions Infractions par degré et fautes graves Chapitre 3 · 3 leçons · 14 min de lecture Temps de conduite, de repos et tachygraphe Temps de conduite : 9 heures par jour, 56 par semaine, 90 sur deux semaines Pauses et repos du chauffeur : 45 minutes, 11 heures, 45 heures Tachygraphe : carte de conducteur, activités et contrôle Chapitre 4 · 3 leçons · 14 min de lecture Masses, dimensions et limiteur de vitesse Masses : MMA, charge par essieu et surcharge Dimensions : longueur, largeur, hauteur Limiteur et régulateur de vitesse Chapitre 5 · 3 leçons · 16 min de lecture Chargement et marchandises Répartir et arrimer la charge Charges difficiles, chargement et déchargement Documents de transport et responsabilité du chauffeur Chapitre 6 · 6 leçons · 37 min de lecture Le camion : technique et entretien Moteur, fluides, circuits et transmission Lubrification et antigel Les pneumatiques du poids lourd Freins et ralentisseurs L’attelage Contrôles, pannes, entretien et changement de roue Chapitre 7 · 4 leçons · 59 min de lecture Sécurité et comportement Angles morts et usagers vulnérables Fatigue, alcool, drogues et médicaments Météo, conditions difficiles et éclairage Accident, premiers secours et conduite économique Questions fréquentes Tes questions sur l’examen et sur le cours Le cours de Permis Camion est-il gratuit ? Oui. Les leçons et leurs quiz sont gratuits et s’ouvrent sans compte. Combien de questions compte l’examen théorique du permis C ? 50 questions. Il faut au moins 41 points sur 50 pour réussir. À quel âge peut-on passer l’examen théorique du permis C ? Dès 17 ans et 9 mois, soit trois mois avant tes 18 ans. Le C1 et le C ont-ils le même examen théorique ? Oui. La matière de l’examen théorique est la même pour les catégories C1 et C. Le titulaire du permis C1 est dispensé de l’examen théorique pour le permis C. Faut-il un examen théorique pour le permis CE ? Non. Le titulaire du permis C est dispensé de l’examen théorique pour le permis C+E. Permis Camion fait-il passer l’examen ? Non. Permis Camion est un site privé de préparation. L’examen officiel se passe dans un centre d’examen agréé. Prêt à commencer ? La première leçon te montre ce que le C1, le C et le CE te permettent de conduire. Sources Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire (Justel) : annexe 4 (matière commune au C1 et au C, cotation sur 50 points, 41 pour réussir), article 28 (dispenses d’examen théorique), article 32 et article 6 (âge de 17 ans et 9 mois). Brochure GOCA « Catégories C et C1 », Région de Bruxelles-Capitale, édition du 16 novembre 2022 : 50 questions à choix multiples. Crédits des images. Modèles officiels des signaux routiers belges (AR du 1er décembre 1975). Sources : - [Brochure GOCA « Catégories C et C1 », Région de Bruxelles-Capitale](https://www.autocontrole.be/sites/default/files/Doc%20C-C1.FR_.TH-PR.pdf) - [Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire](https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/arrete/1998/03/23/1998014078/justel) ## Permis C1, C et CE : ce que chacun permet de conduire Adresse : https://permis-camion.be/cours/permis-c1-c-ce-differences/ Chapitre 1 : Le permis camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes C1 : de plus de 3 500 kg à 7 500 kg de masse maximale autorisée (MMA), 8 passagers au plus, remorque de 750 kg de MMA au plus. C : plus de 3 500 kg de MMA, sans limite haute, 8 passagers au plus, remorque de 750 kg de MMA au plus. C+E : un camion de catégorie C avec une remorque ou semi-remorque de plus de 750 kg de MMA. Âge : 18 ans pour C1 ; 21 ans pour C, ou 18 ans avec le certificat de qualification initiale. Avec le permis C, pas de nouvel examen théorique pour le C+E. Tu as 19 ans et tu réussis l’examen pratique sur un camion C : quel permis reçois-tu ? Le « permis camion » est en réalité une famille de catégories. C1, C, C1+E et C+E ne permettent pas de conduire les mêmes véhicules, et ne s’obtiennent pas au même âge. Savoir laquelle te concerne évite de préparer le mauvais examen. Bonne nouvelle : pour l’examen théorique, C1 et C, c’est la même matière et la même épreuve. Que permet de conduire chaque catégorie ? Toutes les masses de ce tableau sont des masses maximales autorisées (MMA) : c’est la MMA qui compte, pas le poids réel du jour. Catégorie | Véhicules | C1 | Véhicules de plus de 3 500 kg sans dépasser 7 500 kg de masse maximale autorisée, conçus pour 8 passagers au plus en plus du conducteur ; remorque de 750 kg au plus | C1+E | Un véhicule C1 avec une remorque ou semi-remorque de plus de 750 kg, ou un véhicule B avec une remorque ou semi-remorque de plus de 3 500 kg ; l’ensemble ne dépasse pas 12 000 kg | C | Véhicules de plus de 3 500 kg, conçus pour 8 passagers au plus en plus du conducteur ; remorque de 750 kg au plus | C+E | Un véhicule C avec une remorque ou semi-remorque de plus de 750 kg | Les véhicules conçus pour transporter plus de 8 passagers en plus du conducteur relèvent des catégories D1 et D (bus et autocars), qui ont leur propre examen. Bon à savoir : le permis C vaut aussi pour les catégories B et C1, et le permis C+E vaut aussi pour C1+E et B+E. Un camion de 12 tonnes de masse maximale autorisée, sans remorque. Quelle catégorie ? À quel âge peut-on avoir le permis C1 ou C ? Définition. L’âge minimal est de 18 ans pour les catégories C1 et C1+E, et de 21 ans pour les catégories C et C+E. Le permis C et C+E est possible dès 18 ans pour qui a le certificat de qualification initiale. Un candidat de moins de 21 ans qui passe l’examen pratique sur un camion de catégorie C, sans certificat de qualification initiale, reçoit un permis valable seulement pour la catégorie C1. À 21 ans, il peut obtenir le permis C sans nouvel apprentissage ni nouvel examen. L’examen théorique, lui, peut se passer à partir de 17 ans et 9 mois, trois mois avant l’âge de 18 ans, et dès 17 ans pour les élèves de la formation « conducteurs poids lourds » de l’enseignement secondaire professionnel. Piège classique. Avoir 18 ans ne suffit pas pour le permis C. Sans certificat de qualification initiale, il faut 21 ans ; avant, l’examen pratique sur un camion C donne seulement le C1. Faut-il repasser l’examen théorique pour C+E ? Non. Le titulaire d’un permis C est dispensé de l’examen théorique pour obtenir le C+E. De même, le titulaire d’un permis C1 est dispensé de l’examen théorique pour le C, et le titulaire du C1 pour le C1+E. Pour apprendre à conduire un camion C1 ou C sous permis provisoire, il faut déjà avoir le permis B, et avoir réussi l’examen théorique depuis moins de trois ans, sauf dispense. Pour apprendre avec une remorque, il faut déjà le permis du camion qui la tire : le C pour le C+E, le C1 pour le C1+E. À l’examen. L’examen théorique est commun à C1 et C. Le C+E se passe sans nouvel examen théorique, à condition d’avoir déjà le C. Tu as le permis C et tu veux conduire un tracteur avec semi-remorque (C+E). Dois-tu repasser l’examen théorique ? C1 jusqu’à 7,5 tonnes, C pour tout camion de plus de 3,5 tonnes, +E avec une grosse remorque : tu sais quelle catégorie tu vises et à quel âge. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire (Justel, mise à jour au 06/07/2026), articles 2, 6, 18, 19 et 28 ## L’examen théorique du permis C Adresse : https://permis-camion.be/cours/examen-theorique-permis-c/ Chapitre 1 : Le permis camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes 41 points sur 50 pour réussir, dans les trois Régions ; à Bruxelles, 50 questions à choix multiple. La même épreuve pour les permis C1 et C. Dès 17 ans et 9 mois. La matière : le code de la route commun à tous les permis, plus 17 matières propres au camion. Ton permis provisoire doit être délivré moins de 3 ans après ta réussite, et l’examen pratique passé dans ce même délai. À Bruxelles, tu choisis l’ordre des questions : une liberté qui change ta façon de gérer le temps. L’examen théorique du permis camion ressemble à celui de la voiture, mais il pose d’autres questions. Le barème est le même, 41 points sur 50 pour réussir, et une bonne partie de la matière est propre au poids lourd : temps de conduite, tachygraphe, chargement, masses, technique. Voici comment se passe l’épreuve, ce qu’elle demande et ce qu’il faut pour s’y présenter. Comment l’examen est-il noté ? Définition. L’examen théorique des catégories C1 et C est noté sur 50 points ; il faut au moins 41 points pour réussir. Il se passe sous forme audiovisuelle, sur écran. En Région de Bruxelles-Capitale, la brochure officielle des centres d’examen précise le déroulement : 50 questions à choix multiple, 50 minutes au plus, 2 ou 3 réponses proposées dont une seule est bonne, à ton rythme, et dans l’ordre que tu veux. Les fautes graves dépendent de la Région. En Wallonie, l’arrêté royal prévoit pour le permis C, comme pour le B, qu’on échoue en donnant au moins deux fausses réponses aux questions sur les infractions du troisième ou du quatrième degré ou sur un dépassement de la vitesse maximale. En Flandre, cette phrase est écrite juste sous la catégorie B ; à Bruxelles, elle ne figure pas dans le texte pour le permis C. Pour être tranquille, prépare-toi comme si deux fautes graves te faisaient échouer partout. À l’examen. 41 sur 50, c’est 9 erreurs au plus. En Wallonie, deux erreurs sur les fautes graves (infractions graves ou excès de vitesse) suffisent pour échouer, quel que soit le score : traite ces questions avec un soin particulier. Combien de points faut-il pour réussir l’examen théorique du permis C ? Sur quelles matières porte l’examen ? L’examen reprend d’abord les matières communes à tous les permis : le code de la route, les infractions par degré, la vigilance, les distances et le freinage, les types de routes, les usagers vulnérables, les documents, l’accident, les tunnels, la sécurité du véhicule et l’environnement. S’y ajoutent les matières propres aux catégories C1 et C : les temps de conduite et de repos et l’utilisation du tachygraphe ; le transport de marchandises, ses documents nationaux et internationaux, et la responsabilité du chauffeur pour la marchandise ; les masses, les dimensions et les limiteurs de vitesse ; le chargement : arrimage, charges difficiles, chargement et déchargement ; la visibilité réduite par le véhicule ; la technique : moteur, fluides, transmission, lubrification et antigel, pneus, freins, attelage, recherche de pannes, entretien, changement de roue ; l’accident et les premiers secours ; l’usage responsable du régulateur de vitesse. Aide-mémoire. Tout ce que demande l’examen voiture, plus le métier du camion : temps de conduite, tachygraphe, chargement, masses et dimensions, technique du véhicule. Qui peut se présenter, et que se passe-t-il après ? L’examen théorique des catégories C et C1 peut se passer dès 17 ans et 9 mois (dès 17 ans pour les élèves de la formation « conducteurs poids lourds » de l’enseignement secondaire professionnel). Prévois d’avoir ton permis B : l’arrêté royal l’exige pour obtenir le permis provisoire et apprendre à conduire le camion, et la Région de Bruxelles-Capitale indique qu’il faut un permis B pour se présenter aux examens du permis C. Tu peux te préparer seul ou dans une école de conduite agréée, qui donne au moins 6 heures de théorie pour ces catégories. En cas d’échec, la brochure officielle de Bruxelles précise qu’on ne peut pas se représenter le même jour. Une fois réussi, l’examen théorique compte pendant 3 ans : ton permis provisoire doit être délivré moins de 3 ans après ta réussite, et tu dois aussi te présenter à l’examen pratique avant la fin de ces 3 ans, sauf dispense. En Wallonie, l’examen pratique demande un examen théorique réussi en Région wallonne. Un examen médical est aussi exigé pour le permis C ou C1. Tu as réussi l’examen théorique C. Combien de temps reste-t-il valable pour obtenir le permis provisoire ? 50 questions, 41 points, la matière voiture plus le métier du camion, et 3 ans pour enchaîner : tu sais à quoi t’attendre. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire (Justel, mise à jour au 06/07/2026), articles 6, 14, 31, 32 et annexe 4 ## Permis C ou CAP / code 95 : la différence Adresse : https://permis-camion.be/cours/permis-c-ou-cap-code-95/ Chapitre 1 : Le permis camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Le permis C te donne le droit de conduire un camion. Le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) te donne le droit d’en faire ton métier. La preuve du CAP, c’est le code 95 inscrit sur ton permis, avec sa date d’échéance. Le CAP vaut 5 ans ; on le prolonge avec 35 heures de formation continue. Ce site prépare l’examen théorique du permis C, pas l’examen du CAP. Tu as ton permis C, sans code 95. Peux-tu livrer des marchandises pour une entreprise de transport ? Le permis et le CAP sont deux choses différentes. Le permis C prouve que tu sais conduire un camion en sécurité. Le CAP prouve que tu as la formation pour transporter des marchandises comme chauffeur professionnel. Beaucoup de candidats les confondent, et se préparent au mauvais examen. Quand faut-il le CAP en plus du permis ? Dès que tu conduis un camion sur la voie publique pour transporter des marchandises dans le cadre de ton travail, il te faut le certificat d’aptitude professionnelle C, en plus du permis C ou C1, sauf dispense (voir plus bas). On l’obtient en réussissant un examen de qualification initiale, avec sa propre partie théorique et sa partie pratique. Il existe aussi un examen combiné, qui réunit l’examen du permis et celui de la qualification initiale. Définition. Le code 95 est le code de l’Union européenne qui prouve l’aptitude professionnelle. Il est inscrit sur le permis de conduire, derrière la catégorie concernée, suivi de la date d’échéance du certificat. Tu as ton permis C, sans code 95. Une entreprise de transport te propose de livrer ses clients. Peux-tu accepter ? Qui n’a pas besoin du CAP ? Certains conducteurs de camion sont dispensés, parce que conduire n’est pas leur métier ou parce que le transport n’est pas commercial. Parmi eux : le transport non commercial de marchandises, par exemple un camion utilisé pour ton propre déménagement ; le transport du matériel ou des machines dont tu as besoin pour ton travail, si conduire n’est pas ton activité principale, comme un artisan qui emmène son outillage sur un chantier ; les véhicules dont la vitesse maximale autorisée ne dépasse pas 45 km/h ; les véhicules de l’armée, de la protection civile, des pompiers et des forces de l’ordre, pour leurs missions ; les candidats qui passent l’examen pratique ou qui apprennent à conduire pour s’y préparer (en Flandre, seulement hors transport commercial) ; en Flandre, le titulaire d’un permis provisoire professionnel C, pendant un an au plus. Piège classique. « Je ne roule que pour mon patron, ce n’est pas du transport. » Si ton travail, c’est de conduire le camion et de livrer, tu fais du transport de marchandises : le CAP est exigé. Quel lien entre le CAP et l’âge du permis C ? Le CAP C peut s’obtenir dès 18 ans. Mais ce qui ouvre la porte au permis C avant 21 ans, c’est le certificat de qualification initiale : avec lui, le permis C et C+E est possible dès 18 ans. Sans lui, il faut attendre 21 ans, et avant cet âge l’examen pratique sur un camion C ne donne que le C1. Les chauffeurs dont le permis C a été délivré au plus tard le 9 septembre 2009 sont dispensés de la qualification initiale. Ils doivent quand même suivre la formation continue (35 heures) pour obtenir puis garder leur code 95. Combien de temps le CAP reste-t-il valable ? Le certificat d’aptitude professionnelle vaut cinq ans. Pour le prolonger de cinq ans, le chauffeur doit prouver 35 heures de formation continue : chaque module d’au moins 7 heures rapporte 7 points, et il faut 35 points. Les points de modules suivis il y a plus de cinq ans ne comptent plus. À l’examen. L’examen théorique du permis C porte sur la conduite du camion : catégories, code de la route, temps de conduite et de repos, masses, dimensions, chargement, technique et sécurité. Retiens surtout que le CAP est distinct du permis, qu’il se prouve par le code 95, et que le certificat de qualification initiale permet le permis C dès 18 ans. Ton code 95 arrive à échéance. Que dois-tu avoir fait pour le prolonger de cinq ans ? Mémo. Permis C = conduire. CAP = en faire ton métier. Code 95 = la preuve, sur le permis. 5 ans de validité, 35 heures pour prolonger. Les règles du CAP viennent d’une directive européenne (2022/2561), appliquée par chaque Région ; les détails de l’examen de qualification initiale se demandent à ton école de conduite ou à ton centre de formation. Ici, on prépare l’examen théorique du permis C : le sprint de révision ci-dessous te remet la différence en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 4 mai 2007 relatif au permis de conduire, à l'aptitude professionnelle et à la formation continue des conducteurs des catégories C1 à D+E (Justel, mise à jour au 30/12/2024), articles 3, 4, 6, 7, 8, 10 et 13 Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire (Justel, mise à jour au 06/07/2026), article 18 ## Signaux de danger et de priorité Adresse : https://permis-camion.be/cours/signaux-danger-priorite-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Triangle à bord rouge = danger en général (quelques triangles sont des signaux de priorité), environ 150 m plus loin (sauf les croix de Saint-André A45 et A47, au passage à niveau même). Ta réaction : ralentir et adapter ta conduite ; avec un camion lourd, encore plus tôt. Céder le passage = ralentir et être prêt à t’arrêter ; STOP = arrêt complet, même si tout est dégagé. Rond-point : celui qui y est déjà passe ; triangle à croix noire : priorité de droite. Feux éteints ou orange clignotant : le signal de priorité placé au carrefour s’applique. Descente dangereuse annoncée, camion chargé, pluie : à quel moment commences-tu à ralentir ? 150 mètres. C’est l’avance que la route te donne. Un triangle à bord rouge surgit sur le bas-côté, et environ 150 mètres plus loin, un virage serré, une chaussée glissante ou une intersection compliquée t’attend. Ceux qui savent lire ces triangles ne sont jamais pris de court : ni sur la route, ni devant une question d’examen. Au volant d’un camion, ces 150 mètres comptent double : un véhicule lourd met plus de temps à ralentir. À quoi ressemble un signal de danger ? Définition. Un signal de danger est un panneau triangulaire à bord rouge sur fond blanc qui annonce un danger potentiel sur la route, environ 150 m plus loin. Exception de forme et de distance : les croix de Saint-André annonçant un passage à niveau à voie unique (A45) ou à plusieurs voies (A47), placées à proximité immédiate du passage. Tu les as déjà croisés des centaines de fois sans forcément les décoder : un triangle, un bord rouge, un fond blanc, un pictogramme au centre. Chaque pictogramme annonce un problème précis qui arrive : un virage dangereux, une intersection compliquée, une route glissante. Le message est toujours le même : sois prudent, quelque chose t’attend un peu plus loin. Côté placement, ces signaux sont généralement placés à droite de la route, sauf si la configuration des lieux ne le permet pas. Aide-mémoire. Le trio à retenir : triangle + bord rouge = danger (sauf quelques triangles de priorité, vus plus bas) ; environ 150 m avant l’endroit dangereux (sauf les croix de Saint-André A45 et A47) ; placé à droite en général. À quelle distance du danger le panneau est-il placé ? Retiens le chiffre une bonne fois pour toutes : le signal de danger est placé à environ 150 mètres avant l’endroit dangereux. Les croix de Saint-André (A45 et A47) des passages à niveau font exception : elles sont placées au passage même (on les voit à la fin de la leçon). Et si, exceptionnellement, un autre triangle est placé plus près ou plus loin, un panneau additionnel indique la distance. Les triangles de passage à niveau, eux, suivent la règle des 150 m. Le mot « environ » a son importance : la distance est approximative, pas mesurée au mètre près. Ces 150 mètres, c’est la marge que la route te donne pour ralentir avant d’arriver sur le problème. Vite : un triangle à bord rouge annonce un danger. Il se trouve en général à quelle distance ? Comment je dois réagir quand j’en vois un ? Prenons l’exemple le plus classique : le virage dangereux à gauche. Ce signal t’indique qu’un virage dangereux à gauche va suivre dans approximativement 150 mètres. Ta réaction : ralentir et adopter une conduite prudente pour prévenir tout accident. Le virage dangereux à gauche : annoncé environ 150 m avant, à toi de ralentir. Ralentir, oui, mais de combien ? Ça dépend de tout ce qui t’entoure. Tu adaptes ta vitesse : aux conditions météo : pluie, neige, brouillard ; à la luminosité : nuit, aurores, soirée ; à l’état de la route : dénivellations, mauvais état du carrossable, substances sur la chaussée. La règle d’or : plus les risques sont nombreux, plus tu diminues ta vitesse et plus tu augmentes ton attention. Et garde un œil sur les autres usagers : voitures, camions, piétons et cyclistes constituent autant de risques supplémentaires. À l’examen. Les questions sur un signal de danger tournent le plus souvent autour des mêmes angles : sa signification, la distance (environ 150 m) et la réaction attendue (ralentir, adapter la vitesse aux conditions). Si tu sais répondre à ces trois questions pour chaque triangle, tu es paré. Virages, pentes et surprises de la chaussée Premier groupe de triangles : ceux qui parlent de la route elle-même, de son tracé et de son revêtement. Au programme : Virage dangereux à droite ou à gauche ; Double virage ou succession de plus de deux virages, dont le premier est à gauche ou à droite ; Descente dangereuse et montée à forte inclinaison ; Rétrécissement de la chaussée ; Pont mobile et débouché sur un quai ou une berge ; Cassis ou dos d’âne et dispositif(s) surélevé(s) ; Chaussée glissante, projection de gravillons, chutes de pierres. Virage dangereux à droite : attention et conduite adaptée. Double virage ou succession de plus de deux virages, dont le premier est à gauche. Piège classique. Double virage : c’est le premier virage dessiné qui compte. Deux panneaux quasi identiques existent : l’un annonce que le premier virage est à gauche, l’autre à droite. Vérifie toujours le sens du premier virage avant de répondre. Descente dangereuse : un classique des questions de réaction. Chaussée glissante : encore plus sérieux sous la pluie ou la neige. Descente dangereuse + pluie battante. Tu fais quoi ? Piétons, enfants, animaux, travaux : qui peut surgir ? Deuxième groupe : les triangles qui annoncent que quelqu’un, ou quelque chose, peut surgir sur ta trajectoire : Passage pour piétons ; Endroit fréquenté par des enfants ; Passage pour bicyclettes et cyclomoteurs à deux roues, ou endroit où ils débouchent d’une piste cyclable sur la chaussée ; Traversée de gros gibier et traversée de bétail ; Travaux ; Signaux lumineux de circulation ; Survol d’avions à basse altitude et vent latéral ; Circulation dans les deux sens après une section à sens unique. Annonce d’un passage pour piétons : le triangle prévient, le panneau bleu F49 marque le passage lui-même. Endroit fréquenté par des enfants : ralentis et redouble d’attention. Traversée de gros gibier : un animal peut débouler à tout moment. Travaux : ralentis et adapte ta conduite. Circulation dans les deux sens : la fin du sens unique, on peut désormais arriver en face. Face à chacun de ces panneaux, même logique que pour le virage : tu ralentis, tu observes, et tu te tiens prêt à réagir à ce que le pictogramme annonce. Passages à niveau : les triangles qui changent de forme Les passages à niveau comptent deux familles de panneaux. Les triangles (A41 avec barrières, A43 sans barrières) suivent la règle générale : environ 150 mètres avant le passage. Seules les croix de Saint-André (A45 voie unique, A47 plusieurs voies) cumulent les deux exceptions : elles abandonnent le triangle et sont placées au passage à niveau même, ou à proximité immédiate. En version triangle classique, tu trouves le passage à niveau avec barrières et le passage à niveau sans barrières. Passage à niveau avec barrières : la barrière à claire-voie dans le triangle. Passage à niveau sans barrières : la locomotive dans le triangle. Rien ne s’abaissera pour t’arrêter. Puis viennent les deux exceptions de forme : le passage à niveau à voie unique et le passage à niveau à deux ou plusieurs voies. Là, plus de triangle du tout : la silhouette du panneau change complètement. Voie unique : la croix de Saint-André remplace le triangle. Deux ou plusieurs voies : la croix se dédouble. Un train peut en cacher un autre. Tous les signaux de danger sont triangulaires ? Dernière paire à connaître : à gauche sur l’image ci-dessous, le signal de croisement de la chaussée par une ou plusieurs voies ferrées établies sur la chaussée ; à droite, le signal de danger non défini par un symbole spécial, accompagné d’un panneau additionnel qui indique la nature du danger. À gauche : voies ferrées sur la chaussée. À droite : danger non défini, précisé par un panneau additionnel placé dessous. Piège classique. Le triangle avec un point d’exclamation annonce un danger non défini par un symbole spécial : aucun pictogramme ne décrit le danger, c’est le panneau additionnel placé en dessous qui te dit de quoi il s’agit. Tu sais maintenant lire tous les triangles de la route. Reste à savoir qui passe en premier quand plusieurs conducteurs arrivent au même endroit : ce sont les signaux de priorité. Deuxième famille : c’est ton tour, ou tu laisses passer. Toute la famille des signaux de priorité tient dans cette question. Et l’examen théorique adore te la poser dans ses versions piégées : un STOP devant un carrefour désert, une entrée de rond-point, un feu en panne. Dans quelques minutes, tu répondras à ces trois situations sans hésiter. C’est quoi, un signal de priorité ? Définition. Un signal de priorité établit l’ordre de priorité des conducteurs sur la voie publique : il te dit si tu passes ou si tu laisses passer. Ces signaux sont placés à droite, mais peuvent être répétés à gauche. Tu les as déjà croisés partout : des formes et des couleurs variées, des symboles spécifiques, mais toujours le même message. Avant une intersection, un rond-point ou un croisement où tu pourrais te retrouver face à d’autres usagers, ils tranchent à ta place : « c’est ton tour » ou « laisse passer ». Retiens surtout ceci : ces panneaux ne suggèrent rien, ils dictent des règles strictes. Un STOP t’impose de t’arrêter complètement, quelles que soient les conditions de circulation. Leur mission : prévenir les confusions et réduire les risques d’accident en fixant clairement qui passe en premier. Céder le passage : le triangle à l’envers qui commande C’est un signal de priorité très fréquent sur nos routes. Il est placé à droite, à proximité immédiate de l’endroit où tu dois céder le passage aux autres usagers. Dès que tu le vois, deux obligations : ralentir, et être prêt à t’arrêter complètement pour laisser passer les usagers qui arrivent sur la voie concernée par cette priorité de passage. Côté placement, la règle est précise : il peut être répété au-dessus de la chaussée ou à gauche si nécessaire ; il doit être répété à gauche sur les chaussées à sens unique dont la largeur permet la circulation sur plusieurs files. Piège classique. Sens unique à plusieurs files : le céder le passage doit être répété à gauche. Si on te demande où ce signal peut ou doit apparaître, pense « à droite, parfois au-dessus, obligatoirement à gauche sur un sens unique large ». Dans certains cas, il peut être complété par des panneaux additionnels : par exemple quand une piste cyclable à deux sens de circulation est marquée au sol à l’entrée d’un carrefour, ou quand, sur une voie publique à sens unique, les cyclistes ou les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues sont autorisés à circuler dans les deux sens. Céder le passage. Céder le passage à la distance indiquée. Aide-mémoire. Le céder le passage de base est posé à proximité immédiate de l’endroit où tu cèdes. Deux panneaux préviennent à l’avance : « céder le passage à la distance indiquée » et le signal annonçant le STOP à la distance indiquée. Dernier détail qui vaut de l’or le jour J : ce signal peut aussi être placé à des carrefours où la circulation est réglée par des feux. Il ne décore pas : tu devras en tenir compte en cas de dysfonctionnement des feux. Piège classique. Feux en panne ou orange clignotant à un carrefour ? Si un céder le passage est placé au même endroit, c’est lui qui reprend la main. Beaucoup l’oublient et foncent. Le feu du carrefour est en panne et un céder le passage est placé dessous. Tu fais quoi ? Et au rond-point, qui passe en premier ? Le rond-point est le décor préféré des questions de priorité. La règle est pourtant limpide : un signal céder le passage doit être placé à toutes les voies d’accès d’un rond-point. Conséquence directe : celui qui s’engage cède toujours le passage à ceux qui y sont déjà engagés. Aide-mémoire. Rond-point avec céder le passage à chaque entrée : celui qui est DÉJÀ dans le rond-point a priorité sur celui qui veut y entrer. Dedans = prioritaire, entrant = patient. Céder le passage à l’entrée d’un rond-point : qui passe en premier ? STOP : pourquoi je dois m’arrêter même si c’est vide ? Le panneau STOP dit exactement ce qu’il veut dire : il faut s’arrêter obligatoirement et céder le passage. Pas « freiner fort », pas « jeter un coup d’œil » : un arrêt complet, quelles que soient les conditions de circulation. Carrefour désert, visibilité parfaite ? Tu t’arrêtes quand même. Le STOP : il faut s’arrêter obligatoirement et céder le passage. Comme le céder le passage, le STOP a sa version d’annonce : un signal qui prévient que le STOP arrive à la distance indiquée. Signal annonçant le signal stop à la distance indiquée. À l’examen. La nuance céder le passage / STOP est un grand classique. Le STOP exige un arrêt complet même si la route est parfaitement dégagée ; le céder le passage exige de ralentir et d’être prêt à t’arrêter. Panneau STOP, carrefour totalement désert. Tu peux passer sans t’arrêter ? Le triangle à la croix noire : ici, la priorité de droite s’applique Un triangle à bord rouge avec une croix noire au centre : ce signal annonce un carrefour où la priorité de droite est applicable. Il ne crée aucune règle nouvelle : il te rappelle la règle par défaut du code de la route, celle qui vaut à chaque carrefour sans signalisation : tu cèdes le passage au conducteur qui vient de ta droite. Carrefour où la priorité de droite s’applique : celui qui vient de droite passe avant toi. Piège classique. Ce panneau ne te donne aucune priorité : il te prévient que celui qui arrive de droite passe avant toi. Et retiens le deuxième niveau du piège : même sans ce panneau, la priorité de droite s’applique à tout carrefour dépourvu de signalisation. Tu vois le triangle à la croix noire, et une voiture arrive à ta droite. Qui passe en premier ? Voie prioritaire, fin de voie prioritaire, carrefours annoncés Jusqu’ici, les signaux te demandaient de laisser passer. Ceux-ci parlent de ta priorité de passage : où elle commence et où elle finit. La famille compte quatre panneaux : voie prioritaire ; fin de voie prioritaire ; fin de voie prioritaire à la distance indiquée ; priorité de passage annonçant un carrefour : la barre horizontale du panneau peut être modifiée en fonction de la disposition des lieux. Voie prioritaire. Fin de voie prioritaire. Fin de voie prioritaire annoncée : le panneau additionnel indique à quelle distance elle prend fin. Priorité de passage annonçant un carrefour : la barre horizontale peut être modifiée selon la disposition des lieux. La barre du B15 épouse la configuration réelle du carrefour : horizontale ou oblique, elle montre d’où arrive la voie non prioritaire. Passages étroits et cyclistes aux feux : les cas particuliers Deux panneaux gèrent les passages étroits, ces endroits où la route se resserre. Ils fonctionnent en miroir : l’un t’ordonne de céder le passage aux conducteurs venant en sens opposé ; l’autre t’accorde la priorité de passage par rapport à ceux venant en sens opposé. Passage étroit : il faut céder le passage aux conducteurs venant en sens opposé. Passage étroit : priorité de passage sur les conducteurs venant en sens opposé. Au volant d’un camion, le passage étroit se lit avant d’y entrer : si tu dois céder le passage, tu attends que le véhicule d’en face soit passé, car tu ne pourras pas le croiser dans l’étroit. Autre cas particulier : deux petits panneaux réservés aux cyclistes et aux conducteurs de speed pedelecs, placés aux feux tricolores. Ils les autorisent à franchir le feu rouge ou jaune-orange : pour tourner à droite, à condition de céder le passage aux autres usagers circulant sur la voie publique ; pour continuer tout droit, à condition de céder le passage aux autres usagers à partir du feu. Les cyclistes peuvent tourner à droite au feu rouge ou jaune-orange, en cédant le passage aux autres usagers. Les cyclistes peuvent continuer tout droit au feu rouge ou jaune-orange, en cédant le passage à partir du feu. Piège classique pour le chauffeur. Ton camion attend au feu rouge. Avec ce panneau, un cycliste ou un speed pedelec, plus rapide, peut, au rouge, remonter le long de ton flanc droit puis tourner à droite ou continuer, en cédant le passage. Il est alors dans ton angle mort : avant de démarrer ou de tourner, regarde tes rétroviseurs. Feu rouge + petit panneau vélo avec flèche à droite : un cycliste peut-il tourner à droite ? Tu sais lire les triangles du danger et le langage complet de la priorité : céder, s’arrêter, passer. Le sprint de révision ci-dessous te remet les points clés en cartes, puis le quiz d’entraînement te dira si tu réponds aussi vite qu’un panneau commande. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 66 et 67 et leurs annexes (signaux A et B), article 12.3.1 (Justel, 10/10/2026) Reprise des leçons « Signaux de danger » et « Signaux de priorité » de permis-online.be ## Signaux d’interdiction et signaux qui visent les camions Adresse : https://permis-camion.be/cours/signaux-interdits-aux-camions/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Rond bordé de rouge = interdiction. Demi-tour, dépassement, vitesse : du signal jusqu’au prochain carrefour inclus (c’est aussi la réponse attendue pour « la majorité » des interdictions). Les limitations de vitesse tombent aussi à un signal d’agglomération ou de zone. Gabarits (longueur, largeur, hauteur) : toujours chargement compris. C21 vise la masse en charge (le poids réel) ; C23 avec panneau additionnel vise la masse maximale autorisée (en Wallonie : la masse en charge). C39 : les camions de transport de choses de plus de 3,5 t de masse maximale autorisée ne dépassent pas par la gauche un véhicule attelé ou à plus de deux roues. Ton camion vide pèse 9 tonnes, sa masse maximale autorisée est de 19 tonnes : le panneau « 12 t » te concerne-t-il ? Un rond bordé de rouge, c’est la route qui te dit non. Pas un conseil, pas une suggestion : une interdiction. Et à l’examen théorique, la vraie question n’est presque jamais « est-ce une interdiction ? », mais qui est visé, quoi est interdit et surtout jusqu’où. Au volant d’un camion, une bonne partie de ces ronds rouges te visent toi : masse, longueur, largeur, hauteur, dépassement. Comment reconnaître un signal d’interdiction ? Définition. Un signal d’interdiction est un panneau rond, bordé de rouge, avec un pictogramme qui indique l’action interdite : entrer, tourner, dépasser, rouler au-delà d’une vitesse… Il est placé à droite ; si la configuration des lieux ne le permet pas, il est placé au-dessus de la chaussée. Tu les as déjà croisés partout. Leur message tient en une phrase : « Attention, interdit de… ». Ils sont là pour te prévenir avant que tu ne commettes une erreur ou une infraction, avec une information claire et sans équivoque. Jusqu’où l’interdiction s’applique-t-elle ? C’est le point que presque tout le monde néglige, et c’est celui qui rapporte des points. Pour faire demi-tour, dépasser ou rouler au-delà d’une vitesse, le code fixe la portée noir sur blanc : à partir du signal et jusqu’au prochain carrefour inclus. Pas sur 150 mètres, pas « jusqu’à nouvel ordre » : jusqu’au carrefour, celui-ci compris. L’interdiction de tourner, elle, vaut au prochain carrefour. Et si une question te demande jusqu’où s’applique « la majorité » des signaux d’interdiction, réponds : jusqu’au prochain carrefour inclus. Aide-mémoire. Rond rouge = interdit, et l’interdiction court du signal jusqu’au prochain carrefour inclus pour le demi-tour, le dépassement et la vitesse. Pense au carrefour comme à un bouton reset pour ces interdictions. Qui ne peut pas entrer ? La plus grosse partie de la famille, ce sont les accès interdits. Et elle s’ouvre sur le duo le plus piégeux du chapitre. D’abord le sens interdit : le rond rouge à barre horizontale blanche. Il t’interdit d’entrer dans ton sens : la rue se prend dans l’autre sens, et des véhicules peuvent donc arriver en face. Sens interdit à tout conducteur : la circulation arrive en face. Son faux jumeau n’a aucun pictogramme : un simple disque bordé de rouge. C’est l’accès interdit, dans les deux sens, à tout conducteur : personne n’entre, ni toi, ni ceux d’en face. Accès interdit, dans les deux sens, à tout conducteur. Piège classique. Barre blanche = sens interdit : les autres arrivent en face. Disque vide = accès interdit dans les deux sens : aucun conducteur n’entre, ni d’un côté ni de l’autre. L’examen adore intervertir les deux définitions dans les réponses proposées. Rond rouge avec une barre horizontale blanche : que t’interdit-il ? Ensuite, chaque catégorie d’usager a son panneau d’accès interdit : les motocyclettes, les cyclomoteurs et les cycles ; les véhicules attelés, les cavaliers et les charrettes à bras ; les piétons ; les autocars et les véhicules conçus et construits pour le transport de marchandises (c’est la conception du véhicule qui compte : un camping-car passe) ; les véhicules dont la masse en charge dépasse celle indiquée ; en Wallonie, les quads : véhicules à moteur à quatre roues pour terrain non praticable, avec carrosserie ouverte, un guidon comme sur une motocyclette et une selle (ce panneau ne figure plus dans le texte qui vaut en Flandre et à Bruxelles). Accès interdit aux piétons. Accès interdit aux quads : quatre roues, carrosserie ouverte, guidon et selle. Trois panneaux visent les marchandises dangereuses : l’interdiction générale (un panneau additionnel portant la lettre B, C, D ou E limite alors l’interdiction aux véhicules dont les marchandises dangereuses sont interdites dans les tunnels de cette catégorie, selon l’accord européen ADR : ce ne sont pas des catégories de permis), les marchandises inflammables ou explosives, et celles pouvant polluer les eaux. Marchandises dangereuses : l’additionnel B, C, D ou E précise les véhicules visés. Cas particulier à bien connaître : l’accès interdit aux véhicules à moteur à plus de deux roues et aux motocyclettes avec side-car, quand il porte la mention « Excepté 2+ » ou « 3+ ». Définition. « Excepté 2+ / 3+ » : la chaussée ou la bande de circulation n’est accessible qu’aux véhicules occupés par au moins 2 ou 3 personnes, selon la mention, et aux véhicules des services publics réguliers de transports en commun. Les autres véhicules ne peuvent emprunter la bande ainsi réservée que pour utiliser les voies d’accès et de sortie, changer de direction ou accéder aux propriétés riveraines. Masse réelle ou masse maximale autorisée ? Deux panneaux parlent de masse, et ils ne mesurent pas la même chose. Définition. La masse en charge, c’est le poids réel du véhicule au moment où il roule : sa tare, son chargement, le conducteur et les personnes transportées. La masse maximale autorisée (MMA) est la masse totale maximale fixée pour le véhicule d’après la résistance de son châssis : elle figure sur ses papiers et ne change pas avec le chargement. C21, accès interdit aux véhicules dont la masse en charge dépasse la masse indiquée : c’est ton poids réel du moment qui compte. Un camion vide peut passer là où le même camion chargé ne passe plus. C23, accès interdit aux véhicules conçus et construits pour le transport de marchandises. Avec un panneau additionnel qui indique une masse, il ne vise que ceux dont la masse maximale autorisée dépasse cette masse : vide ou chargé, ton camion est visé. Attention en Wallonie. La version wallonne du code n’a pas reçu la réforme de 2022 : le C23 y vise les véhicules « destinés ou utilisés » au transport de choses, et la masse inscrite sur le panneau additionnel est la masse en charge. La règle de la masse maximale autorisée vaut en Flandre et à Bruxelles. Sous ces panneaux, tu croiseras souvent la mention « excepté circulation locale ». La circulation locale, ce sont les véhicules des riverains et des personnes qui vont chez eux ou en viennent, y compris les véhicules de livraison. Tu peux donc entrer pour livrer dans la rue ; pas pour raccourcir ton trajet. Ton camion, de 19 t de masse maximale autorisée, roule à vide (9 t). Devant toi : C21 avec « 12 t ». Peux-tu passer ? Trop long, trop large, trop haut ? Trois panneaux fixent des dimensions maximales : accès interdit aux véhicules ou trains de véhicules d’une longueur supérieure à celle indiquée, et accès interdit aux véhicules d’une largeur ou d’une hauteur supérieure à celle indiquée. Et à chaque fois, la mesure s’entend chargement compris. À l’examen. Gabarits : longueur, largeur et hauteur s’entendent chargement compris. C’est souvent cette précision qui départage deux réponses. Pour un chauffeur, la hauteur est la plus traîtresse : une bâche gonflée, une grue repliée ou un chargement empilé peuvent dépasser la hauteur du camion vide. Avant de partir, tu connais la hauteur de ton camion chargé ; devant un pont ou un tunnel signalé par C29, tu la compares au chiffre du panneau. Hauteur supérieure interdite : le chargement compte dans la mesure. Interdit de tourner, de faire demi-tour, de dépasser Deuxième tiroir : les manœuvres interdites. Trois interdictions à connaître, chacune avec sa portée : interdiction de tourner dans le sens indiqué par la flèche au prochain carrefour ; interdiction de faire demi-tour à partir du signal et jusqu’au prochain carrefour inclus ; interdiction de dépasser par la gauche un véhicule attelé ou à plus de deux roues, à partir du signal jusqu’au prochain carrefour inclus, ou jusqu’au panneau suivant de fin d’interdiction. Interdiction de tourner dans le sens de la flèche au prochain carrefour. Demi-tour interdit, du signal jusqu’au prochain carrefour inclus. Dépassement par la gauche interdit : véhicules attelés et véhicules à plus de deux roues. La version poids lourds existe aussi, le C39 : la même interdiction de dépasser, spécifique aux véhicules ou trains de véhicules affectés au transport de choses dont la masse maximale dépasse 3.500 kg. Et chaque interdiction de dépasser a son signal de fin d’interdiction : le même pictogramme en gris, barré. Fin de l’interdiction de dépasser : pictogramme grisé et barré. La version poids lourds a le sien sur le même principe. Interdiction de dépasser par la gauche : tu peux quand même dépasser un cycliste ? La limitation de vitesse s’arrête où ? Le rond rouge le plus célèbre : interdiction de circuler à une vitesse supérieure à celle indiquée, par exemple 50 km/h. Il s’applique à partir du signal jusqu’au prochain carrefour inclus, ou jusqu’à un signal de début ou de fin d’agglomération, de zone résidentielle, de zone de rencontre ou de zone piétonne, ou encore au signal de vitesse suivant. Exception : une limitation posée par un panneau de zone, ou un « 30 » placé au-dessus du panneau d’entrée d’agglomération, vaut dans toute la zone ou toute l’agglomération, carrefours compris. Deux précisions qui tombent souvent : si un panneau additionnel indique une masse maximale autorisée, l’interdiction ne vise que les véhicules dont la masse maximale autorisée dépasse cette limite, chargés ou non. Et il existe un signal de fin de limitation de vitesse. Interdiction de dépasser la vitesse indiquée, ici 50 km/h. Fin de la limitation de vitesse : la valeur grisée et barrée. Piège classique. La limitation de vitesse en rond rouge ne s’arrête pas qu’au panneau de fin : elle tombe aussi au prochain carrefour ou à un signal d’agglomération ou de zone (résidentielle, de rencontre, piétonne). Rond rouge 60 km/h, puis tu franchis un carrefour. La limite tient toujours ? Péage, cruise control et fin de toutes les interdictions Trois panneaux ferment la marche, dont un qui n’existe plus qu’en Wallonie. L’interdiction de passer sans s’arrêter annonce un poste de péage. L’interdiction d’utiliser le cruise control (le régulateur de vitesse de croisière) a été supprimée le 1er octobre 2022, avec son signal de fin (arrêté royal du 30 juillet 2022), dans le texte qui vaut en Flandre et à Bruxelles. La version wallonne du code les prévoit toujours : en Wallonie, le C48 interdit d’utiliser le cruise control du signal jusqu’au prochain carrefour ; avec un panneau additionnel qui indique une masse, il ne vise que les véhicules dont la masse maximale autorisée dépasse ce chiffre. Le C49 y met fin. Et le plus libérateur de tous : fin de toutes les interdictions locales imposées aux véhicules en mouvement. Un seul panneau, et toutes ces interdictions locales s’éteignent d’un coup. Fin de toutes les interdictions locales imposées aux véhicules en mouvement. Piège classique. « Fin de toutes les interdictions » ne libère que les interdictions locales imposées aux véhicules en mouvement. Le stationnement, lui, n’est pas concerné : un véhicule à l’arrêt n’est pas en mouvement. Et seules les interdictions locales posées par des signaux tombent : les règles générales, comme la vitesse maximale de ton camion, restent. Tu as maintenant les trois tiroirs en tête : qui ne peut pas entrer, quoi est interdit, jusqu’où ça s’applique. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), article 68 et annexe (signaux C), articles 2.28 et 2.31 (Justel, 10/10/2026) Reprise de la leçon « Signaux d'interdiction » de permis-online.be ## Signaux d’obligation, d’indication et panneaux additionnels Adresse : https://permis-camion.be/cours/signaux-obligation-indication-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Rond bleu = obligation : ce que tu dois faire (tourner, contourner, emprunter une voie). Carré ou rectangle bleu, vert, blanc = indication : il informe, mais certaines règles démarrent au panneau (agglomération : 50 km/h, 30 km/h à Bruxelles ; autoroute, zones). Panneau additionnel : il ne vit jamais seul, il précise ou limite le signal du dessus (qui, quand, où, à quelle distance). Les lettres B, C, D ou E sous les signaux des marchandises dangereuses renvoient aux catégories de tunnels de l’ADR, pas aux catégories de permis. Rond bleu avec une flèche, panneau d’autoroute, petit panneau « 8 h - 18 h » : lequel t’oblige, lequel t’informe ? Un rond bleu ne te conseille rien : il te donne un ordre. Le rond rouge t’interdit, le rond bleu t’oblige. Tourner ici, contourner là, emprunter cette piste : ces signaux régulent la circulation en imposant une action précise à tous les usagers. Bonne nouvelle : c’est la famille la plus logique de tout l’examen théorique. Puis viendront les signaux qui t’informent et les petits panneaux qui changent tout. Comment reconnaître un signal d’obligation ? Définition. Un signal d’obligation est un signal routier de forme circulaire, à fond bleu et pictogramme blanc. Il impose une action précise : suivre une direction, contourner un obstacle, emprunter une piste ou un chemin réservé. Tu en as déjà croisé des dizaines. Le principe ne change jamais : le panneau te dit « voilà ce que tu dois faire ici » juste avant la zone concernée. Côté emplacement, ces signaux sont placés là où ils se voient le mieux (sur un obstacle, par exemple, pour t’indiquer par où le contourner) et souvent juste avant l’endroit où l’action est exigée. Autrement dit : quand tu le vois, prépare ta manœuvre tout de suite. Un signal d’obligation dans la vraie vie, à Remouchamps. Le D5 est planté à l’entrée de l’anneau : il t’ordonne de contourner l’îlot dans le sens des flèches. Rond bleu, pictogramme blanc, action imposée : la carte d’identité de la famille. Photo : Jean Housen, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0 Pourquoi c’est si strict ? Parce que ces panneaux existent pour garantir une circulation fluide, harmonieuse et sécurisée pour tout le monde, avec des règles claires imposées à tous. Prends l’obligation de tourner à droite : si tu décides de continuer tout droit malgré le panneau, tu surprends les autres conducteurs, qui ne s’attendent pas à ce comportement. Et si quelqu’un tourne à droite sans t’avoir vu, c’est l’accident. Aide-mémoire. Le code couleur qui débloque tous les ronds : rond rouge = tu ne peux pas, rond bleu = tu dois. Devant un cercle bleu, cherche toujours l’action imposée, jamais la simple information. Le sens giratoire obligatoire : le rond-point mode d’emploi C’est le signal d’obligation le plus célèbre. Il t’impose de circuler dans le rond-point dans le sens de ses flèches, c’est-à-dire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Il est généralement placé avant l’entrée du giratoire, précisément pour te laisser le temps d’adapter ta conduite. Le D5 impose le sens giratoire : le rond-point se parcourt dans le sens des flèches, inverse des aiguilles d’une montre. Le bon réflexe à l’approche : aborde le rond-point avec prudence et observe les véhicules déjà engagés dans le giratoire avant de t’y insérer. Qui cède le passage à qui exactement ? Les règles complètes du rond-point t’attendent dans le chapitre consacré aux règles de priorité. À l’examen. Sur un signal d’obligation, l’examen peut t’interroger sous plusieurs angles, en particulier : sa signification, son emplacement (souvent juste avant l’endroit où l’action est exigée) et le comportement à adopter. Pour le sens giratoire, retiens : circulation obligatoire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Flèches partout : quelle direction suis-je obligé de prendre ? Beaucoup de signaux d’obligation sont des histoires de flèches. Le pictogramme change, la logique reste la même : la flèche te dit où aller. Trois cas à distinguer, et l’examen adore les mélanger. Premier cas, la flèche seule : tu as l’obligation de suivre la direction indiquée par la flèche. Pas de négociation. Obligation de suivre la direction indiquée par la flèche. Deuxième cas, plusieurs flèches sur le même rond bleu : tu as l’obligation de suivre une des directions indiquées. Tu choisis, mais uniquement parmi celles-là. Obligation de suivre une des directions indiquées par les flèches. Troisième cas, le préféré des examinateurs : une flèche non coudée qui figure sur un obstacle. Ici, aucune direction à choisir au carrefour : c’est l’obligation de contourner l’obstacle du côté indiqué par la flèche. Flèche non coudée sur l’obstacle : tu passes du côté qu’elle indique. Piège classique. La flèche non coudée posée sur un obstacle n’est pas une direction à suivre au carrefour : c’est l’ordre de contourner l’obstacle du côté indiqué. Avant de répondre, regarde toujours où le signal est placé. Il existe aussi une version spécialisée : l’obligation, pour les véhicules transportant des marchandises dangereuses, de suivre la direction indiquée par la flèche. Elle ne s’adresse qu’à ces transports, mais tu dois savoir la reconnaître. Direction obligatoire pour les véhicules transportant des marchandises dangereuses. Une flèche non coudée est posée sur un obstacle. Tu dois… Pistes et chemins obligatoires : vélos, piétons, cavaliers Dernière série de ronds bleus : ceux qui réservent une partie de la route à certains usagers. Même logique d’obligation, mais cette fois le pictogramme te montre qui est concerné. Trois signaux se ressemblent, et c’est exactement là que l’examen te piège. Piste cyclable obligatoire. Les deux suivants se ressemblent énormément, et pourtant tout les sépare. Regarde le trait vertical du pictogramme : c’est lui qui change la règle. Pictogramme divisé par un trait : piétons d’un côté, vélos de l’autre, chacun sa partie. Les cyclomoteurs à deux roues de classe A y sont admis. Pas de trait : piétons et cyclistes partagent la même partie, ensemble. Ici, pas de cyclomoteurs. Piège classique. Le trait vertical fait toute la différence : avec trait = chaque catégorie reste dans sa partie (et les cyclomoteurs classe A sont admis) ; sans trait = piétons et cyclistes circulent ensemble sur le même espace (et les cyclomoteurs n’y ont pas leur place). L’examen adore échanger les deux définitions. La famille compte aussi des chemins imposés à un seul type d’usager : le chemin obligatoire pour les piétons ; le chemin obligatoire pour les cavaliers. Ici, « obligatoire » joue dans les deux sens : le piéton ou le cavalier doit emprunter ce chemin quand il existe. Pour toi, ce n’est pas une voie de circulation : en camion, tu n’y mets jamais les roues. Chemin obligatoire pour les piétons. Chemin obligatoire pour les cavaliers. Tu as maintenant tout : la forme, la couleur, les flèches et les pistes. Un cercle bleu ne devrait plus jamais te faire hésiter. Prochaine étape : les signaux qui t’informent. juste en dessous. À quoi servent les signaux d’indication ? Définition. Les signaux d’indication t’informent : ils indiquent des directions, des informations sur la nature des routes, des zones à réglementation spécifique (zone résidentielle, zone de rencontre, zone avec limite de vitesse…) et des bandes de circulation réservées à certains véhicules. Ces panneaux sont généralement placés à une distance qui te laisse le temps d’adapter ta conduite, surtout là où la vitesse est plus élevée. Et ils ne parlent pas que de directions : ils te renseignent aussi sur les infrastructures à proximité (stations-service, parkings, aires de repos) et sur le type de route que tu empruntes. À l’examen. Une question type te montre un panneau d’indication et te demande ce qu’il signifie, avec deux ou trois réponses dont une seule est juste. Entraîne-toi à reconnaître chaque panneau en un clin d’œil, et à savoir ce qu’il change pour ta conduite. Agglomération, zone 30, zones résidentielles : quelles règles dès le panneau ? Le signal de commencement d’agglomération est placé à droite, à chaque accès de l’agglomération (il peut être répété à gauche). Dès que tu le franchis, la vitesse maximale est de 50 km/h en Wallonie et en Flandre, de 30 km/h en Région de Bruxelles-Capitale, sauf panneau contraire. À la sortie, le signal de fin d’agglomération referme la zone. Le commencement d’agglomération : posé à chaque accès, il fait tomber la vitesse à 50 km/h (30 km/h à Bruxelles). La fin d’agglomération : la zone et ses règles s’arrêtent ici. Aide-mémoire. Panneau d’agglomération franchi = 50 km/h maximum (30 km/h en Région de Bruxelles-Capitale), sauf panneau contraire. Et retiens qu’il est posé à chaque accès de l’agglomération : impossible d’entrer en ville sans le croiser. En Wallonie, tu franchis le panneau d’agglomération. Sauf indication contraire, tu roules à… Deux autres zones fonctionnent sur le même principe du panneau de début et du panneau de fin : la zone 30 : entre les deux panneaux, la vitesse est limitée à 30 km/h ; la zone résidentielle et la zone de rencontre : des règles spéciales s’y appliquent à partir du signal. La vitesse y est limitée à 20 km/h, les piétons peuvent utiliser toute la largeur de la voie publique et les jeux y sont autorisés ; avec un camion, tu avances au pas et tu surveilles les deux côtés. Un signal d’interdiction ou de stationnement peut aussi recevoir une validité zonale : il est alors inscrit sur un panneau à fond blanc, placé à chaque accès de la zone, et sa règle vaut dans toute la zone, carrefours compris, jusqu’au panneau de fin. Pour toi, l’exemple type est la zone interdite aux véhicules dont la masse en charge dépasse la masse indiquée. Début et fin de la zone où la vitesse est limitée à 30 km/h. Début et fin de zone résidentielle ou de zone de rencontre : les règles spéciales démarrent au signal. Autoroute, route pour automobiles, tunnel : qu’est-ce qui change ? Même logique pour les grands axes : le panneau d’entrée déclenche un paquet de règles d’un coup. Début et fin d’autoroute (ou accès à une autoroute) : les règles spéciales s’appliquent à partir du signal ; début et fin d’une route pour automobiles : pareil, les règles spéciales démarrent au signal. Début et fin d’autoroute : les règles spéciales s’appliquent dès le signal. Début et fin d’une route pour automobiles : même principe, les règles spéciales démarrent au signal. Piège classique. Autoroute et route pour automobiles, deux panneaux bleus faciles à confondre : l’autoroute montre deux chaussées et un pont, la route pour automobiles montre une voiture vue de face. Deux statuts différents, avec chacun leurs règles : vérifie le pictogramme avant de répondre. Définition. Tunnel : le panneau n’est placé que si le tunnel est long de plus de 500 mètres. Un panneau additionnel indique sa longueur et éventuellement son nom. Le signal tunnel : réservé aux tunnels de plus de 500 mètres. Flèches et bandes : comment lire les panneaux de présélection ? À l’approche d’un carrefour ou d’un échangeur, des panneaux t’aident à choisir ta bande avant qu’il soit trop tard. Un premier signal annonce des flèches sur la chaussée avec choix d’une bande de circulation ; il peut être complété pour indiquer la bande réservée aux cyclistes et aux cyclomoteurs à deux roues. Il existe aussi une zone avancée pour cyclistes et cyclomoteurs à deux roues. Vient ensuite le signal prescrivant le choix d’une direction. Sa lecture tient en trois règles : les flèches avec la pointe vers le bas ou vers le haut indiquent les directions qui continuent en ligne droite ; les flèches obliques indiquent les directions sortantes ; le nombre de flèches correspond au nombre de bandes de circulation. Aide-mémoire. Panneaux de choix de direction : flèches vers le haut ou vers le bas = tout droit, flèches obliques = sorties, et le nombre de flèches = le nombre de bandes. Sur un signal de choix de direction, le nombre de flèches correspond à… Dans le même groupe, tu croiseras aussi : l’indication d’une bande de circulation réservée aux autobus ; l’indication d’un site spécial franchissable réservé aux véhicules de transport en commun ; la voie publique à sens unique ; le passage autorisé à droite ou à gauche, par exemple pour contourner un obstacle ; le signal annonçant un danger ou une réglementation qui ne s’applique qu’à une ou plusieurs bandes d’une chaussée à plusieurs bandes dans le même sens. La voie publique à sens unique. Regarde le panneau additionnel : des cyclistes peuvent y être autorisés dans les deux sens. Directions et numéros de routes : comment te repérer ? Chaque type de route a son panneau de numérotation : route ordinaire, autoroute, route internationale (européenne) et ring. Le numéro d’une autoroute. La route ordinaire, la route européenne et le ring ont chacun le leur. Pour t’orienter, le groupe aligne ensuite le signal de préavis avec les directions, les signaux de direction avec ou sans distance en km (y compris vers une autoroute) et le signal de localité. Certains sont complétés d’un symbole : aéroport, port, entreprise et zone industrielle, hall de foire ou d’exposition, port avec service de car-ferry. D’autres pointent vers une vallée ou un cours d’eau touristique, un centre sportif, un lieu touristique, un parc culturel, un monument, un site remarquable, ou vers des équipements publics : police, gare, bureau de poste, pompiers, palais de justice… Piège classique. Deux panneaux de direction jumeaux, deux sens différents : fond bleu = itinéraire conseillé à certaines catégories d’usagers ; fond marron = direction conseillée vers une destination touristique (château, abbaye, ruines, parc naturel…). Le groupe compte enfin des signaux de direction vers les lieux d’accueil : auberge de jeunesse, hébergement, terrain de camping et de caravaning, restaurant, village de vacances, hôtel ou motel, débit de boissons ou café, syndicat d’initiative (le relais d’information touristique). Services, secours et parkings : les panneaux du quotidien Dernier groupe, celui que tu croiseras le plus souvent. D’abord les panneaux qui t’évitent une mauvaise surprise : la voie sans issue, et sa variante voie sans issue sauf pour les piétons et les cyclistes ; la fin des travaux ; le passage pour piétons et le passage pour bicyclettes et cyclomoteurs à deux roues ; les signaux qui préviennent les conducteurs qui changent de direction que des cyclistes ou des piétons suivent la même voie ; le passage souterrain ou supérieur pour piétons ; les dispositifs surélevés. La voie sans issue. Avec un piéton et un vélo en haut du panneau, elle continue pour eux. Le passage pour piétons : ce panneau bleu marque le passage lui-même, là où le triangle de danger ne fait que l’annoncer en amont. Le groupe annonce aussi le parking (un panneau additionnel peut signaler un parking sécurisé pour les camions), le parking couvert, le téléphone et le téléphone d’appel d’urgence sur autoroute. La station-service a son panneau détaillé, chaque carburant a sa case sur le panneau détaillé : essence et diesel, LPG, CNG, LNG, hydrogène ou électricité. La station-service : une case par carburant disponible. Et pour les urgences : dans les tunnels, l’issue de secours et la voie d’évacuation qui indique l’issue de secours la plus proche avec les distances en mètres ; l’établissement sanitaire et le poste de secours ; l’extincteur et le cours d’eau ; la piste de détresse et le rétrécissement d’une bande de circulation, dont le symbole peut être adapté à la configuration des lieux ; le garage : l’endroit où tu peux t’arrêter en cas d’urgence ; un panneau additionnel indique s’il existe un téléphone d’appel d’urgence et un extincteur ; la station de radiodiffusion qui diffuse des informations routières. Voilà la plus grosse famille du chapitre pliée en cinq groupes : les zones, les grands axes, les flèches, les directions, les services. À l’examen théorique, tout se joue en reconnaissance immédiate : un panneau, deux ou trois réponses, une seule bonne. Direction le quiz d’entraînement pour vérifier que chaque groupe est bien rangé dans ta tête. À quoi sert un panneau additionnel ? Définition. Un panneau additionnel est un panneau complémentaire qui apporte des précisions au signal routier qu’il accompagne : il peut spécifier une exception, indiquer une période ou donner des informations supplémentaires sur la nature de l’interdiction ou de l’obligation. Il indique aussi quelles catégories d’usagers sont visées ou exclues de la règle établie par le signal. La route est remplie de signaux qui te guident, t’informent et t’ordonnent comment te comporter. Le signal principal donne la règle. Le panneau additionnel, lui, la module. Concrètement, il peut préciser : une période de validité, par exemple de 8h à 18h ; une catégorie spécifique de véhicules concernée par la règle ; une distance avant que l’instruction ou l’interdiction ne prenne effet ; une condition particulière, comme « en cas de verglas ». Le panneau additionnel se fixe sous le signal et en précise la règle. Ici : chaussée glissante dans 200 m. Aide-mémoire. Un panneau additionnel n’existe jamais seul : il est généralement placé juste en dessous du panneau principal et il se lit toujours avec lui. L’un sans l’autre, tu n’as que la moitié de l’information. Comment le lire sans te tromper ? Côté look, deux tenues classiques. En général, le panneau additionnel s’affiche sur fond blanc avec des mentions ou des symboles en noir, ou sur fond bleu avec des mentions ou des symboles en blanc. Pourquoi c’est si important ? Parce qu’une omission ou une mauvaise interprétation du panneau additionnel peut complètement changer la signification du panneau principal. La bonne méthode : identifie d’abord le message du signal, puis prends toujours un moment pour lire et comprendre le panneau additionnel. Les deux fonctionnent ensemble pour te donner l’information complète. Aide-mémoire. Les couleurs des panneaux additionnels vont par paires : fond blanc + mentions noires, ou fond bleu + mentions blanches. À l’examen. L’exemple travaillé par le cours : le duo vélo + flèche(s) sous un STOP ou un céder le passage. Les questions peuvent porter sur qui est concerné (cyclistes seuls ou avec cyclomoteurs), sur le sens indiqué par la ou les flèches, et sur ce que ça change pour un conducteur qui n’est ni cycliste ni cyclomotoriste. Maîtrise le duo signal + panneau, pas seulement le signal. Vélos et cyclomoteurs : que disent les panneaux à flèches ? Sous un « stop », un « céder le passage » ou un « carrefour avec priorité de droite », tu croiseras souvent un petit panneau avec un vélo. Attention : selon son dessin, il dit deux choses très différentes. Parfois il te renseigne (des cyclistes arrivent des deux sens), parfois il restreint (la règle ne vaut que pour certains usagers). Regarde bien la différence entre les quatre modèles : Avec un « stop » ou un « céder le passage » : le signal concerne seulement les cyclistes. Avec un « stop » ou un « céder le passage » : le signal concerne seulement les cyclistes et les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues. Piège classique. Vélo + deux flèches sous un stop ou un céder le passage : des cyclistes arrivent des deux sens sur la route que tu croises. Beaucoup de candidats ne vérifient qu’un seul côté et tombent dans le panneau. Sous un stop, un panneau montre un vélo et deux flèches. Ça veut dire… Quels panneaux visent des catégories de véhicules ? Quand la règle ne concerne que certains véhicules, le panneau additionnel te le montre par un dessin, qui désigne la catégorie visée ou exclue par le signal du dessus. En principe, il est blanc sur fond bleu ; ceux qui concernent les vélos, les engins de déplacement et les cyclomoteurs à deux roues, vus juste au-dessus, sont noir sur fond blanc, comme les lettres des marchandises dangereuses. Pour un chauffeur de camion, le cas le plus fréquent est celui des marchandises dangereuses : sous les signaux C24a (accès interdit) et D4 (direction obligatoire), un panneau additionnel portant la lettre B, C, D ou E limite la règle aux véhicules transportant des marchandises dangereuses interdites dans les tunnels de catégorie B, C, D ou E, selon l’accord européen sur le transport des marchandises dangereuses (ADR). Ces lettres ne désignent pas des catégories de permis. Distances, verglas, brouillard : les autres panneaux additionnels Dernière famille : les précisions de terrain. D’abord, les distances et les longueurs. Un panneau additionnel peut annoncer un stop à la distance mentionnée : la règle ne commence pas au pied du panneau, elle t’attend plus loin. Un autre peut indiquer la longueur d’une section dangereuse : tu sais sur quelle distance rester vigilant. Annonce un stop à la distance mentionnée. Peut indiquer la longueur d’une section dangereuse. Aide-mémoire. Un chiffre en mètres sur le panneau additionnel dit soit où la règle commence (plus loin : un stop annoncé à la distance mentionnée ne t’arrête pas encore), soit sur quelle longueur le danger ou la règle s’applique. Lis le dessin pour savoir lequel. Certains précisent la portée du signal. Celui-ci, par exemple, complète un signal routier qui concerne seulement la sortie située à droite d’une chaussée divisée en bandes de circulation : Le signal ne concerne que la sortie située à droite de la chaussée divisée en bandes de circulation. La météo a aussi ses panneaux : chaussée glissante pour cause de verglas ou de neige, ou section où le brouillard est souvent présent. Chaussée glissante pour cause de verglas ou de neige. Peut indiquer une section où le brouillard est souvent présent. Restent les informations de terrain : une sortie de camions, la configuration d’un carrefour avec ses règles de priorité, ou un contournement, d’un obstacle par exemple. Il existe aussi un panneau qui annonce la répétition d’un signal ou d’une réglementation. Annonce une sortie de camions. Configuration d’un carrefour et règles de priorité : la ligne épaisse représente la route prioritaire. Signale un contournement, d’un obstacle par exemple. Piège classique. Schéma de carrefour sous un signal de priorité : la ligne épaisse = la route prioritaire. Repère bien qui se trouve sur la ligne fine avant de répondre. Un panneau additionnel avec une distance, sous l’annonce d’un stop, signifie… Tu sais maintenant lire un signal de haut en bas : la règle, puis la nuance. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 65, 69 et 71 et leurs annexes (signaux D et F, panneaux additionnels) (Justel, 10/10/2026) Reprise des leçons « Signaux d'obligation », « Signaux d'indication » et « Panneaux additionnels » de permis-online.be Sources : - [Wikimedia Commons](https://commons.wikimedia.org/wiki/File:20130424_remouchamps81.JPG) ## Priorités, carrefours et ronds-points Adresse : https://permis-camion.be/cours/priorites-carrefours-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Aucun panneau, aucun feu : priorité de droite. Le tram passe avant toi (sauf agent ou feu). Manœuvre, sortie d’un chemin de terre ou d’un parking : c’est toi qui cèdes. Carrefour encombré : tu n’y entres pas, même au feu vert. Avec un camion long, compte ta longueur. Rond-point signalé : tu cèdes à ceux qui sont dedans ; clignotant pour sortir, pas pour entrer. Pour tourner à droite, un camion peut se porter vers la gauche si ses dimensions l’exigent, après s’être assuré que personne ne le dépasse. Tu veux tourner à droite dans une rue étroite avec ton camion : as-tu le droit de mordre sur la gauche ? Quatre voitures, un carrefour, zéro panneau. C’est la situation de base de la priorité : pas de feu, pas de marquage, juste toi et les autres. Ceux qui connaissent la mécanique de la priorité répondent en deux secondes. Les autres devinent, et perdent des points. Voici la mécanique complète, puis ce qui change quand on tourne avec un véhicule long. Tu apprends à appliquer la priorité de droite, à décider quand tu peux entrer dans un carrefour et à gérer le rond-point, clignotant compris. Qui passe en premier quand il n’y a aucun panneau ? Définition. Le carrefour, c’est le lieu de rencontre de deux ou plusieurs voies publiques. En absence de signalisation, la priorité de droite s’applique : tu cèdes le passage aux conducteurs qui viennent de ta droite. Commence par te situer : en Belgique, on roule à droite. Les véhicules qui arrivent en face circulent donc à ta gauche, et le croisement s’effectue normalement par la droite. Attention à la formulation : raisonne toujours depuis ta place au volant, jamais depuis celle du conducteur d’en face. Carrefour sans aucune signalisation : la priorité de droite s’applique, le camion cède le passage à la voiture qui arrive à sa droite. La règle de la priorité de droite prévoit elle-même deux exceptions, et l’examen les adore. Piège classique. La droite peut perdre ses droits : celui qui débouche à ta droite depuis un sens interdit n’a PAS la priorité. Et dans un rond-point, la priorité de droite ne s’applique pas non plus. Deux exceptions à connaître par cœur. Dernier détail qui rapporte des points : depuis 2007, celui qui vient de droite garde sa priorité même s’il s’est arrêté puis redémarre. Marquer un arrêt, pour un piéton ou un embouteillage, ne fait plus perdre la priorité de droite. Une voiture débouche à ta droite… en sortant d’un sens interdit. Tu la laisses passer ? À qui dois-tu toujours céder le passage ? Le code dresse la liste des situations où tu n’as pas le choix : tu cèdes. Apprends-la comme une checklist : aux véhicules sur rails : tout usager cède le passage au tram et s’écarte de la voie ferrée dès que possible ; à celui qui vient à ta droite, sauf dans un rond-point ou s’il vient d’un sens interdit ; aux conducteurs qui circulent sur la voie que tu abordes, quand tu débouches d’une voie équipée d’un céder le passage ou d’un stop ; à tous les conducteurs qui circulent sur la voie que tu abordes quand tu quittes un chemin de terre ou un sentier pour t’engager sur une voie publique pourvue d’une chaussée ; aux autres usagers quand tu exécutes une manœuvre ; aux usagers qui circulent sur le trottoir ou la piste cyclable que tu traverses. Attention, céder ne veut pas dire passer au forceps dès que possible : tu ne peux poursuivre ta route que si tu ne risques pas de provoquer un accident, compte tenu des usagers présents, de leur vitesse respective et de la distance à laquelle ils se trouvent. Aide-mémoire. Tu cèdes toujours : au tram, à ta droite (sauf rond-point ou sens interdit), au sortir d’un stop, d’un céder le passage, d’un chemin de terre ou d’un sentier, quand tu manœuvres et quand tu traverses un trottoir ou une piste cyclable. Tu tournes, tu manœuvres : qui passe avant toi ? Le conducteur qui change de direction doit céder le passage aux conducteurs et aux piétons qui circulent sur les autres parties de la même voie publique, et aux piétons qui traversent la chaussée sur laquelle il va s’engager. Même logique pour les manœuvres : céder le passage aux autres usagers est obligatoire pour le conducteur qui veut en exécuter une, se garer par exemple. Et à un passage pour piétons sans agent ni feux, tu cèdes le passage aux piétons qui y sont engagés ou sur le point de s’y engager ; là où un agent ou des feux règlent la circulation, tu laisses finir leur traversée aux piétons engagés régulièrement. Tu tournes ? Tu cèdes aussi aux piétons qui traversent la chaussée sur laquelle tu vas t’engager. Rond-point et carrefour à sens giratoire, c’est pareil ? Dans la vie de tous les jours, les deux mots s’utilisent l’un pour l’autre. Le code de la route belge, lui, définit le rond-point par sa signalisation : le panneau sens giratoire (D5), et un céder le passage (B1) ou un stop (B5) sur chaque voie d’accès. Conséquence : celui qui veut entrer cède le passage à ceux qui circulent déjà dans l’anneau, alors qu’ils arrivent de sa gauche. Cette priorité vient des panneaux posés aux entrées, pas de la priorité de droite. Et dans un rond-point à plusieurs bandes, celui qui change de bande cède à ceux qui y circulent. Piège classique. Ne cherche pas deux régimes différents derrière « rond-point » et « carrefour à sens giratoire » : ce qui décide, c’est la signalisation. Anneau signalé (D5 + céder le passage ou stop) : tu cèdes en entrant. Anneau sans aucune signalisation : ce n’est pas un rond-point au sens du code, c’est un simple carrefour, et la priorité de droite reprend ses droits. Quels panneaux fixent la priorité ? Tu les as étudiés en détail au chapitre 2 : les revoici côté priorité. La logique : la priorité de droite ne vaut qu’en absence de signalisation contraire ; dès qu’un panneau, un feu ou un marquage parle, c’est lui qui décide (un feu orange clignotant, lui, ne change rien à la priorité). Panneau | Ce qu’il te dit | | Céder le passage : ralentis et sois prêt à t’arrêter pour laisser passer. | | Stop : il faut s’arrêter obligatoirement et céder le passage. | | Carrefour où la priorité de droite est applicable. | | Voie prioritaire. | | Fin de voie prioritaire. | | Priorité de passage annonçant un carrefour : la barre horizontale s’adapte à la disposition des lieux. | | Passage étroit : tu cèdes le passage aux conducteurs venant en sens opposé. | | Passage étroit : tu as la priorité de passage sur ceux venant en sens opposé. | Trois de ces signaux existent aussi en version « à la distance indiquée » : le céder le passage, le stop et la fin de voie prioritaire. Et aux feux tricolores, deux petits panneaux réservés aux cyclistes et aux conducteurs de speed pedelecs les autorisent à franchir le feu rouge ou jaune-orange, pour tourner à droite ou continuer tout droit, à condition de céder le passage aux autres usagers. Le sol aussi fixe la priorité : des petits triangles blancs en travers de la chaussée marquent l’endroit où t’arrêter, s’il le faut, pour céder le passage imposé par le panneau « céder le passage » ; une ligne blanche continue en travers est une ligne d’arrêt, qui accompagne un stop ou des feux : l’arrêt se marque au niveau de la ligne. Aide-mémoire. Céder n’est pas s’arrêter : le triangle céder le passage t’oblige à laisser passer, pas forcément à t’arrêter. Le STOP, lui, impose l’arrêt complet ET de céder le passage, même si la route est vide. À l’examen. Entraîne-toi sous trois formes : la règle sans signalisation, la mise en situation en image (« Qui doit céder le passage ? ») et le sens de croisement. Le réflexe : d’abord l’agent, puis les feux, puis panneau ou marquage ; s’il n’y a rien, les règles : le tram passe avant toi, puis la priorité de droite. Agent, feux, panneaux et marquages, puis les règles (tram, priorité de droite) : tu as l’ordre de lecture de n’importe quel carrefour. Reste à voir ce qui change quand le carrefour est encombré, ou quand tu tournes. Un carrefour, c’est quoi au juste ? Définition. Un carrefour est le lieu de rencontre de deux ou plusieurs voies publiques. En l’absence de signalisation, c’est la priorité de droite qui s’applique : tu cèdes le passage aux conducteurs qui viennent de ta droite. Pas besoin de feux, de panneaux ni d’agent : dès que deux voies publiques se croisent, tu es à un carrefour, avec des règles de priorité à respecter. Et quand rien n’est signalé, un seul réflexe : regarder à droite. Celui qui arrive de ta droite passe avant toi. Deux voies publiques qui se rencontrent : un carrefour, avec ses règles de priorité. Feu vert mais carrefour bouché : tu entres ou pas ? Quand la circulation est réglée par un agent qualifié ou par des feux et que tu es déjà engagé dans le carrefour, tu peux en sortir sans attendre que la circulation soit ouverte dans le sens où tu veux t’engager. Une seule exception : un feu rouge placé à ta droite, sur la voie publique que tu vas emprunter, te l’interdit. Agent qualifié ou feux : si tu es déjà engagé, tu peux sortir du carrefour, sauf feu rouge à ta droite sur la voie que tu empruntes. Par contre, si un carrefour est encombré au point que tu y resterais vraisemblablement immobilisé, tu ne peux pas y entrer, même si les signaux lumineux t’y autorisent : tu gênerais, voire bloquerais, la circulation dans les directions transversales. Même règle devant un passage pour piétons : tu ne t’y engages pas si tu risques d’y rester arrêté. Piège classique. Feu vert + carrefour bouché = tu restes en dehors. Le feu t’autorise à avancer, l’encombrement te l’interdit. Ton feu est vert mais le carrefour est complètement bouché : tu entres ? Au volant d’un camion, cette règle se calcule avec ta longueur : au feu vert, tu n’avances que si la place existe de l’autre côté pour tout ton camion, remorque comprise. Sinon, ton arrière reste en travers du carrefour quand le feu change. Même règle devant un passage à niveau : tu ne t’y engages pas si la circulation est telle que tu risques d’y rester immobilisé, camion en travers des rails. Le rond-point : pourquoi la priorité de droite ne s’y applique pas Définition. Un rond-point est une voirie où la circulation s’effectue en un seul sens autour d’un dispositif central matérialisé. Il est signalé par le panneau sens giratoire (D5), et chaque voie d’accès porte un céder le passage (B1) ou un stop (B5). Le signal du rond-point : trois flèches en cercle, circulation dans un seul sens. Ces panneaux posés à chaque entrée changent tout : celui qui veut entrer cède le passage aux usagers déjà engagés dans l’anneau, qui arrivent donc de sa gauche. Voilà pourquoi la priorité de droite ne s’applique pas dans un rond-point : la signalisation présente aux accès a déjà tranché la question. Mais attention à la formulation exacte du piège : un rond-point sans signalisation est régi par la priorité de droite. Un anneau sans panneau D5 ni céder le passage aux entrées n’est pas un rond-point au sens du code : c’est un simple carrefour. Celui qui tourne dans l’anneau cède alors le passage à celui qui entre par sa droite. Piège classique. Rond-point avec panneaux = priorité à ceux qui sont dedans. Anneau SANS signalisation = retour à la priorité de droite : celui qui circule dans l’anneau cède à celui qui entre par sa droite. Le détail qui tue à l’examen. Un rond-point sans aucune signalisation est régi par… Clignotant au rond-point : entrer ou sortir, ce n’est pas pareil Entrer dans un rond-point est un changement de direction particulier : il n’implique pas l’usage des indicateurs de direction. Le clignotant à l’entrée n’est ni obligatoire ni interdit. En revanche, pour sortir du rond-point, tu dois utiliser ton clignotant droit, comme pour les autres changements de direction. Même logique à l’intérieur d’un rond-point à plusieurs bandes : chaque changement de bande s’annonce au clignotant, et tu cèdes le passage à ceux qui circulent sur la bande que tu rejoins, par exemple quand tu passes de la bande intérieure à la bande extérieure pour sortir. À l’examen. Rond-point : clignotant obligatoire pour SORTIR, pas exigé pour ENTRER. Retiens bien la différence entre l’entrée et la sortie. Priorité de droite, feu vert qui n’est pas un ordre, rond-point qui inverse les réflexes : tu as les trois clés du carrefour. Reste le moment où tu tournes. C’est quoi, un changement de direction ? Définition. Un changement de direction est l’action par laquelle un conducteur souhaite tourner à droite ou à gauche. Le code de la route y range trois actions : tourner à droite ou à gauche pour quitter la chaussée, ranger son véhicule sur le côté gauche d’une chaussée à sens unique, et entrer dans un rond-point ou en sortir. Y entrer n’impose toutefois pas le clignotant. Trois situations différentes, un seul mode d’emploi. Avant tout changement de direction, tu dois : t’assurer que la signalisation routière l’autorise ; t’assurer que la manœuvre peut se faire en toute sécurité, en tenant compte des possibilités de ralentissement de ceux qui te suivent ; prévenir les autres usagers de ton intention et te placer correctement sur la chaussée selon la direction que tu veux suivre ; accorder les priorités nécessaires. À chaque carrefour, le même mode d’emploi : signalisation, sécurité, clignotant, placement, priorités. Le rond-point est un cas à part : y entrer n’impose pas le clignotant, en sortir l’impose. Comment tourner à droite dans les règles ? Le réflexe de base : annoncer, se placer, tourner court. Dans le détail, le conducteur qui tourne à droite doit : indiquer son intention suffisamment à l’avance avec son clignotant droit (un véhicule sans clignotants, comme un vélo, le fait d’un geste du bras), sauf pour l’entrée dans un rond-point ; se coller le plus possible au bord droit de la chaussée, sauf si la configuration des lieux et les dimensions du véhicule l’en empêchent ; dans ce cas, s’assurer qu’il n’est pas en train de se faire dépasser et qu’il ne met pas en danger les autres usagers ; exécuter le mouvement à allure modérée, en tournant aussi court que possible. Tourner à droite : collé au bord droit, virage aussi court que possible. Le virage « court » connaît une exception : quand, sur la chaussée dans laquelle tu t’engages, on peut choisir sa bande ou on roule en plusieurs files, tu peux rejoindre la bande qui convient à ta destination. On choisit sa bande en agglomération, sur une chaussée à sens unique divisée en bandes ou sur une chaussée à deux sens de quatre bandes ou plus (dont au moins deux par sens) ; on roule en files quand la circulation est dense, sur ces mêmes chaussées. Et dans ces situations, sur la chaussée que tu quittes, tu tournes à droite uniquement depuis la bande ou la file de droite. Piège classique. Là où l’on choisit sa bande (en agglomération, sens unique en bandes, ou deux sens avec quatre bandes ou plus) ou quand on roule en files, tu ne tournes à droite que depuis la bande ou la file de droite et à gauche que depuis la bande ou la file de gauche. Mauvaise bande = mauvaise réponse à l’examen théorique. Tourner à droite avec un camion Le code le prévoit noir sur blanc : le conducteur qui tourne à droite peut se porter vers la gauche lorsque la disposition des lieux et les dimensions de son véhicule ou de son chargement ne lui permettent pas de serrer le bord droit. C’est le cas du camion qui doit élargir son virage pour que ses roues arrière ne montent pas sur le trottoir. Ce droit a deux conditions. Avant de te déporter, tu t’assures qu’aucun conducteur qui te suit n’a commencé un dépassement. Et tu ne peux pas mettre en danger ceux qui circulent normalement sur la route que tu quittes. Pendant le mouvement, tu restes à allure modérée et tu surveilles ton flanc droit : en élargissant, tu ouvres un espace où un cycliste peut se glisser. Ton camion ne peut pas tourner à droite en serrant le bord. Que fais-tu ? Comment tourner à gauche (et pourquoi c’est plus délicat) ? Tourner à gauche te fait couper la trajectoire de ceux qui arrivent en face : le code encadre donc davantage. Le conducteur qui tourne à gauche doit : indiquer son intention suffisamment à l’avance avec son clignotant gauche (un véhicule sans clignotants, comme un vélo, le fait d’un geste du bras), sauf pour l’entrée dans un rond-point ; sur une chaussée à deux sens de circulation : se porter vers la gauche, sans gêner les conducteurs venant en sens inverse ; sur une chaussée à sens unique : se coller le plus possible à gauche ; céder le passage aux conducteurs venant en sens inverse sur la chaussée qu’il s’apprête à quitter ; exécuter le mouvement à allure modérée ; aux carrefours, tourner aussi largement que possible, afin d’aborder par la droite la chaussée dans laquelle il s’engage. Même règle de placement que pour la droite : là où l’on choisit sa bande ou quand on roule en files, tu tournes à gauche uniquement depuis la bande ou la file de gauche. Attention, ce placement ne supprime pas le virage large : tu abordes toujours la nouvelle chaussée par sa droite. Une seule exception : si, sur la chaussée dans laquelle tu t’engages, on choisit sa bande ou on roule en files dans ces mêmes conditions, tu peux rejoindre directement la bande qui convient le mieux à ta destination. Tourner à gauche : on se porte vers la gauche, sans gêner ceux qui arrivent en face. Piège classique. Tourner à gauche ne te donne aucune priorité : tu cèdes le passage aux conducteurs qui viennent en face sur la chaussée que tu quittes, clignotant ou pas. Le clignotant informe, il n’autorise rien. Rond-point : clignotant ou pas ? Sortir d’un rond-point constitue un changement de direction ; y entrer aussi. Le code ne traite pourtant pas les deux de la même façon, et c’est là que beaucoup perdent des points : à l’entrée : le clignotant n’est pas obligatoire (et pas interdit non plus) ; à la sortie : le clignotant droit est obligatoire, comme pour les autres changements de direction ; à chaque changement de bande dans l’anneau : clignotant obligatoire aussi. Bonne pratique pour être lisible : enclenche ton clignotant droit dès que tu as dépassé la sortie qui précède la tienne. Ceux qui attendent pour s’engager savent alors exactement ce que tu vas faire. Et souviens-toi de la priorité vue avec les signaux : celui qui veut entrer dans le rond-point cède le passage à ceux qui y circulent déjà. Dans le rond-point, chaque sortie s’annonce au clignotant droit. À l’examen. Le rond-point en une phrase : pas de clignotant obligatoire à l’entrée, clignotant droit obligatoire à la sortie ; pour changer de bande dans l’anneau, clignotant du côté où tu te déplaces. Retiens bien cette distinction. Tu entres dans un rond-point. Le clignotant ? À qui cèdes-tu le passage quand tu tournes ? Dernière règle, celle qui protège les plus vulnérables : le conducteur qui change de direction doit céder le passage aux conducteurs et aux piétons qui circulent sur les autres parties de la même voie publique, comme la piste cyclable ou le trottoir, et aux piétons qui traversent la chaussée sur laquelle il va s’engager. Concrètement : tu tournes à droite et un cycliste continue tout droit sur la piste cyclable ? Il passe avant toi. Tu t’engages dans une rue et un piéton la traverse ? Il passe avant toi. Le clignotant annonce ta manœuvre, il n’efface personne. Aide-mémoire. En changeant de direction, tu cèdes le passage : aux conducteurs et piétons qui circulent sur les autres parties de la même voie publique (piste cyclable, trottoir), et aux piétons qui traversent la chaussée dans laquelle tu t’engages. Priorité de droite, tram, rond-point, carrefour encombré, virage large d’un camion : les réflexes sont posés. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 12, 14.2, 19 et 20.4 (Justel, 10/10/2026) Reprise des leçons « Règles de priorité », « Carrefours et ronds-points » et « Changement de direction » de permis-online.be ## Feux, agents qualifiés et véhicules prioritaires Adresse : https://permis-camion.be/cours/feux-agents-vehicules-prioritaires/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes L’agent qualifié commande : ses injonctions passent avant les feux, les panneaux et les règles générales. Rouge = arrêt à la ligne ; orange fixe = arrêt aussi, sauf si tu ne peux plus t’arrêter en sécurité. Avec un camion lourd, anticipe : il s’arrête moins court. Une flèche dans le feu ne vaut que pour sa direction. Feux bleus et sirène : tu dégages le passage, sinon tu t’arrêtes. Couloir de secours dès que la file se forme. En agglomération, tu laisses partir le bus que tu suis quand il quitte son arrêt, clignotant allumé. Feu vert devant toi, un agent lève le bras : tu passes ou tu t’arrêtes ? Feu vert devant toi, mais un agent lève le bras : si tu passes, c’est une infraction du 3e degré. Voilà le décor. Ce chapitre commence par l’une des questions les plus piégeuses de l’examen théorique : qui commande vraiment au carrefour ? La réponse tient en une idée : l’humain passe avant les machines. Quelques minutes de lecture et tu ne te feras plus jamais avoir. C’est quoi, un agent qualifié ? Définition. Un agent qualifié est un agent de l’autorité désigné par le Roi pour surveiller l’application du code de la route. Il constate les infractions par des procès-verbaux et, quand il porte les insignes de sa fonction, il peut régler la circulation. La conséquence qui change tout : ses injonctions prévalent sur la signalisation routière. Et lors d’un contrôle, tu dois lui présenter ton permis de conduire ou le titre qui en tient lieu. Contrôle d’un agent qualifié : tu présentes ton permis de conduire ou le titre qui en tient lieu. Et si tu n’obéis pas ? Ne pas obtempérer à ses injonctions est une infraction du 3e degré. Ignorer l’injonction d’arrêt donnée par le ou les bras tendus horizontalement ou par un feu rouge balancé transversalement, c’est encore un cran au-dessus : infraction du 4e degré, le plus lourd. Le bras levé verticalement, lui, reste au 3e degré. À l’examen. Ne pas respecter les injonctions d’un agent qualifié = infraction du 3e degré, et du 4e degré pour l’arrêt donné bras tendus ou par le feu rouge balancé. Et sur demande, tu dois lui présenter ton permis de conduire ou le titre qui en tient lieu. Et les gilets fluo qui ne sont pas des agents ? Sur la route, tout le monde ne commande pas. Certaines personnes peuvent te donner des indications que tu dois respecter, sans être des agents qualifiés pour autant : les surveillants ou agents publics habilités ; les capitaines de route ; les chefs de groupe de piétons ou de cavaliers. La limite est nette : elles n’ont pas les pouvoirs d’un agent qualifié et ne dressent pas de procès-verbal. Mais dans les cas prévus par le code, elles peuvent arrêter la circulation avec un disque rond blanc bordé de rouge, et tu t’arrêtes. Piège classique. Capitaine de route, chef de groupe de piétons ou de cavaliers, surveillant habilité : tu dois respecter leurs indications, mais ce ne sont pas des agents qualifiés. Elles peuvent t’arrêter avec leur disque dans les cas prévus, mais ne dressent pas de procès-verbal. Que veulent dire les gestes de l’agent ? D’abord les trois injonctions que le code décrit expressément. Elles demandent toutes une seule et même chose : t’arrêter. Les voici en images. Un seul bras levé bien à la verticale : ARRÊT pour tous les usagers, sauf ceux déjà dans le carrefour, qui doivent l’évacuer. Bras levé verticalement : tous les usagers s’arrêtent. Ceux qui se trouvent déjà à l’intérieur du carrefour l’évacuent dès que possible. Bras tendus à l’horizontale et l’agent te fait face : ARRÊT pour toi (et pour ceux qui voient son dos). Les flux qui le voient de profil, dans l’axe de ses bras, peuvent passer. Un ou les deux bras tendus horizontalement : les usagers placés de face ou de dos par rapport à l’agent s’arrêtent ; ceux qui le voient de profil (dans l’axe de ses bras) peuvent s’engager dans le carrefour pour continuer tout droit, tourner à gauche ou à droite. Un feu rouge balancé de gauche à droite : ARRÊT pour les conducteurs vers qui le feu est dirigé. Balancement transversal d’un feu rouge : arrêt pour les conducteurs vers lesquels le feu est dirigé. C’est la troisième injonction officielle, celle qu’on oublie le plus souvent. L’agent dispose aussi de gestes qui ne figurent pas dans cette liste, dont le sens se comprend de lui-même, et que tu dois suivre : Le bras qui oscille de haut en bas, paume vers le sol : ralentis. Ce n’est pas un ordre d’arrêt. Balancement des bras de haut en bas : réduis ta vitesse. L’avant-bras qui tourne en rond : accélère ou dégage le carrefour. Mouvement rotatif du bras : accélère, passe ou dégage le carrefour pour fluidifier la circulation. Coup de sifflet : il sert d’abord à attirer ton attention sur le geste de l’agent. Regarde-le aussitôt. Piège classique. Le code décrit expressément trois injonctions, et elles signifient toutes « arrêt » : le bras levé, les bras tendus et le feu rouge balancé transversalement. Sa liste n’est pas fermée : tout autre ordre clair de l’agent, comme ralentir ou avancer, s’impose aussi à toi. Cas concret : tu arrives de dos d’un agent, bras tendus à l’horizontale. Tu t’arrêtes, comme si tu voyais sa poitrine. Seuls ceux qui le voient de profil s’engagent. Il peut aussi te parler ou t’afficher un message ? Oui. Les injonctions ne sont pas que gestuelles : les injonctions verbales : un agent qualifié te demande de déplacer ton véhicule ou de dégager une voie de circulation, grâce au mégaphone installé sur son véhicule ; les injonctions textuelles : un message affiché sur un panneau éclairé à l’arrière d’un véhicule de police. Mégaphone sur le véhicule ou message sur panneau éclairé : ce sont aussi des injonctions à part entière. Feu vert mais l’agent dit stop : qui gagne ? L’examen adore ce duel. La réponse tient dans une hiérarchie à quatre étages, à connaître dans l’ordre : L’agent qualifié : l’autorité la plus élevée en matière de régulation du trafic. Ses instructions, gestuelles, verbales ou textuelles, prévalent sur tout autre signal ou règle. Les signaux lumineux : les feux tricolores. Quand ils fonctionnent, ils rendent sans effet les panneaux de priorité placés sur la même voie et passent avant les règles générales ; les autres panneaux (vitesse, interdictions) restent à respecter. Le feu jaune-orange clignotant, lui, ne change rien à la priorité. Les panneaux de signalisation : ils arrivent en troisième position. Les règles générales du code de la route : elles s’appliquent toujours, sauf quand un étage supérieur dit autre chose. Aide-mémoire. La hiérarchie en 4 étages, de haut en bas : Agent, Feux, Panneaux, Règles. Retiens « A-F-P-R » : s’il n’y a pas d’étage au-dessus, tu descends d’un cran. Trois situations classiques à maîtriser : tu es à l’arrêt à un Stop et un agent fait un mouvement rotatif du bras : tu avances, son injonction prévaut sur le panneau ; un cédez le passage à l’entrée du carrefour, mais l’agent te fait signe d’avancer : tu passes, l’agent gagne ; des travaux, un feu temporaire au rouge, et un agent posté de profil, bras tendus dans l’axe de ta voie : tu passes, prudemment, malgré le rouge. À l’examen. Le grand classique : un feu (vert ou rouge) et un agent qui donne l’ordre contraire. La bonne réponse suit toujours l’agent. Ses injonctions écrasent les feux, les panneaux et les règles générales. Le feu passe au vert, mais l’agent au centre du carrefour te fait face, bras levé verticalement. Tu fais quoi ? Retiens l’ordre A-F-P-R et les trois injonctions d’arrêt : tu viens de neutraliser l’un des pièges préférés de l’examen théorique. Reste à lire les feux eux-mêmes. Que dit chaque couleur du feu tricolore ? Les feux tricolores sont ronds. Tu les trouves à droite de la chaussée, parfois répétés à gauche, au-dessus de la chaussée ou de l’autre côté du carrefour. Trois couleurs, trois règles : Feu rouge : interdiction de franchir la ligne blanche d’arrêt. S’il n’y a pas de ligne, interdiction de franchir le feu lui-même ; Feu jaune-orange fixe : interdiction de franchir la ligne d’arrêt, sauf si tu es incapable de t’arrêter dans des conditions de sécurité suffisantes ; Feu vert : tu peux passer. Aide-mémoire. Les 3 couleurs : rouge = stop à la ligne blanche d’arrêt (ou au feu s’il n’y a pas de ligne) ; orange fixe = déjà interdit, sauf si tu ne peux plus t’arrêter en sécurité ; vert = passer. Détail qui compte : si le feu jaune-orange se trouve dans un carrefour, tu ne peux pas traverser en mettant en danger les autres usagers, véhicules comme piétons. Tu traverses uniquement si tu ne mets personne en danger. Un feu tricolore qui présente la silhouette éclairée d’une bicyclette ne concerne que les cyclistes et les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues. S’il affiche en plus la silhouette d’un piéton, il s’applique aussi aux piétons. Dernière chose sur le fonctionnement, dans le texte qui vaut à Bruxelles (la Wallonie et la Flandre l’ont retiré de leur version) : à un carrefour à feux, le feu vert ou le feu jaune-orange apparaît uniquement quand les feux des voies transversales sont rouges. Sur une voie prioritaire signalée par l’un des deux signaux ci-dessous, les feux des voies transversales peuvent toutefois être remplacés par un signal stop dans deux cas : quand les feux protègent un passage pour piétons près d’un carrefour, et quand ils sont placés à un carrefour proche d’un autre carrefour équipé de feux tricolores. Premier signal de voie prioritaire : sur cette voie, les feux des transversales peuvent être remplacés par un stop dans deux cas précis. Second signal de voie prioritaire : même règle. Feu orange fixe devant ta ligne d’arrêt. Tu fais quoi ? Que change une flèche dans le feu ? Quand une couleur du feu (ou toutes) est remplacée par une flèche de la couleur correspondante, la signification reste exactement la même, mais elle ne vaut que pour la direction indiquée par la flèche. Le bon réflexe : demande-toi d’abord pour quelle direction la règle s’applique, ensuite seulement quelle est la couleur. Autre cas très fréquent : en plus du feu tricolore, un ou plusieurs feux à flèche verte s’allument en même temps que le feu rouge ou le jaune-orange. Tu peux alors rouler uniquement dans la direction de la flèche, mais tu dois céder le passage aux conducteurs venant des autres directions et aux piétons. Attention au feu voisin : un feu jaune-orange clignotant avec la silhouette d’un vélo et une flèche, allumé en même temps que ton rouge ou ton orange, ne concerne que les cyclistes et les cyclomoteurs à deux roues : eux peuvent poursuivre dans la direction de la flèche en cédant le passage ; toi, tu restes à l’arrêt. Attends-toi donc à voir des vélos passer à côté de ton camion au rouge. Côté cyclistes, certains panneaux peuvent modifier la signification des feux tricolores en leur faveur. Ces panneaux peuvent modifier la signification des feux tricolores en faveur des cyclistes. Les feux supplémentaires en forme de flèche sont placés en dessous ou à côté du feu vert. Les feux supplémentaires en forme de flèche se placent en dessous ou à côté du feu vert. La flèche verte seule à la sortie du carrefour, c’est quoi ? Tu tournes à gauche dans un carrefour et, à la sortie, une flèche verte orientée vers la gauche s’allume, seule. Ce n’est pas une simple autorisation de tourner : c’est la flèche d’évacuation. Elle signifie que la circulation du sens opposé, par rapport aux conducteurs qui tournent à gauche et qui voient la flèche, est arrêtée par un feu rouge pour faciliter l’évacuation du carrefour. À l’examen. La flèche d’évacuation : une flèche verte vers la gauche, placée seule à la sortie d’un carrefour, indique que le sens opposé est bloqué par un feu rouge pour te laisser évacuer le carrefour. Piège récurrent des questions d’examen théorique : définition à connaître par cœur. Et les feux au-dessus des bandes de circulation ? Au-dessus des bandes de circulation ou de parties de la voie publique, les feux prennent des formes particulières, et chaque forme a sa règle : Feu rouge en forme de croix : sens interdit sur la bande de circulation. Seules exceptions : les véhicules prioritaires en mission urgente et, sur autoroute ou route pour automobiles quand la circulation est fortement ralentie ou arrêtée, les services requis par le parquet ou la police et les dépanneuses qui se rendent sur le lieu d’un incident ; Feu vert en forme de flèche dont la pointe est dirigée vers le bas : sens autorisé sur la bande au-dessus de laquelle le feu est allumé ; Feu orange en forme de flèche oblique pointant vers le bas, clignotant ou non : sens interdit, sauf pour quitter la bande dans le sens indiqué par la flèche. Mêmes exceptions que pour la croix rouge. Aide-mémoire. Au-dessus d’une bande : croix rouge = sens interdit ; flèche verte vers le bas = sens autorisé ; flèche orange oblique vers le bas = tu quittes la bande dans le sens indiqué. Croix rouge allumée au-dessus de ta bande de circulation… Les feux bicolores, c’est pour qui ? Définition. Les feux bicolores sont des feux à deux couleurs, rouge et vert, destinés aux piétons et/ou aux cyclistes. Rouge = interdiction de s’engager sur la chaussée. Vert = autorisation de traverser la chaussée ; le clignotement du feu vert peut annoncer la fin proche de cette autorisation. Quand le feu s’adresse aux piétons, le rouge présente la silhouette éclairée d’un piéton immobile, et le vert celle d’un piéton en marche. Et si la silhouette du piéton est entourée de flèches, le feu est simultanément au vert ou au rouge dans la direction transversale. Feux bicolores destinés aux cyclistes. Les feux blancs des transports en commun Les signaux lumineux spéciaux sont destinés aux véhicules des services réguliers de transport en commun. Ils sont de couleur blanche sur fond noir, sous forme de barres, de cercles ou de triangles, et reprennent la logique des feux classiques : la barre horizontale a la même signification que le feu rouge, donc arrêt ; le cercle a la même signification que le feu jaune-orange fixe : arrêt aussi, sauf si le conducteur ne peut plus s’arrêter en sécurité. Et un cercle clignotant a la même signification qu’un feu orange clignotant ; le triangle sur pointe a la même signification que le feu vert, donc il autorise le passage ; la barre verticale autorise à poursuivre uniquement tout droit ; la barre inclinée à 45 degrés vers la gauche ou la droite autorise à poursuivre vers les directions indiquées par la barre. La barre horizontale : même signification que le feu rouge, donc arrêt. La barre verticale : autorisation de poursuivre uniquement tout droit. Feux clignotants : quand peux-tu passer ? Trois cas à retenir, dont deux au passage à niveau : Feu jaune-orange clignotant : autorisation de franchir le signal en redoublant de prudence ; Deux feux rouges clignotant alternativement à un passage à niveau : interdiction de franchir la ligne d’arrêt ou le signal même ; Un feu blanc clignotant à un passage à niveau : autorisation de franchir le signal. Piège classique. Le feu jaune-orange clignotant t’autorise à franchir en redoublant de prudence, mais il ne modifie pas les règles de priorité. Beaucoup croient qu’il donne la priorité : faux. Aide-mémoire. Passage à niveau : deux feux rouges qui clignotent en alternance = interdiction de franchir ; un feu blanc clignotant = tu peux passer. Tu viens de passer en revue tout ce qui peut s’allumer devant toi : le tricolore et ses flèches, les feux au-dessus des bandes, les bicolores, les signaux blancs des transports en commun et les clignotants. Il reste un dernier volet : les véhicules prioritaires, et ce que tu dois faire quand ils arrivent derrière ton camion. Comment reconnaître un véhicule prioritaire ? Définition. Un véhicule prioritaire est muni d’un ou de plusieurs feux bleus clignotants et d’un avertisseur sonore spécial : la sirène. Les feux bleus sont obligatoires en mission urgente, mais peuvent aussi servir pour une autre mission qui le justifie ; la sirène, elle, n’est utilisée qu’en mission urgente. Police, pompiers, ambulances : tu les repères de loin, et c’est voulu. Ces signaux t’annoncent qu’un véhicule en mission arrive et que la route doit se libérer devant lui. Camion de pompiers et ambulance : deux exemples de véhicules prioritaires. Que faire quand la sirène retentit ? La règle tient en une phrase : dès qu’un véhicule prioritaire s’annonce avec son avertisseur sonore spécial, tu lui cèdes le passage. Et elle s’impose à tout usager, pas seulement aux conducteurs : tu dégages immédiatement le passage ; si c’est impossible, tu t’arrêtes pour le laisser passer. À l’examen. Avertisseur sonore spécial en marche : tout usager dégage immédiatement le passage et, au besoin, s’arrête pour laisser passer. Les feux bleus seuls ne suffisent pas à déclencher cette obligation. Deux précisions qui font gagner des points, et que l’examen adore : tant qu’un véhicule prioritaire ne fait pas fonctionner sa sirène, tu n’as rien à faire de particulier. Un combi de police derrière toi, gyrophare éteint et sirène muette ? Tu continues ta route normalement. Et à l’inverse, la priorité ne s’arrête pas aux feux : arrêté à un feu rouge, sirène derrière toi, tu dégages quand même le passage, en t’écartant avec prudence, sans mettre les autres usagers en danger et sans franchir le feu rouge, sauf si un agent te le demande : seul le véhicule prioritaire peut le franchir. Piège classique. Sirène éteinte, rien de particulier : tu ne t’arrêtes pas, tu ne te déportes pas. C’est l’avertisseur sonore, jamais les feux bleus seuls, qui déclenche ton obligation. Le couloir de secours : comment le former ? Définition. Le couloir de secours est l’espace libre entre deux bandes de circulation que peuvent emprunter les véhicules prioritaires lorsque la nature de leur mission le justifie, ainsi que les services requis par le parquet ou la police et les dépanneuses qui se rendent sur le lieu d’un incident. Il est obligatoire en Belgique depuis le 1er octobre 2020. Le déclencheur, c’est la file, pas la sirène. Dès qu’une file se forme sur une chaussée qui compte au moins deux bandes de circulation dans ton sens, autoroute ou non, tu crées le couloir sans attendre qu’un véhicule d’urgence apparaisse. Concrètement : chaussée à deux bandes : ceux de la bande de gauche serrent à gauche, ceux de la bande de droite serrent à droite. Le couloir se forme au milieu, entre les deux ; chaussée à plus de deux bandes : la bande de gauche serre à gauche, toutes les autres serrent à droite. Le couloir se crée à côté de la bande de gauche. Aide-mémoire. Le couloir de secours se forme toujours entre la bande de gauche et celle directement à sa droite. À 2 bandes : au milieu. À 3 bandes ou plus : à côté de la bande de gauche. Et ce couloir n’est pas un raccourci pour les malins : il est réservé aux véhicules prioritaires en mission, aux services requis par la police ou le parquet et aux dépanneuses qui se rendent sur le lieu d’un incident. Chacun s’écarte, le passage se libère : les secours gagnent de précieuses secondes. Chaussée à 3 bandes ou plus : le couloir de secours se crée… Avec un camion, le couloir de secours demande de l’anticipation : ton véhicule est long et large, il lui faut plus de place et plus de temps pour se décaler. Tu te serres dès que la file se forme, sans attendre d’entendre la sirène, et tu ne bouges plus une fois le couloir ouvert. Te serrer à droite ne t’autorise pas pour autant à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence : elle reste interdite, sauf aux secours et aux dépanneuses dans les cas prévus. Bus, trolleybus et bus scolaires : quand céder le passage ? En agglomération, quand tu roules dans la même direction, tu dois céder le passage à un bus ou un trolleybus qui quitte son point d’arrêt, dès que son conducteur a signalé avec les feux indicateurs de direction qu’il veut se remettre en mouvement. Piège classique. En agglomération, le bus que tu suis et qui met son clignotant pour quitter son arrêt passe avant toi : tu le laisses partir, même si tu étais lancé. Retiens le cadre : la règle vaut en agglomération. En agglomération, tu suis un bus qui allume son clignotant pour quitter son arrêt. Tu… Autre cas : le transport scolaire. Tu le repères à son panneau à fond rétroréfléchissant, placé sur la partie gauche à l’avant et à l’arrière du véhicule. En sa présence : tu redoubles de prudence ; si tous ses feux indicateurs de direction sont en marche, tu ralentis fortement et, au besoin, tu t’arrêtes : ils signalent que des enfants vont embarquer ou débarquer. Le panneau de transport scolaire et ses clignotants ne lui donnent pas, à eux seuls, de priorité pour quitter son arrêt : cette règle est celle de l’autobus ou du trolleybus, en agglomération. Le panneau du transport scolaire : prudence renforcée ; si tous les clignotants fonctionnent, tu ralentis fortement et, au besoin, tu t’arrêtes. Groupes guidés, courses cyclistes, chantiers : quels réflexes ? Un groupe d’enfants, d’écoliers, de personnes handicapées ou de personnes âgées avance sous la conduite d’un guide ? Les règles s’imposent alors à tous les usagers, pas seulement aux conducteurs de véhicules : ne pas couper leur avancée ou leur traversée de la chaussée ; obéir aux indications des surveillants habilités, qui donnent leurs instructions avec un panneau rond blanc à bordure rouge. Une course cycliste croise ta route ? Tu t’écartes, tu dégages la chaussée autant que possible et tu t’arrêtes à l’approche du véhicule d’ouverture, signalé par un drapeau rouge, puis des coureurs, ou de la caravane publicitaire. Tu restes à l’arrêt jusqu’au passage du véhicule de fermeture, signalé par un drapeau vert. Piège classique. Course cycliste : l’arrêt commence au véhicule d’ouverture (drapeau rouge) et ne se termine qu’au passage du véhicule de fermeture. Entre les deux, tu ne repars pas, même si la chaussée semble vide. Tu ne coupes pas un groupe de concurrents participant à une course cycliste, un cortège ou une procession. Pour un groupe de cyclistes, tu obéis aux indications des capitaines de route. Les mêmes règles de prudence valent pour : les colonnes militaires ; les cortèges et processions ; les groupes de piétons, de cyclistes, de motocyclistes ou de cavaliers ; les manifestations culturelles, sportives et touristiques ; les épreuves ou compétitions sportives non motorisées ; le personnel des chantiers établis sur la voie publique. Couper une colonne militaire, un cortège, un groupe de piétons, une manifestation, une procession ou un groupe de coureurs est interdit. Pour tous, y compris les groupes de cyclistes, de motocyclistes ou de cavaliers et les chantiers, tu obéis aux instructions des personnes habilitées, qui t’arrêtent avec le même disque rond blanc à bordure rouge. Agent, feux, véhicules prioritaires, couloir de secours, bus : les réflexes sont posés. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 4, 37, 38, 39, 61, 62 et 62bis (Justel, 10/10/2026) Reprise des leçons « Agents qualifiés », « Feux lumineux » et « Véhicules prioritaires » de permis-online.be ## Marquages au sol Adresse : https://permis-camion.be/cours/marquages-au-sol-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Ligne continue : jamais franchie ; discontinue : franchissable pour dépasser, tourner, changer de bande. Deux lignes côte à côte : celle de ton côté compte. Orange = marquage provisoire de chantier, il prévaut sur le blanc ; jaune discontinu au bord : stationnement interdit. Ligne d’arrêt : tu t’arrêtes à la ligne ; petits triangles : céder le passage. Flèche de sélection : au carrefour, la direction de ta bande est obligatoire. Avec un camion, choisis ta bande tôt. Hachures : ni circuler, ni s’arrêter ; zone avancée vélo : tu t’arrêtes avant la première ligne. Feu rouge, une zone vélo peinte devant toi et des cyclistes qui s’y placent : où arrêtes-tu ton camion, et que surveilles-tu ? À l’examen théorique, le piège est souvent peint au sol. Tout le monde scrute les panneaux, presque personne ne lit la route. Une ligne continue repérée trop tard sur le cliché, et tu réponds « je peux dépasser » là où tout est interdit. Ce langage n’a pourtant que quelques mots : continue, discontinue, jaune, orange. Voici ce que chacun t’autorise et t’interdit. C’est quoi, une marque longitudinale ? Définition. Une marque longitudinale est une ligne tracée au long de la route. Elle peut être continue ou discontinue, et chaque type impose ses propres règles. Cette distinction continue ou discontinue est le socle : tout le reste de la leçon en découle. Ligne continue : pourquoi tu ne la franchis jamais ? La règle tient en deux interdictions : interdiction de la franchir ; interdiction de circuler à sa gauche lorsqu’elle sépare les deux sens de circulation. Pas d’exception pour un véhicule lent, pas de passe-droit sur route déserte : tant qu’elle est continue, c’est fermé. La ligne continue : interdiction de la franchir. Ligne blanche continue entre les deux sens, tracteur lent devant toi. Tu peux dépasser ? Ligne discontinue : quand as-tu le droit de la franchir ? Plus souple, mais pas libre : interdiction de la franchir sauf pour quatre manoeuvres : dépasser ; tourner à gauche ; faire demi-tour ; changer de bande de circulation. La ligne discontinue : franchissable pour quatre manoeuvres précises. Aide-mémoire. Continue = tu ne franchis pas. Discontinue = franchissable pour 4 manoeuvres : dépasser, tourner à gauche, faire demi-tour, changer de bande. Et si les traits deviennent plus courts et rapprochés ? Une ligne continue va suivre. Piège classique. Des traits discontinus plus courts et rapprochés annoncent une ligne continue. Ils n’interdisent pas encore de dépasser, mais ne commence un dépassement que si tu peux le terminer avant la ligne continue, sans danger. Avec un camion, c’est rarement le cas. Une continue et une discontinue côte à côte : laquelle compte pour toi ? Une continue et une discontinue peuvent être juxtaposées, tracées l’une à côté de l’autre. La règle : tu tiens compte uniquement de la ligne située de ton côté ; les règles vues plus haut s’appliquent en fonction de cette ligne. Et si tu as franchi ces lignes pour dépasser, du côté de la discontinue, tu peux les franchir à nouveau pour reprendre ta place. Ligne continue et ligne discontinue juxtaposées : seule la ligne située du côté du conducteur compte. Piège classique. Continue et discontinue juxtaposées : seule la ligne de TON côté compte. Sur un cliché d’examen, regarde d’abord de quel côté roule le véhicule de la question. La voie des bus et des trams : qui peut y rouler ? Deux marquages réservent une voie aux transports en commun, et l’examen adore te les faire confondre : lignes continues d’un côté, traits discontinus de l’autre. Le site spécial franchissable : de larges lignes continues Définition. Le site spécial franchissable est une voie réservée aux véhicules de transport en commun, délimitée par une ou deux larges lignes blanches continues. Contrairement à la continue classique, elle peut être franchie sous certaines conditions, en toute sécurité. Le signal BUS/TRAM est répété à chaque carrefour. Les mots « Bus, Tram » peuvent être marqués au sol ; si les taxis sont admis, le mot « TAXI » figure sur le signal F18 ou sur un panneau additionnel. Le signal BUS/TRAM (F18) annonce le site spécial franchissable ; il est répété à chaque carrefour. D’autres véhicules peuvent y être admis si leur symbole figure sur le signal F18 lui-même ou sur un panneau additionnel. De haut en bas : les cycles ; les cyclomoteurs ; les motocyclettes ; les véhicules de transport de passagers de plus de 8 places assises, en plus du conducteur ; les véhicules des déplacements domicile-travail : panneau rétroréfléchissant obligatoire, bien visible sur la partie gauche, à l’avant et à l’arrière. La bande bus : de larges traits discontinus et le mot « BUS » De larges traits discontinus (ou, depuis 2023, un damier de carrés blancs) à l’intérieur desquels le mot « BUS » est inscrit délimitent la bande bus, réservée aux véhicules des services réguliers de transport en commun. Les autres catégories (taxis, transport scolaire, cyclistes…) n’y sont admises que si le signal F17 ou un panneau additionnel les mentionne ; seuls les taxis et le transport scolaire y restent autorisés sans mention, jusqu’au 31 mai 2027 en Wallonie et à Bruxelles, jusqu’au 1er janvier 2027 en Flandre. Signal routier et mot « BUS » sont répétés à chaque carrefour. Le mot « BUS » au sol et le signal bleu F17 signalent la bande réservée aux bus. Et toi ? Tu peux y rouler dans deux cas : pour contourner un obstacle sur la chaussée ; pour changer de direction à l’approche immédiate d’un carrefour. Et tu peux la traverser dans un carrefour, ou pour rejoindre ou quitter une propriété ou un emplacement de stationnement situé le long de la bande bus. À l’examen. Bande bus (larges traits discontinus, « BUS » au sol) : tu y roules pour contourner un obstacle ou pour changer de direction juste avant un carrefour ; tu la traverses au carrefour, ou pour une propriété ou un stationnement le long de la bande. Si une réponse propose de dépasser ou de gagner du temps, elle est fausse. La paire à retenir : larges lignes continues = site spécial franchissable, larges traits discontinus = bande bus. Heures de pointe et piste cyclable : les lignes que tu confonds Deux autres marquages discontinus à connaître : une ligne discontinue à traits plus rapprochés et plus longs délimite une bande réservée à la circulation durant les heures de pointe ; deux lignes blanches discontinues parallèles, d’une largeur insuffisante pour la circulation d’un véhicule automobile, délimitent une piste cyclable. Bande réservée aux heures de pointe. La piste cyclable : deux lignes discontinues parallèles. Sur la piste cyclable, les utilisateurs, peu importe leur nature, ne peuvent ni se gêner, ni se mettre mutuellement en danger, ni être imprudents envers les autres usagers. Des clous orange sur la route, ça veut dire quoi ? Pendant des travaux ou un chantier temporaire, des marques provisoires canalisent la circulation : des « clous » de couleur orange : ligne continue provisoire : des clous orange placés à des distances courtes et régulières ; ligne discontinue provisoire : des clous orange placés en groupes, chaque groupe séparé du suivant par une distance sensiblement plus grande que celle entre les clous. La lecture des clous orange : à intervalles réguliers, ils valent ligne continue ; par groupes espacés, ligne discontinue. Elles ont la même signification et imposent les mêmes règles que les lignes blanches correspondantes, et elles prévalent sur les marques blanches tracées au même endroit. Les marques provisoires orange d’un chantier prévalent sur les lignes blanches. Des clous orange remplacent les lignes blanches dans une zone de chantier. Tu suis : Comment reconnaître le bord de la chaussée ? Dernière famille : les marques du bord de la route, réel ou fictif. Le bord réel peut être marqué par : une ligne blanche continue, qui rend plus visible le bord de la route, le trottoir ou un accotement ; une ligne jaune discontinue, tracée sur le bord réel, la bordure du trottoir ou un accotement en saillie : elle indique aussi l’interdiction d’y stationner. La ligne blanche continue marque le bord réel de la chaussée et le rend plus visible. La ligne jaune discontinue se trace sur la bordure ou le bord réel : stationner le long de ce marquage est interdit. Le bord fictif, lui, est une large ligne blanche continue : la partie au-delà est réservée à l’arrêt et au stationnement, sauf sur les autoroutes et les routes pour automobiles. Une ligne transversale blanche continue peut en indiquer le début et la fin. Continue fermée, discontinue à quatre manoeuvres, orange qui écrase le blanc, jaune qui interdit le stationnement. Reste à voir les marques qui barrent ta route. C’est quoi, une marque transversale ? Définition. Une marque transversale est une ligne tracée perpendiculairement ou parallèlement à la chaussée. Elle t’indique où marquer l’arrêt, ou à quel endroit d’autres usagers traversent. « Perpendiculairement OU parallèlement » : non, ce n’est pas une coquille. La plupart de ces marques barrent ta bande, perpendiculaires au bord de la chaussée : la ligne d’arrêt, les triangles, la traversée des cyclistes. Une seule est faite de bandes parallèles à l’axe de la route : le passage pour piétons. L’idée reste la même : une marque transversale gère ce qui se passe en travers de ta route, les arrêts et les traversées. La ligne blanche continue en travers : où t’arrêtes-tu exactement ? Une ligne blanche continue tracée perpendiculairement au bord de la chaussée, c’est une ligne d’arrêt. Le programme est dans le nom : tu dois marquer l’arrêt au niveau de cette ligne, puis céder le passage au besoin. Cette ligne ne travaille jamais seule : elle accompagne un signal « stop » ou un signal lumineux de circulation. Le partage des rôles est simple : le signal te dit quand t’arrêter, la ligne te dit où. La ligne d’arrêt accompagne un signal stop ou un signal lumineux : l’arrêt se marque au niveau de la ligne. À l’examen. La ligne d’arrêt n’est jamais seule : elle est accompagnée d’un signal stop ou d’un signal lumineux de circulation. Et l’arrêt se marque au niveau de la ligne, sans la franchir. Les petits triangles blancs : tu t’arrêtes ou pas ? Deuxième marque, toujours tracée perpendiculairement au bord de la chaussée : une ligne constituée de petits triangles blancs. Elle indique l’endroit où il faut s’arrêter pour céder le passage si nécessaire. Elle accompagne un signal « céder le passage ». Toute la différence avec la ligne d’arrêt tient dans le « si nécessaire ». Devant la ligne pleine, l’arrêt se marque. Devant les triangles, tu ne t’arrêtes que si tu dois laisser passer quelqu’un. La voie est libre ? Tu passes sans marquer l’arrêt. Les triangles blancs au sol accompagnent le signal céder le passage : ils marquent l’endroit où s’arrêter s’il faut céder. Piège classique. Des triangles blancs, ce n’est pas un stop : tu ne t’arrêtes que si c’est nécessaire pour céder le passage. Confondre les deux, c’est la faute toute bête qui coûte des points. Des petits triangles blancs sont peints en travers de la chaussée. Ça annonce : Carrés et parallélogrammes : qui traverse ici ? Troisième marque : deux lignes blanches constituées de carrés ou de parallélogrammes, tracées perpendiculairement au bord de la chaussée. Elles délimitent les passages que les bicyclettes et les cyclomoteurs à deux roues doivent utiliser pour traverser la chaussée. Deux lignes de carrés blancs en travers de la route : le passage que les bicyclettes et cyclomoteurs à deux roues doivent utiliser pour traverser. Piège classique. Carrés ou parallélogrammes en travers de la route : c’est la traversée des vélos et des cyclomoteurs, pas un passage pour piétons. Le passage pour piétons, lui, est fait de larges bandes parallèles à l’axe de la chaussée. Le passage pour piétons : à quoi le reconnais-tu ? Dernière marque transversale, la plus connue de toutes : plusieurs lignes blanches larges, parallèles à l’axe de la chaussée. C’est un passage pour piétons. La géométrie départage tout : les bandes du passage pour piétons sont couchées dans le sens de la route, celui où roulent les voitures. Le piéton traverse perpendiculairement, de bande en bande. L’inverse exact de la traversée des cyclistes et de ses deux lignes de carrés. Aide-mémoire. Les 4 marques transversales : ligne pleine = ligne d’arrêt (stop ou feu) ; petits triangles = céder le passage ; carrés ou parallélogrammes = traversée des vélos et cyclomoteurs à deux roues ; larges bandes parallèles à l’axe = passage pour piétons. Quatre marques, quatre réponses à « je m’arrête où ? ». Reste à voir les flèches, les hachures et les zones réservées. Flèches de sélection : quelle bande choisir avant le carrefour ? Tu les vois à l’approche des carrefours : des flèches blanches peintes sur les bandes de circulation. Elles t’indiquent la bande à suivre en fonction de la direction que tu vas emprunter après le carrefour. Le point qui piège : au carrefour, tu dois suivre la direction (ou l’une des directions) indiquée sur la bande où tu te trouves. Avant le carrefour, tu peux encore changer de bande si la ligne est discontinue, en mettant ton clignotant et en cédant le passage ; une fois au carrefour, c’est la flèche de ta bande qui décide. Avant le carrefour, chaque bande porte sa flèche de sélection : au carrefour, tu suis la direction indiquée sur ta bande. Au carrefour, ta bande porte une flèche vers la droite, mais tu veux aller tout droit. Tu fais quoi ? Flèches de rabattement : pourquoi tu dois te rabattre ? Elles aussi sont blanches, mais leur message est tout autre : elles annoncent l’approche d’une ligne continue et la réduction du nombre de bandes de circulation qui peuvent être utilisées dans le sens que tu suis. Traduction : la route se referme devant toi. Si tu restes sur ta bande, tu vas te retrouver coincé derrière une ligne infranchissable. Rabats-toi. Les flèches annoncent la ligne continue : le nombre de bandes utilisables diminue, rabats-toi. Aide-mémoire. Deux flèches, deux messages : flèche de sélection = choisis ta bande avant le carrefour et suis sa direction ; flèche de rabattement = une ligne continue arrive et il te reste moins de bandes, rabats-toi. Que t’indiquent les inscriptions blanches sur la chaussée ? La route te parle parfois en toutes lettres. Ces inscriptions blanches, la plupart du temps écrites en lettres, indiquent : la bande de circulation à prendre pour suivre une direction ; une zone d’arrêt d’autobus, de trolleybus ou de trams. Piège classique. Une inscription en toutes lettres peinte en blanc sur la chaussée peut marquer une zone d’arrêt d’autobus, de trolleybus ou de trams : le stationnement y est interdit. Ne confonds pas avec le mot BUS placé entre de larges traits discontinus, qui délimite une bande bus réservée. La question tombe régulièrement à l’examen théorique. Une inscription au sol près d’un arrêt : la zone d’arrêt des bus, trolleybus ou trams. Stationnement interdit. Hachures blanches obliques : pourquoi c’est zone interdite ? Définition. Un îlot directionnel ou une zone d’évitement est une zone marquée sur la chaussée par des lignes parallèles obliques de couleur blanche. Il est interdit d’y circuler, de s’y arrêter ou d’y stationner. Retiens le triple interdit : ni circuler, ni s’arrêter, ni stationner. Pas deux minutes, pas « juste pour déposer quelqu’un ». Ces hachures ne sont pas une bande de circulation en plus, ni un parking improvisé. Îlot directionnel aux hachures blanches : ni circulation, ni arrêt, ni stationnement. Le damier blanc : à qui est réservé cet espace ? Des carrés blancs disposés en damier délimitent un espace réservé aux véhicules de transport en commun sur un site spécial franchissable, l’espace qui relie ces sites entre eux ou en marque le début ou la fin, et aussi un passage à niveau. Le damier blanc peut délimiter un site spécial franchissable, une liaison entre ces sites, leur début ou leur fin, ou un passage à niveau. À l’examen. Damier blanc = site spécial franchissable des transports en commun (ou liaison, début ou fin de ce site), ou passage à niveau. Il est interdit d’y arrêter ou d’y stationner. Zone avancée pour cyclistes : où t’arrêtes-tu au feu rouge ? À certains feux, les vélos passent devant les voitures. La zone avancée pour cycles et cyclomoteurs à deux roues est une zone où aboutit une piste cyclable, délimitée par deux lignes blanches d’arrêt, avec un symbole de bicyclette blanc dessiné sur la chaussée. Elle indique où les cyclistes et les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues peuvent se ranger pour attendre au feu rouge. Piège classique. Zone avancée vélo au feu rouge : il y a deux lignes d’arrêt, mais TA ligne est la première. Pendant que le feu est rouge, les autres conducteurs s’arrêtent devant la première ligne d’arrêt : s’avancer jusqu’à la seconde, réservée aux cycles et cyclomoteurs, est une faute. La zone avancée au feu : les vélos attendent devant, les autres conducteurs s’arrêtent devant la première ligne. Feu rouge : un vélo blanc est peint au sol entre deux lignes d’arrêt devant toi. En camion, tu t’arrêtes : Au volant d’un camion, la zone avancée pour cyclistes demande un réflexe de plus : les cyclistes s’y placent juste devant ta cabine, là où tu vois mal depuis ton siège en hauteur. Avant de redémarrer au vert, tu vérifies tes rétroviseurs avant et latéraux, et tu laisses partir les vélos. Bandes de sélection vélo et stationnement : le reste à connaître Autre marquage vélo, à ne pas confondre avec la zone avancée : les bandes de sélection pour cycles et cyclomoteurs à deux roues. Elles se trouvent à l’approche d’un carrefour et peuvent être délimitées par des lignes continues blanches. Le symbole de la bicyclette et la flèche indiquant la direction à suivre sont marqués en blanc sur la chaussée. Ces bandes sont réservées aux cyclistes et aux conducteurs de cyclomoteurs à deux roues : il est interdit aux autres conducteurs d’y circuler. Et les places de stationnement ? Rien de piégeux pour finir : elles sont souvent délimitées par des marques blanches qui te montrent où ranger ton véhicule. Les places de stationnement sont souvent délimitées par des marques blanches. À l’examen. Presque toutes les autres marques se résument à une interdiction : y circuler, s’y arrêter ou y stationner. Quand tu hésites devant un cliché, cherche laquelle des trois s’applique à la marque en question. Lignes, flèches, hachures, damiers, zones vélo : tu sais lire la route et où ton camion ne va pas. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 72 à 77 (Justel, 10/10/2026) Reprise des leçons « Lignes continues et discontinues », « Marques transversales » et « Autres marques au sol » de permis-online.be ## Les vitesses du camion Adresse : https://permis-camion.be/cours/vitesses-du-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Plus de 3,5 tonnes : 90 km/h au plus sur autoroute et, hors agglomération, sur les routes à 2 × 2 bandes séparées par un terre-plein. Plus de 7,5 tonnes : 60 km/h au plus, sauf sur autoroute et sur les routes hors agglomération à 2 bandes ou plus par sens (en Flandre, si les sens sont séparés par des marques au sol, seulement avec un signal C43 à 90). En agglomération : 50 km/h en Wallonie et en Flandre, 30 km/h à Bruxelles, comme tout le monde. Les camions de plus de 3,5 tonnes sont bridés à 90 km/h par un limiteur de vitesse. Un signal qui impose une vitesse plus basse s’applique toujours. Sur une nationale wallonne à une bande par sens, limitée à 90, ton camion de 19 tonnes ne dépasse pas 60. Pourquoi ? Un camion n’a pas les mêmes limitations de vitesse qu’une voiture. Le code de la route lui en fixe de plus basses selon sa masse maximale autorisée : 3,5 tonnes et 7,5 tonnes sont les deux seuils à connaître. Et comme le code dépend de la Région, certains chiffres changent entre Wallonie, Bruxelles et Flandre. On part de l’autoroute, puis on descend vers les petites routes et l’agglomération. Quelle vitesse sur l’autoroute ? Définition. Sur les autoroutes, la vitesse des véhicules et ensembles dont la masse maximale autorisée dépasse 3,5 tonnes est limitée à 90 km/h, dans les trois Régions. La même limite vaut sur les routes hors agglomération à quatre bandes ou plus, deux par sens, séparées autrement que par des marques au sol. Les voitures y roulent à 120 km/h ; le camion de plus de 3,5 tonnes reste à 90 km/h. C’est aussi la vitesse à laquelle son limiteur de vitesse le bride : les véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes sont équipés d’un limiteur réglé à 90 km/h. Sur l’autoroute, à quelle vitesse au plus roule un camion de 7 tonnes ? Et hors agglomération, sur les autres routes ? Définition. Les véhicules de plus de 7,5 tonnes de masse maximale autorisée sont limités à 60 km/h, sauf sur les autoroutes et sur les routes hors agglomération à deux bandes ou plus par sens, séparées par un terre-plein ou par des marques au sol (en Flandre, pour ces dernières, seulement si un signal C43 y fixe 90 km/h). Hors agglomération, sur une route ordinaire, c’est donc 60 km/h au plus. Pour un camion de plus de 3,5 tonnes mais pas plus de 7,5 tonnes, c’est la limite générale de la Région qui s’applique sur ces routes : Hors agglomération, route ordinaire | Wallonie | Bruxelles | Flandre | Limite générale (jusqu’à 7,5 t) | 90 km/h (70 km/h sur une chaussée à voie centrale) | 70 km/h | 70 km/h (90 km/h si un signal C43 le permet) | Plus de 7,5 t | 60 km/h | 60 km/h | 60 km/h | Sur une route hors agglomération à deux bandes par sens séparées par des marques au sol, le camion de plus de 7,5 tonnes n’est pas limité à 60 km/h en Wallonie et à Bruxelles : il suit la limite de la route, 90 km/h en Wallonie, 70 km/h à Bruxelles. En Flandre, il n’y roule à 90 km/h que si un signal C43 fixe cette limite ; sans ce signal, il reste à 60 km/h. Piège classique. Le panneau de 90 km/h au bord d’une nationale à une bande par sens ne vaut pas pour toi si ton camion dépasse 7,5 tonnes : tu restes à 60 km/h. Seule une limite plus basse affichée par un signal s’impose aussi à toi. Hors agglomération, sur une route ordinaire à une bande par sens, à quelle vitesse au plus roule un camion de 18 tonnes ? Et en agglomération ? En agglomération, le camion suit la même limite que les autres véhicules : 50 km/h en Wallonie et en Flandre, 30 km/h en Région de Bruxelles-Capitale. Un signal C43 peut imposer une limite plus basse ou permettre une limite plus haute sur certaines voies ; un camion de plus de 7,5 tonnes reste alors à 60 km/h au plus. À l’examen. Lis la masse du véhicule dans l’énoncé. Plus de 3,5 tonnes : 90 km/h sur autoroute. Plus de 7,5 tonnes : 60 km/h sur les routes ordinaires hors agglomération. Puis regarde la Région quand l’énoncé la donne. Aide-mémoire. Plus de 3,5 tonnes : 90 sur autoroute. Plus de 7,5 tonnes : 60 sur les routes ordinaires hors agglomération. En ville : 50, ou 30 à Bruxelles. Une limite plus basse affichée l’emporte toujours. Deux seuils de masse, deux chiffres, et la Région quand elle change la limite générale : tu as les vitesses du camion. Le sprint de révision ci-dessous te les remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), article 11, versions wallonne, bruxelloise et flamande (Justel, 10/10/2026) Arrêté royal du 15 mars 1968, article 77 (limiteur de vitesse) ## Place sur la route et distances entre camions Adresse : https://permis-camion.be/cours/distances-et-place-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Hors agglomération, les véhicules de plus de 7,5 tonnes de masse maximale autorisée ou de plus de 7 m gardent au moins 50 m entre eux. Sur les ponts, les véhicules de plus de 7,5 tonnes gardent au moins 15 m entre eux. Sur une autoroute à 3 bandes ou plus par sens, plus de 3,5 tonnes : seulement les deux bandes de droite. Sur autoroute, jamais sous 70 km/h, sauf signal. Comme tout conducteur, le camion se tient le plus près possible du bord droit. Sur un pont en ville, 15 m au moins entre poids lourds ; hors agglomération, même sur un pont, ce sont 50 m. Et un camion de 6 tonnes peut être concerné : sais-tu pourquoi ? Un poids lourd prend de la place, et il en laisse. Le code de la route lui impose de garder ses distances avec les autres camions et de rester à droite sur les grandes autoroutes. Les règles de distance visent surtout les véhicules lourds ou longs, et l’examen théorique C les demande avec leurs chiffres exacts. Quelle distance entre deux camions ? Définition. En dehors des agglomérations, les conducteurs de véhicules et ensembles de plus de 7,5 tonnes de masse maximale autorisée, ou de plus de 7 m de long, maintiennent entre eux un intervalle d’au moins 50 m. Cet intervalle laisse aux voitures la place de se rabattre entre deux camions après un dépassement, et donne à chaque chauffeur la marge de freinage dont son véhicule lourd a besoin. Sur les ponts, les véhicules et ensembles de plus de 7,5 tonnes de masse maximale autorisée gardent au moins 15 m entre eux, en agglomération comme en dehors. Ce n’est pas une distance réduite : hors agglomération, sur un pont, les 50 m restent dus. Et hors agglomération, des véhicules qui font un trajet de conserve (en convoi) gardent aussi au moins 50 m entre eux. Piège classique. Les 50 m visent les véhicules de plus de 7,5 tonnes OU de plus de 7 m de long : un véhicule plus léger mais long y est soumis aussi. Les 15 m sur les ponts, eux, ne visent que les plus de 7,5 tonnes. Hors agglomération, avec ton camion de 19 tonnes, tu suis un autre camion de 30 tonnes. Quel intervalle minimum gardes-tu ? Et la distance avec n’importe quel véhicule ? En plus de ces intervalles chiffrés, tout conducteur garde, compte tenu de sa vitesse, une distance de sécurité suffisante avec le véhicule qui le précède, et doit toujours pouvoir s’arrêter devant un obstacle prévisible. Un camion chargé freine sur une plus longue distance : il lui faut plus de marge. Quelles bandes sur l’autoroute ? Définition. Quand la chaussée d’une autoroute compte trois bandes ou plus dans le sens suivi, les véhicules et ensembles de plus de 3,5 tonnes de masse maximale autorisée, les autobus et les autocars n’empruntent que l’une des deux bandes situées du côté droit, sauf pour suivre les signaux F13 et F15 de présélection. Sur une autoroute à deux bandes par sens, la règle ne joue pas : le camion peut dépasser sur la bande de gauche, s’il en a le droit. Sur toute autoroute, aucun conducteur ne roule sous 70 km/h, sauf limite plus basse imposée par un signal C43. Il adapte quand même sa vitesse aux circonstances. À l’examen. Compte les bandes dans le sens où tu roules. Trois ou plus : ton camion de plus de 3,5 tonnes reste sur les deux de droite. Deux : il peut utiliser la bande de gauche pour dépasser. Autoroute à 3 bandes dans ton sens. Ton camion de 12 tonnes peut-il rouler sur la bande de gauche ? Où se placer sur la chaussée ? Comme tout conducteur, le chauffeur de camion se tient le plus près possible du bord droit de la chaussée. Quand il a suivi les signaux de présélection F13 et F15, il reprend sa place à droite dès que les circonstances le permettent. Aide-mémoire. 50 m entre camions hors agglomération (plus de 7,5 t ou plus de 7 m), 15 m sur les ponts (plus de 7,5 t), les deux bandes de droite sur une autoroute à trois bandes (plus de 3,5 t), jamais sous 70 km/h sur autoroute. Garder ses distances et sa droite : le camion se fait discret sur la route. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 9.3, 18 et 21 (Justel, 10/10/2026) ## Dépasser et croiser avec un camion Adresse : https://permis-camion.be/cours/depasser-croiser-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Dépasser se fait par la gauche : clignotant à temps, écart suffisant, retour à droite dès que possible. Par la droite dans 3 cas seulement : véhicule qui a annoncé qu’il tourne ou se gare à gauche et s’est porté à gauche, tram. Pluie sur autoroute, route pour automobiles ou route à 4 bandes : dépassement interdit aux camions de transport de choses de plus de 7,5 t, sauf d’un tracteur agricole ou d’un véhicule sur la bande des véhicules lents. On te dépasse par la gauche : tu serres à droite et tu n’accélères pas. Croiser se fait à droite, avec une distance latérale suffisante ; voie entravée de ton côté : c’est toi qui cèdes. Il pleut sur l’autoroute, un camion lent devant toi : peux-tu le dépasser avec ton 19 tonnes ? Aucune manœuvre n’est plus encadrée que le dépassement. Une définition précise, des étapes imposées, trois exceptions et une liste d’interdictions longue comme une autoroute. Résultat : c’est un des terrains de pièges préférés de l’examen théorique. La bonne nouvelle : tout se range dans une logique simple. Gauche pour dépasser, droite pour rouler. C’est quoi un dépassement (et qu’est-ce qui n’en est pas un) ? Définition. Le dépassement, c’est doubler un véhicule qui circule dans le même sens que toi sur la voie publique. Sens opposé = croisement, même sens = dépassement. Chaque mot de cette définition compte, surtout « qui circule ». Le code de la route belge exclut en effet trois situations qui ressemblent à un dépassement sans en être un : doubler un véhicule à l’arrêt : le véhicule ne circule pas, ce n’est en principe pas un dépassement, sauf le tram arrêté pour ses voyageurs ; rouler plus vite que la file d’à côté pour suivre les signaux de sélection de bandes (les panneaux bleus à flèches placés au-dessus des bandes) : pas un dépassement non plus. Exception : à l’approche d’un passage pour piétons ou d’un passage pour cyclistes et conducteurs de cyclomoteurs à deux roues, là où la circulation n’est pas réglée par un agent qualifié ou par des signaux lumineux, la manœuvre compte bien comme un dépassement ; le filtrage des motards : circuler entre deux bandes ou deux files plus vite que des véhicules immobilisés ou roulant lentement, sans dépasser 50 km/h ni rouler plus de 20 km/h plus vite qu’eux. Les signaux de sélection de bandes : suivre la flèche de sa bande, même plus vite que la file voisine, n’est pas un dépassement. Piège classique. Doubler un véhicule à l’arrêt n’est pas un dépassement au sens du code de la route. Quand une question parle d’un véhicule à l’arrêt, les règles et interdictions du dépassement ne s’appliquent pas, sauf pour le tram arrêté pour ses voyageurs et pour le véhicule qui s’arrête devant un passage pour piétons ou cyclistes non réglé. Définition. Le filtrage des motards : un motocycliste peut remonter entre deux bandes ou deux files sans que ce soit un dépassement, s’il roule à 50 km/h au maximum, pas plus de 20 km/h plus vite que les véhicules sur ces bandes, immobilisés ou roulant lentement. Comment dépasser dans les règles ? La règle de base tient en une phrase : le dépassement s’effectue par la gauche. Autour de ce principe, trois étapes obligatoires : vérifie d’abord que la voie est libre assez loin, que personne derrière toi n’a commencé à te dépasser, que tu pourras te rabattre sans gêner et que la manœuvre sera très courte. Avec un camion, ce dernier point élimine bien des dépassements. Puis indique ton intention suffisamment à temps avec le clignotant gauche (ou un geste du bras gauche si ton véhicule n’a pas de clignotants), puis décale-toi vers la gauche. L’indication doit cesser une fois le déplacement latéral effectué ; écarte-toi autant que nécessaire du conducteur que tu dépasses. Si la largeur de la chaussée ne permet pas de dépasser aisément, tu peux emprunter l’accotement de plain-pied, à condition de ne pas mettre en danger les usagers qui s’y trouvent ; reprends ta place à droite dès que possible, après l’avoir indiqué (clignotant ou bras). Exception : tu peux rester à gauche pour enchaîner un nouveau dépassement sur une chaussée à deux sens divisée en quatre bandes ou plus (en restant sur les bandes de ton sens) ou sur une chaussée à sens unique. Clignotant à temps, écart suffisant, retour à droite dès que possible : le trio du dépassement réussi. Quand as-tu le droit de dépasser par la droite ? Dans trois cas seulement, à connaître par cœur : pour dépasser un véhicule dont le conducteur a annoncé qu’il tourne à gauche et s’est porté à gauche pour le faire ; pour dépasser un véhicule dont le conducteur a annoncé qu’il va se ranger sur le côté gauche de la voie publique, pour s’arrêter ou stationner, et s’est porté à gauche ; pour dépasser les véhicules sur rails qui empruntent la chaussée (le tram, en mouvement ou à l’arrêt). Le tram mérite deux phrases de plus, car sa logique est inversée : le tram se dépasse par la droite. Le dépasser par la gauche redevient possible quand la droite est impraticable : passage trop étroit, véhicule à l’arrêt ou en stationnement, obstacle fixe, et à condition de ne pas gêner ni mettre en danger les usagers qui viennent en sens inverse. Sur une chaussée à sens unique, la gauche est aussi permise si la circulation le justifie. Le véhicule qui précède a annoncé qu’il tourne à gauche et s’est porté à gauche : tu le dépasses par la droite. À l’examen. Les 3 cas où tu dépasses par la droite : un véhicule qui a annoncé qu’il tourne à gauche et s’est porté à gauche, un véhicule qui fait de même pour se garer à gauche, un tram. Une règle à maîtriser. Le véhicule devant toi a mis son clignotant gauche et s’est porté à gauche pour tourner. Tu peux le dépasser par la droite ? Où le dépassement par la gauche est-il interdit ? La liste est longue, mais elle suit une logique : dès que la visibilité, le marquage, un carrefour ou un usager vulnérable rend la manœuvre risquée, elle est interdite. Tu ne peux pas dépasser par la gauche : quand tu ne peux pas apercevoir les usagers venant en sens inverse à une distance suffisante pour dépasser sans risque d’accident ; à l’approche du sommet d’une côte et dans les virages quand la visibilité est insuffisante, sauf si tu peux dépasser sans franchir la ligne blanche continue qui délimite la partie de la chaussée réservée au sens inverse ; en franchissant une ligne blanche continue ; sur un passage à niveau signalé par une croix de Saint-André (les croix rouge et blanc plantées au passage), sauf s’il est muni de barrières ou si la circulation y est réglée par des signaux lumineux ; dans les carrefours à priorité de droite (sauf un cycliste) ; dans les carrefours, quand tu dois toi-même céder le passage (signal céder le passage, stop, ou débouché d’un chemin de terre) ; quand le conducteur devant toi dépasse lui-même un véhicule autre qu’une bicyclette, un cyclomoteur à deux roues ou une motocyclette à deux roues, si la chaussée compte moins de trois bandes dans ton sens ; quand le véhicule que tu veux dépasser s’approche d’un passage pour piétons ou d’un passage pour cyclistes et conducteurs de cyclomoteurs à deux roues, ou s’y arrête, là où la circulation n’est pas réglée par un agent qualifié ou par des signaux lumineux ; sur un dispositif surélevé (plateau, ralentisseur). Attention : l’interdiction liée à la visibilité sur ceux qui arrivent en face et celle de la ligne continue valent pour tout dépassement. Les autres visent le dépassement d’un véhicule attelé, d’un deux-roues à moteur ou d’un véhicule à plus de deux roues : un cycliste peut encore être dépassé, avec prudence. Deux interdictions supplémentaires visent les poids lourds : celle des jours de pluie et celle des trains de véhicules longs et lourds. Elles sont expliquées en détail dans la section suivante. Aide-mémoire. Dépasser par la gauche est interdit quand : la visibilité manque (côte, virage, sens inverse invisible), une ligne blanche continue doit être franchie, un passage à niveau sans barrières ni feux arrive, le carrefour est à priorité de droite ou te demande de céder le passage, un passage pour piétons ou cyclistes non réglé approche, ou sur un dispositif surélevé. Les interdictions propres aux camions Deux règles du code ne visent que les véhicules lourds. Par temps de pluie (en cas de précipitations), sur les autoroutes, les routes pour automobiles et les routes à quatre bandes de circulation ou plus, les véhicules et trains de véhicules affectés au transport de choses dont la masse maximale autorisée dépasse 7,5 tonnes ne peuvent pas dépasser un véhicule à plus de deux roues, un véhicule attelé ou un deux-roues à moteur. Exceptions : le dépassement d’un véhicule qui roule sur une bande réservée aux véhicules lents, et celui d’un tracteur agricole. Les trains de véhicules plus longs et plus lourds (les longs ensembles autorisés sur certains itinéraires) ne peuvent pas dépasser, en dehors des autoroutes, un véhicule qui roule à plus de 50 km/h. Et n’oublie pas le signal C39 : il interdit aux camions de transport de choses de plus de 3,5 t de masse maximale autorisée de dépasser par la gauche un véhicule attelé ou à plus de deux roues, jusqu’au prochain carrefour inclus ou jusqu’au signal de fin. Une moto ou un vélo peut encore être dépassé. Il pleut sur l’autoroute. Avec ton camion de 19 t de masse maximale autorisée, peux-tu dépasser par la gauche un autre camion qui roule sur une bande ordinaire ? On te dépasse : tu fais quoi ? Le dépassement se joue à deux. Quand un véhicule te dépasse par la gauche, tu as deux obligations : serrer à droite le plus possible et ne pas accélérer. Même si tu es sous la limite. Même si ça t’agace. Piège classique. On te dépasse par la gauche ? Serre à droite le plus possible et n’accélère pas. Accélérer pendant qu’on te dépasse est une faute, même en restant sous la limite de vitesse. On te dépasse par la gauche. Tu peux accélérer si tu restes sous la limite ? Gauche pour dépasser, droite pour rouler, et les interdictions rangées par logique. Reste l’autre moitié de la route : le croisement. C’est quoi, un croisement ? Définition. Le croisement est l’action par laquelle deux véhicules circulant dans des sens opposés se croisent l’un face à l’autre sur la voie publique. En Belgique, on roule à droite. Le véhicule qui arrive en face circule donc à ta gauche, et le croisement s’effectue normalement à droite. C’est la règle de base : chacun reste de son côté, chacun passe. Chacun sa bande, chacun sa droite : le croisement normal. Piège classique. Le croisement concerne deux véhicules en sens opposés ; le dépassement, un véhicule qui en dépasse un autre dans le même sens. L’examen aime intervertir les deux définitions : vérifie le sens de circulation. Qui cède le passage ? Les six situations à connaître Croiser sans accrochage, c’est d’abord savoir qui laisse passer qui. Le code fixe des obligations de cession de passage précises : Véhicules sur rails : tout usager cède le passage aux véhicules qui circulent sur des voies ferrées ; priorité à droite : tu cèdes le passage à celui qui vient à ta droite, sauf dans un rond-point ou si ce conducteur vient d’un sens interdit ; céder le passage ou STOP : en débouchant d’une voie munie d’un de ces signaux, tu cèdes le passage à ceux qui circulent sur la voie que tu abordes ; chemin de terre ou sentier : tu cèdes le passage quand tu rejoins une voie publique pourvue d’une chaussée ; manoeuvres : le conducteur qui effectue une manoeuvre cède le passage aux autres usagers ; trottoir ou piste cyclable : en les traversant, tu cèdes le passage à ceux qui y circulent. Un véhicule débouche à ta droite : sans signalisation, tu lui cèdes le passage. À l’examen. Céder le passage ne veut pas dire ralentir pour la forme : tu ne peux poursuivre ta marche que si tu ne risques pas de provoquer un accident, compte tenu de la position des autres usagers sur la voie, de leur vitesse et de la distance à laquelle ils se trouvent. Les trois réflexes du croisement La règle dit « à droite », la pratique demande un peu plus. À chaque croisement : tu laisses une distance latérale suffisante avec le véhicule que tu croises ; au besoin, tu serres à droite ; si un obstacle ou d’autres usagers entravent la voie, tu ralentis et au besoin tu t’arrêtes pour laisser passer les usagers qui viennent en sens inverse. Et si la chaussée n’est pas assez large pour croiser en toute sécurité ? Tu peux emprunter l’accotement de plain-pied, celui qui se trouve au même niveau que la chaussée, à condition de ne pas mettre en danger les usagers qui s’y trouvent. Aide-mémoire. Croisement : à droite, distance latérale suffisante, serrer à droite au besoin. Voie entravée : ralentir, au besoin s’arrêter pour laisser passer ceux d’en face. Chaussée trop étroite : accotement de plain-pied permis, sans mettre personne en danger. La chaussée est trop étroite pour croiser en toute sécurité. Tu peux : Le tram : le seul croisement qui peut se faire à gauche Un tram qui emprunte la chaussée ne peut pas s’écarter : ses rails décident pour lui. D’où une exception unique à la règle. Le croisement d’un véhicule sur rails peut se faire à gauche dans deux cas : le passage à droite est trop étroit ; un obstacle fixe ou un véhicule à l’arrêt ou en stationnement entrave le passage à droite. Avec une condition non négociable : ne pas gêner ni mettre en danger les usagers qui circulent en sens inverse. À l’examen. Le tram se croise à droite comme tout le monde tant que c’est possible. À gauche seulement si le passage à droite est trop étroit ou entravé, et jamais en gênant ou en mettant en danger ceux qui viennent en sens inverse. Un tram arrive en face sur la chaussée et le passage à droite est trop étroit. Tu peux le croiser à gauche ? Dépasser par la gauche, pas sous la pluie au-delà de 7,5 t sur autoroute, route pour automobiles ou route à 4 bandes (sauf tracteur agricole ou bande des véhicules lents), croiser à droite, céder quand l’obstacle est de ton côté : les réflexes sont posés. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 15, 16 et 17 (dont 17.2 6° et 17.3) (Justel, 10/10/2026) Reprise des leçons « Dépassement » et « Croisement » de permis-online.be ## Autoroute, route pour automobiles et tunnels Adresse : https://permis-camion.be/cours/autoroute-tunnels-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Autoroute : au moins 70 km/h ; ton camion de plus de 3,5 t : 90 km/h au plus. Trois bandes ou plus : plus de 3,5 t, seulement une des deux bandes de droite (sauf pour suivre les panneaux de direction). Interdits à tous : demi-tour, marche arrière, raccordements transversaux, arrêt hors des aires. Bande d’arrêt d’urgence : panne, malaise ou accident seulement. Tunnel : jamais de demi-tour ni de marche arrière ; en cas d’incendie, la clé reste sur le contact. Autoroute à trois bandes, ton camion de 12 t : sur laquelle peux-tu rouler ? Sur l’autoroute, rouler trop lentement peut te mettre en infraction. Ici, tout est calibré : une vitesse minimale, une vitesse maximale, une liste d’usagers refusés à l’entrée et une bande entière réservée aux urgences. L’examen théorique adore ce terrain, parce qu’il se joue sur des chiffres précis et des réflexes rapides. Bonne nouvelle : toute la leçon tient dans une poignée de règles nettes. Deux chiffres, deux listes, une bande à ne pas toucher et une bretelle où c’est toi qui cèdes. Avec un camion, deux règles en plus : ta vitesse maximale et tes bandes. Comment reconnaître une autoroute ? L’autoroute est la voie publique dont le commencement ou l’accès est indiqué par le signal dédié : le grand panneau bleu où un pont enjambe les deux chaussées. Le même signal barré de rouge indique la fin de l’autoroute. Le signal qui annonce l’autoroute ; barré de rouge, il en indique la fin. Ce panneau ne se contente pas de t’informer : dès que tu le passes, un paquet de règles spécifiques s’active. Qui peut entrer, à quelle vitesse rouler, ce qui est interdit à tout le monde : c’est exactement le programme des sections suivantes. Qui n’a pas le droit d’entrer sur l’autoroute ? L’autoroute est un club fermé, et la liste des refusés est longue. Sont interdits sur les autoroutes : les piétons ; les conducteurs de cycles, de cyclomoteurs et d’animaux ; les conducteurs de véhicules ou trains de véhicules qui ne peuvent pas atteindre, sur terrain plat, la vitesse de 70 km/h ; les conducteurs qui remorquent un autre véhicule avec une attache de fortune ou une attache secondaire ; les conducteurs de quadricycles à moteur sans habitacle ; les conducteurs de véhicules agricoles ; les cortèges, manifestations et rassemblements ; les défilés publicitaires ; les épreuves sportives. Aide-mémoire. Interdits d’autoroute : tout ce qui ne peut pas atteindre 70 km/h + piétons, vélos, cyclomoteurs, animaux, véhicules agricoles, quadricycles sans habitacle, véhicules remorqués en attache de fortune ou secondaire, cortèges, défilés publicitaires, épreuves sportives. À quelle vitesse rouler ? Le 70-120 à connaître par cœur Sauf signal routier contraire, la limite inférieure de vitesse sur une autoroute est fixée en Belgique à 70 km/h. Tu trouveras une limitation en dessous de ce seuil en cas de travaux, d’accident ou de conditions particulières. À l’autre bout de la fourchette, la vitesse maximale sur l’autoroute, en conditions normales, est de 120 km/h pour les véhicules de max 3,5 tonnes, et c’est valable dans les trois régions du pays. Pour ton camion de plus de 3,5 tonnes, le plafond sur autoroute est de 90 km/h (leçon « Les vitesses du camion »). La signalisation peut imposer une autre limite : ici, 70 km/h pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes. À l’examen. Les chiffres à réciter les yeux fermés : minimum 70 km/h pour tout le monde ; maximum 90 km/h pour ton camion de plus de 3,5 tonnes, 120 km/h pour une voiture. Un panneau peut imposer moins. Et le minimum ne t’empêche pas de ralentir quand le trafic, la météo ou la visibilité l’exigent. Trois bandes ou plus : où roulent les camions et les bus ? Si une autoroute compte trois bandes de circulation ou plus dans ton sens, les autobus, les autocars et les véhicules et trains de véhicules dont la masse maximale autorisée dépasse 3,5 tonnes ne peuvent circuler que sur une des deux bandes de droite de la chaussée. Seule exception : suivre les signaux F13 et F15, qui t’indiquent la bande à prendre pour ta direction. Concrètement : sur une autoroute à trois bandes, la bande de gauche est interdite aux poids lourds et aux bus. Voilà pourquoi tu ne croises jamais de camion en train de doubler tout à gauche. Aide-mémoire. Autoroute à 3 bandes ou plus : autobus, autocars et véhicules de plus de 3,5 tonnes roulent uniquement sur une des deux bandes de droite (sauf pour suivre les panneaux de direction). Autoroute à 3 bandes : un camion de plus de 3,5 tonnes roule où ? Qu’est-ce qui est interdit à TOUT le monde sur l’autoroute ? Même pour ceux qui ont le droit d’y rouler, l’autoroute impose ses interdictions. Pour tous les usagers, il est interdit : d’emprunter les raccordements transversaux, ces passages qui traversent le terre-plein central entre les deux chaussées ; de faire demi-tour ; de faire marche arrière ; de rouler en sens contraire au sens obligatoire ; de s’arrêter ou de stationner, sauf sur les aires de stationnement indiquées ; de remorquer des véhicules au moyen d’une attache de fortune ou d’une attache secondaire ; de vendre des objets quelconques, sauf autorisation. Retiens surtout le trio du haut : demi-tour, marche arrière, sens contraire. Faire demi-tour sur l’autoroute fait d’ailleurs partie des exemples officiels d’infraction du 4e degré, la catégorie la plus grave du code de la route. La bande d’arrêt d’urgence : à quoi as-tu vraiment droit ? Définition. La bande d’arrêt d’urgence est la bande située à droite de la chaussée de l’autoroute ou de la route pour automobiles. Y circuler est interdit, sauf aux véhicules prioritaires en mission urgente, aux dépanneuses et aux services appelés par la police ou le parquet. Tu ne t’y arrêtes que si une panne, un malaise ou un accident t’y oblige. Le mot important, c’est urgence. En dehors des cas prévus, il est interdit non seulement d’y circuler, mais aussi de s’y arrêter ou d’y stationner. Pas pour téléphoner, pas pour vérifier l’itinéraire, pas pour souffler cinq minutes : pour ça, il y a les aires de stationnement indiquées. Une panne peut t’obliger à immobiliser ton véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence. Et si la panne t’y oblige vraiment, un dernier réflexe : le gilet rétroréfléchissant. Son port est obligatoire dès que tu sors d’un véhicule en panne immobilisé sur une autoroute (ou une route pour automobiles) à un endroit où l’arrêt et le stationnement sont interdits. Piège classique. Sur la bande d’arrêt d’urgence, tout est interdit : y circuler, s’y arrêter ET y stationner. Seule une urgence qui t’immobilise (panne, malaise, accident) t’y laisse ; y rouler est réservé aux secours, aux dépanneuses et aux services appelés par la police. La fatigue ou le GSM ne sont jamais des urgences au sens du code. Entrer sur l’autoroute : pourquoi la tirette ne marche pas ici Quand tu entres sur une autoroute, tu le fais par une voie d’accès, la fameuse bretelle. Et là, une règle sans exception : tu dois toujours céder le passage aux véhicules qui roulent déjà sur l’autoroute. Sur la bretelle d’accès, tu cèdes le passage aux véhicules déjà engagés sur l’autoroute. Beaucoup de candidats confondent avec le principe de la tirette, cette règle qui s’applique quand la circulation est fortement ralentie et qu’une bande se ferme : ceux de la bande qui se termine s’insèrent juste avant le rétrécissement, ceux de la bande libre cèdent le passage à tour de rôle. Mauvaise pioche : sur la bande d’accès à une autoroute, le système de la tirette ne s’applique pas. Personne n’est obligé de te laisser une place : c’est à toi de t’insérer sans gêner ceux qui sont déjà engagés. Piège classique. La tirette NE s’applique PAS sur la bretelle d’accès d’une autoroute : c’est toi qui cèdes le passage à ceux qui roulent déjà sur l’autoroute, pas l’inverse. Sur la bretelle d’accès à l’autoroute, la tirette s’applique ? 70 minimum, 90 maximum pour ton camion, une bande d’urgence intouchable et une bretelle où tu cèdes : tu as tout ce qu’il faut pour aborder l’autoroute sereinement. Reste la fausse jumelle de l’autoroute. Cette partie t’apprend à reconnaître la route pour automobiles, la fausse jumelle de l’autoroute : son panneau, ses quatre interdits et la vitesse qui change selon ta région. Route pour automobiles : c’est quoi la différence avec l’autoroute ? Définition. Une route pour automobiles est une route signalée par son panneau dédié : une voiture blanche vue de face sur fond bleu. Seuls les véhicules à moteur peuvent y circuler, y compris ceux qui tirent une remorque. À l’œil, elle ressemble souvent à une autoroute. Mais pour le code de la route, le panneau n’est pas le même, et les règles de vitesse non plus. Un vrai air de famille subsiste quand même : comme le long d’une autoroute, une bande d’arrêt d’urgence peut longer la chaussée d’une route pour automobiles. Tu l’as vue en détail dans la leçon sur l’autoroute. Le F9 marque le début de la route pour automobiles : une voiture vue de face sur fond bleu, à ne pas confondre avec l’autoroute. Piège classique. Route pour automobiles n’est PAS synonyme d’autoroute : le panneau est différent et les règles de vitesse aussi. Ne réponds jamais « 120 » par réflexe : sans berme centrale, c’est 90 ou 70 selon la région pour une voiture, et 60 pour ton camion de plus de 7,5 tonnes s’il n’y a qu’une bande par sens. Qui est interdit sur une route pour automobiles ? La règle d’accès tient en une phrase : seuls les véhicules à moteur peuvent y circuler, remorque comprise. Mais attention, quatre catégories de véhicules à moteur restent quand même à la porte : les cyclomoteurs ; les véhicules agricoles ; les trains de véhicules forains ; les quadricycles sans habitacle. Aide-mémoire. Interdits sur route pour automobiles : cyclomoteurs, véhicules agricoles, trains de véhicules forains, quadricycles sans habitacle. Les remorques, elles, sont admises. Autre point commun avec l’autoroute : ses interdits valent aussi ici. Pas de demi-tour, pas de marche arrière, pas de sens contraire, pas de raccordement transversal, pas d’arrêt ni de stationnement hors des aires prévues, pas de remorquage en attache de fortune. Seul le minimum de 70 km/h ne suit pas : il ne vaut que sur l’autoroute. Berme centrale, berme latérale : le mot que l’examen adore Définition. La berme est une bande non roulable qui longe la chaussée. Les bermes latérales bordent la route sur les côtés. La berme centrale, aussi appelée terre-plein, sépare physiquement les deux sens : un simple marquage au sol n’en est pas une. Pourquoi ce mot compte autant : les sens de circulation d’une route pour automobiles peuvent être séparés par de simples marques routières ou par une berme centrale. Et tu vas le voir juste en dessous, cette différence change la vitesse maximale autorisée. Bermes latérales sur les bords, berme centrale entre les deux sens. Le panneau garde toujours le dernier mot : ici, 70 km/h. 90 ou 70 km/h ? La vitesse dépend de ta région Sur une route hors agglomération sans berme centrale, où les sens de circulation sont divisés par des marques routières, la vitesse maximale des voitures et des camions jusqu’à 7,5 tonnes dépend de la région : Région wallonne : 90 km/h ; Région flamande : 70 km/h ; Région de Bruxelles-Capitale : 70 km/h. En Flandre, le 70 est la règle par défaut depuis 2017 : un panneau peut relever la limite à 90 sur certaines routes. À Bruxelles aussi, un panneau peut fixer une autre limite. Ton camion pèse plus de 7,5 tonnes ? Sur ces routes, il est limité à 60 km/h, dans les trois régions. Une seule exception : la route à deux bandes au moins dans chaque sens, séparées par des marques. Là, il suit la limite générale : 90 en Wallonie, 70 à Bruxelles, et en Flandre 90 seulement si un panneau l’indique, sinon 60. À l’examen. Lis d’abord le véhicule. Camion de plus de 7,5 tonnes sur une route à une bande par sens : 60 km/h partout. Voiture ou camion jusqu’à 7,5 tonnes, hors agglomération, sans berme centrale : Wallonie 90 km/h, Flandre 70 km/h, Bruxelles-Capitale 70 km/h, sauf panneau. Exception wallonne : 70 km/h sur une chaussée à voie centrale, reconnaissable aux doubles lignes discontinues qui tracent des bords fictifs de chaque côté. L’examen teste la région : repère bien où la question se passe. Wallonie, hors agglomération, une bande par sens, pas de panneau : ton camion de 19 tonnes roule au plus à ? Et si une berme centrale sépare les deux sens ? C’est là que la fausse jumelle rejoint sa grande sœur. Hors agglomération, sur une route à deux fois deux bandes au moins dont les sens sont séparés physiquement par une berme centrale, la vitesse maximale passe à 120 km/h pour les véhicules jusqu’à 3,5 tonnes, dans les trois régions : comme sur autoroute. Ton camion de plus de 3,5 tonnes, lui, y est limité à 90 km/h, comme sur autoroute aussi. Piège classique. Une séparation physique des deux sens (berme centrale, terre-plein) permet le 120. Un simple marquage au sol ne suffit pas : on retombe sur la limite régionale, 90 en Wallonie, 70 en Flandre et à Bruxelles-Capitale, et sur les 60 km/h de ton camion de plus de 7,5 tonnes s’il n’y a qu’une bande par sens. La fausse jumelle n’a plus de secret pour toi : un panneau à elle, quatre interdits, et une vitesse qui se joue entre ta région et la berme centrale. Reste le dernier terrain : les tunnels. La bonne nouvelle : tout tient en quatre situations. Avant d’entrer, pendant la traversée, en cas de panne, en cas d’incendie. On les prend une par une. Que faire avant d’entrer dans un tunnel ? Un tunnel, c’est la nuit en plein jour. La préparation commence avant le portail d’entrée : allume tes feux de croisement par prudence : le code ne l’impose pas spécialement dans un tunnel, l’obligation joue entre la tombée et le lever du jour, ou dès que tu ne vois plus distinctement à environ 200 m. Dans un tunnel mal éclairé, c’est donc obligatoire, et dans tous les cas c’est le bon réflexe pour voir et être vu ; retire tes lunettes de soleil : tes yeux doivent s’adapter à l’obscurité, pas la combattre ; écoute la radio pour capter les infos trafic ; respecte la signalisation et les limites de vitesse propres au tunnel. Aide-mémoire. Avant un tunnel, quatre gestes : feux de croisement allumés par prudence (obligatoires si la visibilité est inférieure à environ 200 m), lunettes de soleil retirées, radio branchée sur les infos trafic, vitesse adaptée à la signalisation du tunnel. Dans le tunnel : garde tes distances, oublie le demi-tour Une fois dedans, trois réflexes absolus : jamais de demi-tour ; jamais de marche arrière ; pas d’arrêt, sauf urgence. Rater sa sortie dans un tunnel, ça arrive. La seule réponse correcte : continuer jusqu’au bout, sortir, et faire demi-tour dehors, là où c’est permis. Sur autoroute et route pour automobiles, demi-tour et marche arrière sont interdits ; dans n’importe quel tunnel, ce sont les manœuvres les plus dangereuses qui soient. S’arrêter dans un tunnel est interdit aussi, sauf urgence. Définition. Garder une distance de sécurité suffisante avec le véhicule qui précède est une obligation générale du code de la route, partout et en toutes circonstances. Pour ton camion, il y a en plus un chiffre : hors agglomération, deux véhicules de plus de 7,5 tonnes ou de plus de 7 mètres gardent entre eux au moins 50 mètres (15 mètres sur les ponts). Dans un tunnel, la signalisation peut encore imposer sa propre distance minimale. Ces 50 mètres valent dans un tunnel hors agglomération comme ailleurs. Le repère pratique recommandé par l’AWSR, l’Agence wallonne pour la sécurité routière : rester à au moins 2 secondes du véhicule qui précède. Et si les panneaux du tunnel imposent une distance minimale, c’est elle qui s’applique. Piège classique. « En tunnel, il suffit d’une distance suffisante » : faux pour ton camion. Hors agglomération, au-delà de 7,5 tonnes ou de 7 mètres, tu gardes au moins 50 mètres avec le poids lourd qui te précède, dans un tunnel comme ailleurs. Si le tunnel impose davantage, c’est son panneau qui compte. Tu viens de rater ta sortie dans le tunnel. Tu fais quoi ? Pour un chauffeur de camion, le tunnel a une règle de plus, vue avec les panneaux : un véhicule qui transporte des marchandises dangereuses peut y être interdit selon la catégorie du tunnel (B, C, D ou E), indiquée sous le signal C24a. Avant de partir, tu sais si ton chargement peut passer. Panne dans un tunnel : les 6 réflexes dans l’ordre Le moteur cale, un pneu lâche, plus de puissance : voilà la séquence exacte à dérouler. Range-toi dans un emplacement d’arrêt d’urgence ou, à défaut, le plus à droite possible. Allume tes feux de détresse. Coupe le moteur. Enfile ton gilet rétroréfléchissant. Donne l’alerte, de préférence via la borne SOS : elle localise ton appel. Rejoins une sortie ou une niche de secours. Incendie : le seul moment où la clé reste sur le contact Véhicule abandonné, clé sur le contact, et on suit les panneaux verts : les sorties de secours sont conçues pour survivre à la fumée. Ton véhicule prend feu dans un tunnel. Premier réflexe, le plus important : s’il roule encore, sors du tunnel. Un véhicule qui brûle dehors, c’est un incident. Le même véhicule qui brûle au milieu d’un tunnel, c’est un danger pour tous ceux qui s’y trouvent. Impossible de sortir en roulant ? Alors la séquence change : range-toi et coupe le moteur ; laisse la clé sur le contact ; abandonne tes bagages ; fais évacuer tous les occupants vers les sorties de secours. Un début d’incendie peut être combattu avec l’extincteur des niches de secours. Si le feu prend de l’ampleur, n’insiste pas une seconde : évacue immédiatement. À l’examen. L’incendie en tunnel est une question piège parce que les bons réflexes sont contre-intuitifs : moteur coupé mais clé laissée sur le contact, bagages abandonnés, occupants évacués vers les sorties de secours. Ta voiture brûle dans le tunnel, impossible de repartir. La clé de contact ? Vitesses, bandes de droite, bande d’arrêt d’urgence, tunnels : tu sais où ton camion roule et ce qu’il ne fait jamais sur ces routes. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 11, 18, 21, 22 et 51 (Justel, 10/10/2026) Reprise des leçons « Autoroute », « Route pour automobiles » et « Tunnels » de permis-online.be ## Arrêt et stationnement des camions Adresse : https://permis-camion.be/cours/arret-stationnement-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Arrêt = le temps de charger ou décharger des personnes ou des choses. Au-delà : stationnement. Rangé à droite, parallèle au bord, le plus loin possible de l’axe, en une seule file. Arrêt interdit à moins de 20 m en deçà d’un signal routier : l’exception des véhicules bas ne vaut jamais pour un camion. En agglomération, plus de 7,5 t : 8 heures de stationnement au plus, sauf aux places E9a ou E9c (E9d est réservé aux autocars). Une remorque ou un véhicule en panne : 24 heures au plus ; en agglomération, une remorque de plus de 7,5 t : 8 heures. Tu livres des colis devant un magasin : ton camion est-il à l’arrêt ou en stationnement ? Un camion ne se gare pas comme une voiture. Il prend plus de place, cache des panneaux, bloque la vue des autres usagers, et le code de la route lui réserve des règles à lui : une durée maximale en ville, des places signalées pour lui, et des distances qui ne connaissent plus d’exception à cause de sa hauteur. Arrêt ou stationnement : où passe la limite ? Définition. Un véhicule à l’arrêt est immobilisé pendant le temps requis pour l’embarquement ou le débarquement de personnes ou de choses. Au-delà de ce temps, il est en stationnement. Pour un chauffeur, la différence est très concrète : quand tu décharges ta livraison, ton camion est à l’arrêt, quelle que soit la durée du déchargement. Quand le déchargement est fini et que tu restes, ou que tu vas faire ta pause, il est en stationnement. Les définitions ne donnent aucun chrono : seule l’action compte. Tu décharges des palettes devant un magasin, sans quitter ta livraison. Ton camion est… Comment ranger le camion ? À l’arrêt comme en stationnement, le véhicule est rangé : à droite par rapport à son sens de marche ; sur une chaussée à sens unique, des deux côtés ; hors de la chaussée, sur l’accotement de plain-pied, et hors agglomération sur tout accotement ; si l’accotement sert aux piétons, en leur laissant une bande d’au moins 1,5 m du côté extérieur de la voie publique ; sur la chaussée : le plus loin possible de l’axe, parallèlement au bord et en une seule file, sauf aménagement particulier des lieux. Où l’arrêt est-il interdit ? Là où ton camion serait un danger ou une gêne sans nécessité, et notamment : sur les trottoirs et, en agglomération, sur les accotements en saillie ; sur les pistes cyclables ; sur les passages à niveau ; sur les passages pour piétons et cyclistes et à moins de 5 m en deçà ; dans les tunnels, les passages inférieurs et, sauf réglementation locale, sous les ponts ; près du sommet d’une côte ou dans un virage sans visibilité suffisante ; à moins de 5 m d’un carrefour. Il est aussi interdit de s’arrêter à moins de 20 m en deçà des signaux routiers et des feux (pour les feux placés aux carrefours, sauf réglementation locale). Pour les signaux routiers et les feux hors carrefour, le code dispense les véhicules de 1,65 m de haut au plus, quand le bas du signal est à 2 m au moins. Ton camion dépasse toujours 1,65 m : cette dispense ne vaut jamais pour lui. Piège classique. « Je ne fais que décharger, j’ai le droit. » Non : l’arrêt est interdit aux endroits de l’article 24, même le temps d’une livraison. Le passage pour piétons ou les 20 m avant un signal restent interdits. Où le stationnement est-il interdit ? En plus des endroits où l’arrêt est interdit, ton camion ne peut pas stationner, notamment : à moins de 1 m devant ou derrière un autre véhicule, ou en l’empêchant de partir ; à moins de 15 m de part et d’autre d’un panneau d’arrêt de bus, de trolleybus ou de tram ; quand le passage libre sur la chaussée serait réduit à moins de 3 m ; devant les accès carrossables des propriétés ; sur une chaussée divisée en bandes de circulation, sauf aux endroits pourvus du signal E9a (le signal E9b, lui, est réservé aux motos, voitures et minibus : pas à ton camion) ; hors agglomération, sur la chaussée d’une route pourvue du signal B9 (route prioritaire). Combien de temps un camion peut-il rester garé ? C’est la règle propre aux poids lourds. En agglomération, un véhicule, un train de véhicules ou une remorque de plus de 7,5 tonnes de masse maximale autorisée ne peut pas rester en stationnement sur la voie publique plus de 8 heures consécutives, sauf aux endroits pourvus des signaux E9a (stationnement autorisé), E9c (réservé aux camionnettes et camions) ou E9d (réservé aux autocars). Pour ton camion, cela veut dire une place E9a ou E9c : une place E9d reste réservée aux autocars. Dans tous les cas, une remorque ou un véhicule hors d’état de circuler ne peut pas rester plus de 24 heures consécutives sur la voie publique ; en agglomération, une remorque de plus de 7,5 t reste soumise aux 8 heures. À l’examen. Retiens le trio : 8 heures pour plus de 7,5 t en agglomération, 24 heures pour une remorque ou un véhicule en panne, 3 heures pour un véhicule publicitaire. Le soir, en ville, tu gares ton camion de 18 tonnes dans une rue sans signal particulier. Jusqu’à quand peut-il y rester ? Les signaux et les zones de stationnement Les signaux d’arrêt et de stationnement valent du côté de la voie publique où ils sont placés, à partir du signal jusqu’au prochain carrefour. E1 interdit le stationnement ; E3 interdit l’arrêt et le stationnement ; ces deux-là valent sur la chaussée et sur l’accotement. E5 interdit le stationnement du 1er au 15 du mois, E7 du 16 à la fin du mois ; ces deux-là valent sur la chaussée. Quand le signal E11 est placé avec les signaux d’entrée d’une agglomération, le stationnement alterné vaut dans toute l’agglomération : du 1er au 15 du côté des numéros impairs, du 16 à la fin du mois du côté des numéros pairs, avec un changement de côté le dernier jour de chaque période entre 19 h 30 et 20 h. Dans une zone bleue, le disque de stationnement vaut aussi pour ton camion : il est obligatoire de 9 h à 18 h les jours ouvrables, pour deux heures au plus, sauf indication contraire. Tu mets la flèche sur le trait qui suit ton heure d’arrivée. Si l’horodateur est en panne, tu utilises le disque. Sur une place E9c réservée aux camions, le disque n’est exigé que si un panneau additionnel avec le disque l’accompagne. Un autre panneau additionnel peut réserver une place au chargement et au déchargement de marchandises : c’est la place de ta livraison. Mémo. Arrêt = le temps de charger ou décharger. 20 m avant un signal routier, sans la dispense des véhicules bas. Plus de 7,5 t en ville : 8 h au plus, sauf E9a ou E9c (E9d : autocars). Remorque : 24 h. E9c = place des camions. Arrêt, rangement, distances et durées : tu sais où ton camion a le droit de s’arrêter et combien de temps il peut rester. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 2.22, 2.23, 23, 24, 25, 26, 27 et 70.2.2 (Justel, 10/10/2026) ## Infractions par degré et fautes graves Adresse : https://permis-camion.be/cours/infractions-fautes-graves-camion/ Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Les infractions sont classées en 4 degrés : plus tu mets les autres en danger, plus c’est grave. Au 4e degré : tribunal de police et déchéance du droit de conduire de 8 jours à 5 ans. Chauffeur de camion : en infraction dès 0,2 g/l de sang (0,09 mg/l d’air expiré). À l’examen, une faute grave = mauvaise réponse sur une infraction du 3e ou 4e degré, ou sur un excès de vitesse. En Wallonie, deux fautes graves = échec pour le permis C ou C1, quel que soit le score. Tu as 43 sur 50, mais deux fautes graves : as-tu réussi ton examen du permis C ? Une amende pour un clignotant oublié. Le tribunal de police et une déchéance du droit de conduire pour un demi-tour sur l’autoroute. En Belgique, chaque erreur au volant a un prix, et ce prix suit une logique simple : plus ton infraction met les autres en danger, plus la facture grimpe. La loi range tout ça dans quatre degrés, de l’étourderie au comportement qui frôle l’accident. Au volant d’un camion, l’échelle est la même, mais certaines règles sont plus strictes, comme l’alcool. Et ce classement ne sert pas qu’à calculer des amendes : à l’examen théorique, les fautes graves sont directement liées aux 3e et 4e degrés (et au dépassement de la vitesse maximale autorisée). Maîtriser cette échelle, c’est donc protéger ton portefeuille et ta réussite en même temps. C’est quoi, les 4 degrés d’infractions ? Définition. La loi belge classe les infractions au code de la route en quatre degrés, des moins graves aux plus dangereuses. Le principe : plus l’infraction met en danger les personnes, plus la sanction est sévère. Au 1er degré, les petites erreurs sans mise en danger. Au 4e, les comportements qui mènent presque inévitablement à des dommages physiques en cas d’accident. Entre les deux, tout est question d’intensité du danger que tu fais courir aux autres. Si tu prépares l’examen théorique, ce chapitre est court mais stratégique. Voici pourquoi. À l’examen. En Wallonie, deux erreurs sur ces questions suffisent à te faire échouer, même avec un bon score. Concrètement, une faute grave est une réponse incorrecte à une question liée à une infraction du 3e ou du 4e degré, ou au dépassement de la vitesse maximale autorisée. Savoir ce qui vit dans ces deux degrés, c’est éviter les questions qui éliminent. Les 4 degrés, un par un 1er degré : les erreurs les moins dangereuses C’est la catégorie par défaut : toute infraction au code de la route qui n’est pas rangée dans un degré supérieur atterrit ici (les excès de vitesse ont leur propre régime). Aucune mise en danger directe des personnes. Exemple type : oublier son clignotant. Devant le juge, l’amende va de 80 à 2 000 euros. 2e degré : le danger indirect Ici, ton comportement met indirectement en danger la sécurité des personnes. La loi y ajoute l’utilisation abusive d’une place de stationnement pour personnes handicapées. Exemples : franchir un feu orange fixe alors que tu pouvais t’arrêter, dépasser par la droite quand c’est interdit, ne pas respecter un stop ou un céder-le-passage, ne pas céder le passage pendant une manœuvre, ne pas porter la ceinture. Devant le juge : 160 à 2 000 euros. Trois règles propres à ton camion sont aussi au 2e degré : garder 50 mètres hors agglomération avec le poids lourd qui te précède, rester sur les deux bandes de droite d’une autoroute à trois bandes ou plus, et ne pas dépasser par temps de pluie sur autoroute, route pour automobiles ou route à quatre bandes au-delà de 7,5 tonnes. Graves pour la sécurité, mais pas des fautes graves au sens de l’examen. Piège classique. La ceinture non bouclée n’est pas une petite faute du 1er degré : c’est une infraction du 2e degré. Même famille que le feu orange fixe franchi alors qu’un arrêt en sécurité était possible. L’examen adore tester ces deux classements. 3e degré : le danger direct Ton comportement met directement en danger la sécurité des personnes. Exemples : franchir un feu rouge, emprunter un sens interdit, dépasser sans visibilité suffisante, mettre en danger un piéton ou un cycliste, ne pas obéir aux injonctions d’un agent qualifié, et le grand classique de ta génération : tenir ou manipuler un GSM, ou tout appareil à écran, en conduisant. Seul un appareil fixé dans un support adapté est toléré. Devant le juge : 240 à 4 000 euros. 4e degré : le quasi-accident Le sommet de l’échelle : des infractions qui mènent presque irrémédiablement à des dommages physiques en cas d’accident, plus le fait de négliger un ordre d’arrêt donné par un agent qualifié, bras tendus à l’horizontale ou par un feu rouge balancé vers toi. Exemples : faire demi-tour sur l’autoroute, franchir un passage à niveau fermé, participer sans autorisation spéciale à une course de vitesse sur la voie publique. Devant le juge : 320 à 4 000 euros et une déchéance du droit de conduire de 8 jours à 5 ans. Injonction d’un agent : 3e ou 4e degré ? L’ordre d’arrêt donné bras tendus à l’horizontale : l’ignorer relève du 4e degré. Deux lignes se ressemblent dangereusement dans les listes officielles, et l’examen le sait. Ne pas obéir aux injonctions d’un agent qualifié (il te fait signe de ralentir, de circuler, de déplacer ton véhicule) : 3e degré. Mais ignorer son ordre de s’arrêter donné le ou les bras tendus à l’horizontale, ou en balançant un feu rouge vers toi : 4e degré, la catégorie la plus sévère. Le bras levé à la verticale demande aussi l’arrêt, mais l’ignorer reste au 3e degré. Piège classique. Question générale sur « ne pas respecter les injonctions d’un agent qualifié » : réponds 3e degré. Ordre de s’arrêter donné bras tendus à l’horizontale (ou par un feu rouge balancé) : réponds 4e degré. Ce sont ces deux gestes qui changent tout, pas le seul mot « arrêt ». Un agent qualifié, bras tendus à l’horizontale, t’ordonne de t’arrêter. Tu continues ta route. Quel degré ? Perception immédiate ou tribunal : comment tu paies Pour beaucoup d’infractions, la police peut te proposer une perception immédiate : une somme forfaitaire fixée par le Roi, que tu paies sans passer par le tribunal, si personne n’a subi de dommage et que tu l’acceptes. Une redevance administrative, indexée chaque année, s’y ajoute. Si l’affaire va devant le juge, voici les amendes prévues par la loi depuis le 1er septembre 2026. Degré | L’idée | Exemples | Amende devant le juge | 1er degré | Pas de mise en danger | Clignotant oublié | 80 à 2 000 euros | 2e degré | Danger indirect | Feu orange fixe franchi alors qu’un arrêt en sécurité était possible, ceinture non portée | 160 à 2 000 euros | 3e degré | Danger direct | Feu rouge, GSM en main, sens interdit | 240 à 4 000 euros | 4e degré | Danger quasi inévitable | Demi-tour sur autoroute, passage à niveau fermé | 320 à 4 000 euros + déchéance de 8 jours à 5 ans | Aide-mémoire. Plus le degré monte, plus l’amende maximale grimpe : 2 000 euros aux deux premiers degrés, 4 000 euros aux deux derniers. Au 4e degré s’ajoute la déchéance du droit de conduire. Un conducteur qui n’a ni domicile ni résidence fixe en Belgique et ne paie pas tout de suite la somme proposée doit consigner une somme pour couvrir l’amende : en attendant, son véhicule est retenu. Et devant le tribunal, l’addition change de dimension : l’amende est fixée par le juge et peut atteindre plusieurs milliers d’euros, frais de justice en plus. Au 4e degré, la déchéance du droit de conduire de 8 jours à 5 ans est la règle : si le juge ne la prononce pas, il doit dire pourquoi. Sans compter les dégâts collatéraux possibles, comme une prime d’assurance revue à la hausse. Le cas à part des excès de vitesse La vitesse a son propre régime : devant le juge, l’amende va de 80 à 4 000 euros, et il tient compte du nombre de km/h de trop. Plus de 40 km/h au-dessus de la limite, ou plus de 30 km/h en agglomération, en zone 30, aux abords d’école, en zone de rencontre ou en zone résidentielle : la loi prévoit en plus une déchéance du droit de conduire de 8 jours à 5 ans. Tu as fait demi-tour sur l’autoroute et tu passes devant le juge. Que prévoit la loi, en plus de l’amende ? Et l’alcool au volant ? L’alcool a son propre régime de sanctions, et il est sévère. Les repères à connaître : Règle générale : en infraction dès 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit 0,22 mg par litre d’air alvéolaire expiré au test d’haleine ; Au volant d’un camion (tout véhicule qui exige un permis C1, C, C1+E ou C+E, et aussi D), même pour un trajet privé : en infraction dès 0,2 g par litre de sang, soit 0,09 mg/l d’air expiré. Ce seuil vaut aussi pour qui transporte des personnes avec un véhicule soumis aux mêmes règles médicales ; Depuis le 1er juillet 2026, dès que l’analyse de ton haleine atteint ce seuil (0,09 mg/l au volant du camion, 0,22 mg/l sinon), ou si tu refuses le test, tu as une interdiction de conduire de 12 heures. Avant de repartir, un nouveau test t’est imposé : s’il est encore positif, c’est 12 heures de plus ; Ton permis peut aussi être retiré immédiatement : il est rendu en principe après 15 jours, sauf si le tribunal de police prolonge ce délai ; Dès 0,8 g/l de sang (0,35 mg/l), c’est le tribunal : l’amende va de 1 600 à 16 000 euros. Retiens surtout ceci : boire avant de conduire peut te coûter ton permis le soir même. Aucune amende de cette leçon ne fait aussi mal que ces 15 jours à pied. Tu as maintenant l’échelle complète en tête : 4 degrés, 4 niveaux de danger, et des montants qui grimpent vite. Reste à voir pourquoi le 3e et le 4e degré comptent tant à l’examen. Bonne nouvelle : la liste des fautes graves est finie, et tu l’as juste en dessous. Au programme : ce qu’est exactement une faute grave, les infractions du 3e degré famille par famille, puis les 7 du 4e degré. C’est quoi, une faute grave à l’examen théorique ? Définition. À l’examen théorique, une faute grave est une réponse incorrecte relative à une infraction du 3e ou du 4e degré, c’est-à-dire les infractions qui mettent directement en danger la sécurité des personnes, ou au dépassement de la vitesse maximale autorisée. Pour le permis C, la règle dépend de la Région. En Wallonie, l’arrêté royal prévoit pour les permis C et C1, comme pour le B, qu’on échoue en donnant au moins deux fausses réponses à ces questions, quel que soit le score. En Flandre, cette phrase est écrite juste sous la catégorie B ; à Bruxelles, elle ne figure pas dans le texte pour le permis C. Pour être tranquille, prépare-toi comme si deux fautes graves te faisaient échouer partout. Tu viens de voir le système des 4 degrés : le 1er et le 2e regroupent les erreurs sans danger direct pour les autres, le 3e et le 4e couvrent les comportements qui mettent directement des vies en jeu. L’examen théorique se sert de cette frontière : c’est sur les questions liées au 3e et au 4e degré, plus celles qui portent sur la vitesse maximale autorisée, que se jouent les fautes graves. À l’examen. Les listes de cette leçon sont ta matière de révision pour les fautes graves : les connaître par cœur démultiplie tes chances de réussite. Priorité absolue aux 7 infractions du 4e degré, puis aux grandes familles du 3e. Quelles sont les fautes graves du 3e degré ? Le 3e degré rassemble les infractions qui mettent directement en danger la sécurité des personnes. La liste est longue, alors ne la récite pas dans l’ordre : range-la en familles logiques. Les agents et leurs consignes : ne pas obéir aux injonctions d’un agent qualifié ; ne pas déplacer son véhicule à l’arrêt ou en stationnement quand un agent le demande ; ne pas obéir aux indications d’un surveillant habilité qui fait traverser des enfants, des écoliers, des personnes handicapées ou âgées. Le dépassement et le croisement : dépasser par la gauche sans visibilité suffisante ; dépasser un véhicule qui en dépasse lui-même un autre (sauf s’il dépasse un vélo, un cyclomoteur ou une moto à deux roues, ou sur une chaussée à trois bandes ou plus dans ce sens) ; accélérer ou ne pas serrer à droite quand on va être dépassé par la gauche ; dépasser un cycliste ou un cyclomotoriste à moins d’1 mètre ; franchir une ligne blanche continue ; franchir une ligne orange continue ; ne pas respecter le croisement par la droite, ou croiser sans laisser une distance latérale suffisante ; croiser un tram par la gauche en gênant ou en mettant en danger ceux qui viennent en sens inverse ; emprunter la chaussée de gauche quand la route compte deux ou trois chaussées nettement séparées, par un terre-plein par exemple. Aide-mémoire. Le mètre du cycliste : pour dépasser un cycliste ou un cyclomotoriste, laisse au moins 1 mètre en agglomération et 1,50 mètre hors agglomération. Le dépasser à moins d’1 mètre est classé au 3e degré, donc faute grave à l’examen. Tu dépasses un cycliste en agglomération en laissant 80 cm d’écart. Verdict ? Les priorités et les changements de direction : tourner à gauche sans céder le passage au conducteur qui arrive en sens inverse ; changer de direction sans céder le passage aux conducteurs et aux piétons qui circulent sur la même voie publique ; lors d’un changement de direction, ne pas céder le passage aux piétons qui traversent la chaussée sur laquelle tu t’engages. Les piétons, les enfants et les usagers vulnérables : mettre en danger les piétons sur le trottoir, ou les usagers de l’accotement en l’empruntant ; ne pas céder le passage aux piétons engagés ou sur le point de s’engager sur un passage pour piétons ; aux feux ou devant un agent, ne pas laisser les piétons régulièrement engagés achever leur traversée à allure normale, même quand le passage s’ouvre pour toi ; gêner les piétons dans une zone résidentielle ; rouler plus vite que l’allure du pas dans une zone piétonne ou dans une rue réservée au jeu ; se mettre mutuellement en danger sur les chemins réservés aux piétons, cyclistes et cavaliers ; couper un rang d’enfants. Mettre directement une personne en danger : le cœur du 3e degré. Les bus, les véhicules prioritaires et les convois : ne pas dégager le passage à l’approche d’un véhicule prioritaire qui utilise sa sirène ; ne pas redoubler de prudence à l’approche d’un véhicule de transport scolaire signalé, ni ralentir fortement (et s’arrêter au besoin) quand il allume tous ses clignotants pour faire monter ou descendre des enfants ; ne pas modérer sa vitesse en longeant un bus, un car ou un tram arrêté pour faire monter ou descendre des voyageurs ; à un arrêt de transport en commun sans refuge, ne pas s’arrêter pour laisser monter et descendre les voyageurs du côté de l’embarquement, ou repartir trop vite ; couper un convoi militaire, un cortège ou une course cycliste ; ne pas s’arrêter à l’approche d’une course cycliste, ou ignorer les indications qui assurent la sécurité des manifestations et des courses. Les feux et la signalisation : brûler un feu rouge ; au feu rouge, suivre la direction d’une flèche verte sans céder le passage ; emprunter une bande de circulation alors qu’un signal lumineux placé au-dessus en interdit l’accès ; emprunter un sens interdit ; rouler sans allumer ses feux de croisement (ou de route) à l’avant et ses feux rouges à l’arrière entre la tombée et le lever du jour, ou dès qu’on ne voit plus distinctement à environ 200 mètres, et pour une remorque qui doit en être munie, ses feux prescrits ; dans ces mêmes conditions, ne pas utiliser les feux d’encombrement sur un véhicule de plus de 2,50 m de large. Sur l’autoroute et la route pour automobiles : circuler sur la bande d’arrêt d’urgence : seuls les véhicules prioritaires en mission urgente peuvent y rouler, ainsi que les dépanneuses et les services appelés par la police ou le parquet pour rejoindre un incident quand la circulation est fortement ralentie ou arrêtée. Les signaux qui visent ton camion : ne pas respecter l’accès interdit au-delà d’une certaine masse (C21) ou aux véhicules de transport de marchandises (C23) ; ne pas respecter l’interdiction de dépasser pour les camions (C39) ; ne pas respecter les accès interdits aux véhicules qui transportent des marchandises dangereuses (C24a, C24b, C24c). Dans l’habitacle : transporter un enfant de moins d’1,35 m sans dispositif de retenue adapté ; transporter plus d’enfants de moins de 18 ans et de moins de 1,35 m que le véhicule ne compte de places prévues pour eux ; utiliser, tenir en main ou manipuler un appareil électronique à écran (GSM, smartphone, GPS) qui n’est pas fixé dans un support adapté ; conduire sans être en état de le faire : tout conducteur doit être en état de conduire (fatigue, malaise, médicament qui altère la conduite) et garder le contrôle de son véhicule. Piège classique. Pas besoin d’être en train de téléphoner : utiliser, tenir en main ou manipuler un appareil à écran non fixé dans un support adapté, c’est déjà une infraction du 3e degré. Fixé dans un support adapté au véhicule, l’appareil est autorisé. Ton GSM n’est pas fixé dans un support. Tu le prends en main pour changer de musique en conduisant. Verdict ? Et les 7 infractions du 4e degré ? Le 4e degré, c’est le sommet de l’échelle : des infractions qui mettent directement en danger la sécurité des personnes, de nature à mener presque irrémédiablement à des dommages physiques en cas d’accident, plus le fait de négliger un ordre d’arrêt d’un agent qualifié donné bras tendus à l’horizontale ou par un feu rouge balancé vers toi. Elles ne sont que sept : transgresser l’ordre de s’arrêter donné par une personne habilitée, bras tendus à l’horizontale dans les directions qui te concernent, ou par un feu rouge balancé vers toi ; inciter un conducteur à rouler trop vite ; dépasser par la gauche un véhicule attelé ou à plus de deux roues à l’approche du sommet d’une côte ou dans un virage, sans visibilité suffisante (sauf si tu le fais sans franchir la ligne blanche continue qui sépare le sens inverse) ; s’engager sur un passage à niveau quand les barrières bougent ou sont fermées, que les feux rouges clignotent ou que la sonnerie retentit ; sur une autoroute ou une route pour automobiles, faire demi-tour, faire marche arrière, rouler à contresens ou emprunter les raccordements transversaux ; s’arrêter ou se garer sur un passage à niveau ; sans autorisation spéciale, faire une course ou une épreuve de vitesse sur la voie publique. Remarque le doublon vicieux avec le dépassement : son degré dépend de l’interdiction précise. Dépasser par la droite quand c’est interdit, c’est du 2e degré ; dépasser par la gauche sans visibilité suffisante, du 3e ; le faire à l’approche d’un sommet de côte ou dans un virage, du 4e. Le lieu change tout. Aide-mémoire. Les 7 du 4e degré : ordre d’arrêt transgressé (bras horizontaux ou feu rouge balancé), incitation à rouler trop vite, dépassement au sommet d’une côte ou dans un virage sans visibilité, passage à niveau franchi barrières en mouvement ou fermées, feux rouges clignotants ou sonnerie en marche, demi-tour, marche arrière ou contresens sur autoroute, arrêt ou stationnement sur un passage à niveau, course de vitesse sans autorisation spéciale sur la voie publique. Rappel : ignorer l’ordre de s’arrêter donné bras tendus à l’horizontale (ou par un feu rouge balancé) est une infraction du 4e degré. Ne pas respecter les autres injonctions d’un agent, y compris le bras levé à la verticale, relève du 3e degré. Faire demi-tour sur une autoroute, c’est une infraction du... Comment retenir tout ça sans exploser ? Ne pars pas de la liste brute. Trois réflexes suffisent : commence par les 7 du 4e degré : liste courte, sanctions les plus sévères, points rapides à sécuriser ; classe au lieu de réciter : demande-toi qui est directement mis en danger dans la situation : c’est la logique de la loi, et elle t’aide à deviner. Mais c’est la liste officielle qui tranche : un chargement mal fixé qui met les autres en danger, par exemple, reste au 2e degré ; révise par familles : agents, dépassement et croisement, priorités, usagers vulnérables, bus et convois, feux et signalisation, autoroute, signaux du camion, habitacle. Neuf tiroirs, pas des dizaines de lignes en vrac. Les 4 degrés, l’alcool du chauffeur et les fautes graves de l’examen : tu sais où se jouent les points qui coûtent le plus. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 30 septembre 2005 désignant les infractions par degré (Justel) Loi du 16 mars 1968 relative à la police de la circulation routière, article 34 (alcool) Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire, annexe 4 (cotation, versions régionales) Reprise des leçons « Degrés d'infractions » et « Fautes graves » de permis-online.be ## Temps de conduite : 9 heures par jour, 56 par semaine, 90 sur deux semaines Adresse : https://permis-camion.be/cours/temps-de-conduite-camion/ Chapitre 3 : Temps de conduite, de repos et tachygraphe Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Les règles visent le transport de marchandises avec un véhicule de plus de 3,5 tonnes (masse maximale autorisée). Conduite par jour : 9 heures au plus, 10 heures au plus deux fois par semaine. Conduite par semaine : 56 heures au plus. Conduite sur deux semaines qui se suivent : 90 heures au plus. La semaine va du lundi 0 heure au dimanche 24 heures. 56 heures par semaine, mais jamais deux semaines de suite : le calcul qui piège tout le monde. Un chauffeur de camion ne conduit pas aussi longtemps qu’il le veut. Un règlement européen fixe combien d’heures il peut passer au volant par jour, par semaine et sur deux semaines. Ces chiffres font partie de la matière propre au permis C : l’examen théorique les demande tels quels. Trois chiffres à retenir, 9, 56 et 90, et une exception à 10 heures. On les prend un par un. Quels camions sont concernés par les temps de conduite ? Définition. Le règlement européen 561/2006 s’applique au transport de marchandises par route avec un véhicule, remorque ou semi-remorque comprise, dont la masse maximale autorisée dépasse 3,5 tonnes. C’est la masse maximale autorisée qui compte, pas le poids réel du jour. Un camion de 12 tonnes qui roule à vide reste concerné. Depuis le 1er juillet 2026, la règle vise aussi le transport international et le cabotage de marchandises avec un véhicule de plus de 2,5 tonnes. Le règlement prévoit des exceptions, par exemple les véhicules dont la vitesse maximale autorisée ne dépasse pas 40 km/h, les véhicules de l’armée, des pompiers et de la police dans leurs missions, les dépanneuses spécialisées dans un rayon de 100 km autour de leur base, ou les camions de 7,5 tonnes de masse maximale autorisée au plus utilisés pour un transport non commercial de marchandises. À l’examen. Si la question parle d’un camion de plus de 3,5 tonnes qui transporte des marchandises, et ne cite aucune exception, les temps de conduite et de repos s’appliquent. Ne te laisse pas distraire par le chargement : vide ou plein, c’est pareil. Un camion de 19 tonnes de masse maximale autorisée rentre au dépôt à vide. Les temps de conduite s’appliquent-ils ? Combien d’heures peut-on conduire en une journée ? Définition. La durée de conduite journalière est le temps de conduite total entre la fin d’un temps de repos journalier et le début du suivant, ou entre un repos journalier et un repos hebdomadaire. Elle ne dépasse pas 9 heures. La « journée » du chauffeur ne suit donc pas l’horloge de minuit à minuit : elle va d’un repos à l’autre. Les 9 heures se comptent sur ce temps-là. Deux fois par semaine au plus, la durée de conduite journalière peut monter à 10 heures. Pas trois fois, et pas au-delà de 10 heures, sauf les dérogations exceptionnelles expliquées plus bas. Piège classique. Les 10 heures ne sont pas un droit de tous les jours. Elles sont permises deux fois au cours de la semaine, pas deux fois par jour ni deux jours de suite obligatoirement. Lundi et mardi, tu as conduit 10 heures. Mercredi, combien d’heures peux-tu conduire au plus ? Et sur une semaine, sur deux semaines ? La durée de conduite hebdomadaire ne dépasse pas 56 heures. La semaine, au sens du règlement, va du lundi 0 heure au dimanche 24 heures. Sur deux semaines qui se suivent, la conduite totale ne dépasse pas 90 heures. C’est la règle qui empêche d’enchaîner deux semaines à 56 heures : 56 + 56 = 112, bien au-dessus de 90. Période | Conduite maximale | Une journée | 9 heures (10 heures deux fois par semaine) | Une semaine (lundi 0 h au dimanche 24 h) | 56 heures | Deux semaines consécutives | 90 heures | Aide-mémoire. 9 par jour, 10 deux fois par semaine, 56 par semaine, 90 sur deux semaines. Si tu as conduit 56 heures une semaine, il te reste au plus 34 heures la semaine suivante. La semaine dernière, tu as conduit 50 heures. Cette semaine, combien d’heures au plus ? Les heures conduites hors de Belgique comptent-elles ? Oui. Les durées de conduite journalières et hebdomadaires comprennent toutes les heures de conduite faites dans l’Union européenne ou dans un pays tiers. Un trajet en Suisse ou au Royaume-Uni entre dans le même compte. Le règlement demande aussi d’enregistrer comme « autre tâche » le temps passé à conduire un véhicule utilisé pour une activité commerciale qui n’entre pas dans son champ, et tout temps de travail qui n’est pas de la conduite. Deux souplesses existent. D’abord, pour atteindre un point d’arrêt approprié, le chauffeur peut dépasser ces durées dans la mesure nécessaire à la sécurité des personnes, du véhicule ou du chargement, sans compromettre la sécurité routière ; il en note la nature et le motif à la main, sur un ticket imprimé du tachygraphe, sa feuille d’enregistrement ou le registre de service, au plus tard à l’arrivée. Ensuite, dans des circonstances exceptionnelles et sans compromettre la sécurité routière, il peut dépasser sa durée de conduite du jour et de la semaine de 1 heure pour rentrer à sa base ou chez lui prendre un repos hebdomadaire, ou de 2 heures pour y prendre un repos hebdomadaire normal, à condition d’avoir pris une pause de 30 minutes sans interruption juste avant ces heures en plus ; il en note aussi le motif à la main au plus tard à l’arrivée. Ces heures en plus ne permettent pas de dépasser les 90 heures sur deux semaines. Tout dépassement de la durée de conduite est compensé par un repos équivalent, pris en bloc avec un autre repos, au plus tard à la fin de la troisième semaine qui suit celle du dépassement. À l’examen. Une question peut te faire croire qu’un trajet à l’étranger « ne compte pas ». Il compte toujours : la limite vaut pour toute la conduite, où qu’elle ait lieu. Neuf heures par jour, dix deux fois par semaine, cinquante-six par semaine et quatre-vingt-dix sur deux semaines : tu as les quatre limites. Le sprint de révision ci-dessous te les remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Règlement (CE) n° 561/2006 du 15 mars 2006, version consolidée au 31/12/2024 (EUR-Lex), articles 2, 3, 4 et 6 Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire, annexe 4 (matières de l examen théorique C) ## Pauses et repos du chauffeur : 45 minutes, 11 heures, 45 heures Adresse : https://permis-camion.be/cours/pauses-et-repos-chauffeur/ Chapitre 3 : Temps de conduite, de repos et tachygraphe Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Après 4 h 30 de conduite : une pause de 45 minutes, ou 15 minutes puis 30 minutes. Repos journalier normal : 11 heures, ou 3 heures puis 9 heures. Repos journalier réduit : de 9 à moins de 11 heures, 3 fois au plus entre deux repos hebdomadaires. Repos hebdomadaire normal : 45 heures ; réduit : 24 heures au moins, à compenser. Le repos hebdomadaire normal ne se prend jamais dans le camion. 15 puis 30, oui ; 30 puis 15, non. L’ordre des pauses change tout. La fatigue au volant d’un camion de 40 tonnes ne pardonne pas. C’est pour cela que le règlement européen impose des pauses pendant la conduite et des repos entre les journées et les semaines. Chaque durée a son chiffre, et l’examen théorique les connaît tous. Une pause interrompt la conduite. Un repos sépare deux journées ou deux semaines. On commence par la pause. Quand faut-il faire une pause ? Définition. Une pause est une période où le chauffeur n’a le droit ni de conduire ni de faire un autre travail : elle sert uniquement à se reposer. Après 4 h 30 de conduite, la pause dure au moins 45 minutes d’affilée, sauf si le chauffeur prend un temps de repos. Les 45 minutes peuvent être coupées en deux : une pause d’au moins 15 minutes, suivie d’une pause d’au moins 30 minutes, réparties pendant les 4 h 30 de conduite. Piège classique. La pause coupée en deux se fait dans cet ordre : 15 minutes d’abord, 30 minutes ensuite. Une pause de 30 minutes suivie d’une pause de 15 minutes ne remplace pas la pause de 45 minutes. Charger le camion, remplir des papiers ou laver la cabine pendant la pause, ce n’est pas une pause : c’est une autre tâche, et le compteur ne repart pas. Après 2 heures de conduite, tu t’arrêtes 30 minutes. Après 2 h 30 de plus, tu t’arrêtes 15 minutes. Ta pause est-elle en règle ? Combien de temps dure le repos de chaque jour ? Définition. Le temps de repos journalier normal dure au moins 11 heures. Il peut être pris en deux tranches : d’abord au moins 3 heures d’affilée, puis au moins 9 heures d’affilée. Le repos journalier peut aussi être réduit : au moins 9 heures, mais moins de 11 heures. Entre deux repos hebdomadaires, le chauffeur ne prend pas plus de trois repos journaliers réduits. Dans chaque période de 24 heures qui suit la fin du repos précédent, le chauffeur doit avoir pris un nouveau repos journalier. Quand deux chauffeurs ou plus se relaient à bord (conduite en équipage), chacun prend un repos journalier d’au moins 9 heures dans les 30 heures qui suivent la fin de son repos précédent. Celui qui ne conduit pas peut prendre sa pause de 45 minutes dans le camion qui roule, à condition de ne pas aider le conducteur. Repos journalier | Durée | Normal | 11 heures au moins | Normal en deux tranches | 3 heures au moins, puis 9 heures au moins | Réduit (3 fois au plus entre deux repos hebdomadaires) | 9 heures au moins, moins de 11 heures | Conduite en équipage | 9 heures au moins dans les 30 heures | Depuis ton dernier repos hebdomadaire, tu as déjà pris trois repos journaliers réduits de 10 heures. Ce soir, tu prends ton repos journalier d’une seule traite : quelle durée minimum ? Et le repos de la semaine ? Définition. Le temps de repos hebdomadaire normal dure au moins 45 heures. Le repos hebdomadaire réduit dure moins de 45 heures, avec un minimum de 24 heures d’affilée. Sur deux semaines qui se suivent, le chauffeur prend au moins soit deux repos hebdomadaires normaux, soit un repos normal et un repos réduit d’au moins 24 heures. Le repos hebdomadaire commence au plus tard à la fin de six périodes de 24 heures après la fin du repos hebdomadaire précédent. Le chauffeur qui fait du transport international de marchandises peut prendre deux repos hebdomadaires réduits de suite, s’il commence chacun d’eux hors de l’État où son employeur est établi et hors de son pays de résidence, et s’il prend au moins quatre repos hebdomadaires sur quatre semaines qui se suivent, dont au moins deux normaux ; les deux réductions se rattrapent alors avant le repos hebdomadaire suivant. Chaque réduction se rattrape : les heures manquantes se prennent en un seul bloc, avant la fin de la troisième semaine qui suit, accolées à un autre repos d’au moins 9 heures. À l’examen. Le repos hebdomadaire normal de 45 heures, et tout repos de plus de 45 heures pris en compensation, ne se prennent jamais dans le véhicule. Ils se prennent dans un logement adapté, avec un lit et des sanitaires, payé par l’employeur. Aide-mémoire. Pause : 45 minutes, ou 15 puis 30. Jour : 11 heures, ou 3 puis 9, ou 9 réduit trois fois. Semaine : 45 heures, ou 24 heures réduit, compensé en bloc avant la fin de la troisième semaine. Tu as pris un repos hebdomadaire de 30 heures. Comment rattraper les 15 heures manquantes ? Pause de 45 minutes, repos de 11 heures, repos de 45 heures : avec leurs versions coupées et réduites, tu as tout le système. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Règlement (CE) n° 561/2006 du 15 mars 2006, version consolidée au 31/12/2024 (EUR-Lex), articles 4, 7 et 8 Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire, annexe 4 (matières de l examen théorique C) ## Tachygraphe : carte de conducteur, activités et contrôle Adresse : https://permis-camion.be/cours/tachygraphe-carte-conducteur/ Chapitre 3 : Temps de conduite, de repos et tachygraphe Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes La carte de conducteur s’insère chaque jour où tu conduis, dès que tu prends le camion, et reste jusqu’à la fin de la journée de travail. Quatre activités à enregistrer : conduite, autre tâche, disponibilité, pause ou repos. Au contrôle : ta carte et les impressions et saisies du jour et des 56 jours précédents. Carte abîmée, perdue ou volée : remplacement demandé dans les 7 jours ; conduite sans carte 15 jours au plus (plus longtemps seulement pour ramener le camion à sa base), avec impressions. Une seule carte par chauffeur, et seulement la sienne. Tu passes une frontière : à quel moment faut-il saisir le pays ? La réponse surprend. Le tachygraphe est la boîte noire du chauffeur. Il enregistre la vitesse, la distance parcourue, la conduite, les pauses et les repos, et c’est lui que l’agent de contrôle lit au bord de la route. Le règlement européen 165/2014 dit comment l’utiliser, et l’examen théorique du permis C en fait une matière à part entière. Ici, on voit la carte, les activités à enregistrer, ce qu’il faut pouvoir montrer au contrôle et que faire quand quelque chose tombe en panne. Quand utiliser la carte de conducteur ? Définition. La carte de conducteur est la carte personnelle qui enregistre les activités du chauffeur dans un tachygraphe numérique. Le chauffeur l’utilise chaque jour où il conduit, dès qu’il prend en charge le véhicule, et ne la retire pas avant la fin de sa période de travail de la journée, sauf retrait autorisé, par exemple pour saisir le pays après une frontière. La carte de conducteur est valable cinq ans au plus ; son renouvellement se demande au plus tard 15 jours ouvrables avant sa date d’expiration. Un chauffeur ne peut avoir qu’une seule carte valable, et il n’utilise que la sienne. Il n’utilise pas une carte défectueuse, sale ou périmée. Quand deux chauffeurs se relaient dans le même camion, chacun met sa carte dans la bonne fente du tachygraphe : celle du conducteur pour celui qui tient le volant. Piège classique. Prêter sa carte à un collègue, ou rouler avec la carte d’un autre, est interdit. La carte est personnelle : un chauffeur n’utilise que sa propre carte. Falsifier, cacher, effacer ou détruire des enregistrements est tout aussi interdit. Tu prends le camion à 6 heures et tu finis ta journée à 17 heures. Quand peux-tu retirer ta carte ? Quelles activités le tachygraphe enregistre-t-il ? Le chauffeur utilise le sélecteur du tachygraphe pour séparer quatre types de temps : la conduite ; toute autre tâche : tout travail qui n’est pas la conduite, comme le chargement ou l’entretien ; la disponibilité : le temps où le chauffeur n’est pas tenu de rester à son poste mais doit pouvoir répondre à un appel pour reprendre le travail, par exemple une attente prévue à une frontière ; les pauses, repos, congés annuels et congés de maladie. Quand le chauffeur est loin de son camion et ne peut pas utiliser le tachygraphe, il saisit ensuite à la main sur sa carte ses autres tâches, ses temps de disponibilité, ses pauses et ses repos, avec la fonction de saisie manuelle du tachygraphe numérique (avec un appareil analogique, il les écrit sur la feuille d’enregistrement). À l’examen. Le chauffeur saisit le symbole du pays où il commence et celui où il finit sa journée de travail. Quand il passe la frontière d’un autre État membre, il saisit le pays où il entre au premier arrêt, le plus près possible de la frontière. Pendant que les ouvriers chargent ton camion, tu les aides à arrimer la marchandise. Quelle activité enregistres-tu ? Que faut-il montrer lors d’un contrôle ? Avec un tachygraphe numérique, le chauffeur doit pouvoir présenter à l’agent de contrôle : sa carte de conducteur ; toute information saisie à la main et toute impression du jour et des 56 jours précédents ; les feuilles d’enregistrement de la même période, s’il a aussi conduit un camion à tachygraphe analogique. Avec un tachygraphe analogique, ce sont les feuilles d’enregistrement du jour et des 56 jours précédents, sa carte de conducteur s’il en a une, et les saisies et impressions de la même période. Aide-mémoire. Au contrôle, on remonte 56 jours en arrière, plus la journée en cours. Feuilles, impressions et saisies manuelles : tout ce qui couvre cette période doit être à bord. Carte perdue ou tachygraphe en panne : que faire ? Si la carte est abîmée, ne fonctionne plus, est perdue ou volée, le chauffeur demande son remplacement dans les 7 jours civils. En attendant, il peut continuer à conduire sans carte pendant 15 jours civils au plus, ou plus longtemps s’il le faut pour ramener le camion à sa base, à condition de pouvoir justifier pourquoi il ne peut pas utiliser sa carte. Cette tolérance ne vaut que pour ces quatre cas : une carte oubliée à la maison ou périmée n’en fait pas partie. Sans carte, il imprime au début du trajet les données du véhicule et y écrit son nom, son numéro de carte ou de permis de conduire, sa signature, et ses périodes d’autres tâches, de disponibilité, de pause et de repos. À la fin du trajet, il imprime les temps enregistrés, ajoute les activités que l’appareil n’a pas enregistrées, son identité et sa signature. Si c’est le tachygraphe qui tombe en panne, le chauffeur note à la main ses activités, son nom, son numéro de permis ou de carte et sa signature, sur la feuille d’enregistrement ou sur une feuille à part, jointe à la feuille d’enregistrement ou gardée avec sa carte. L’entreprise fait réparer l’appareil par un installateur ou un atelier agréé dès que possible, et en cours de route si le camion ne peut pas rentrer à sa base dans la semaine qui suit la panne. En dehors des pannes, un atelier agréé inspecte le tachygraphe au moins tous les deux ans. Ta carte de conducteur a été volée lundi. Avant quand dois-tu demander une nouvelle carte ? Une carte à soi, insérée toute la journée, quatre activités bien séparées et 56 jours à pouvoir montrer : tu as l’essentiel du tachygraphe. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Règlement (UE) n° 165/2014 du 4 février 2014 (tachygraphes), version consolidée au 31/12/2024 (EUR-Lex), articles 27, 29, 34, 35, 36 et 37 Directive 2002/15/CE du 11 mars 2002 (temps de travail des chauffeurs), article 3 Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire, annexe 4 (matières de l examen théorique C) ## Masses : MMA, charge par essieu et surcharge Adresse : https://permis-camion.be/cours/masses-camion-mma-essieux/ Chapitre 4 : Masses, dimensions et limiteur de vitesse Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes La masse maximale autorisée (MMA) : le véhicule en ordre de marche avec sa charge utile. Camion seul : 19 t à 2 essieux, 26 t à 3 essieux, 32 t à 4 essieux. Grands ensembles (5 essieux ou plus) : 44 t en règle générale ; jusqu’à 50 t en Wallonie et 48 t en Flandre (50 t avec certains équipements) pour certains ensembles à 6 essieux, sous conditions. Par essieu simple : 12 t pour un essieu moteur, 10 t pour un essieu porteur. L’essieu ou les essieux moteurs portent au moins 25 % de la masse maximale. Ton camion pèse 18 tonnes au total mais 13 sur l’essieu moteur : tu es en surcharge quand même. Un camion trop chargé freine plus mal, s’use plus vite et abîme la route. Le règlement technique belge des véhicules fixe donc des masses maximales, pour le véhicule entier et pour chaque essieu. Les masses font partie de la matière de l’examen théorique du permis C. On distingue la masse du véhicule entier et la masse posée sur chaque essieu. Les deux doivent être respectées. Qu’est-ce que la masse maximale autorisée ? Définition. La masse maximale autorisée (MMA) est la masse maximale admissible d’un véhicule en ordre de marche, charge utile comprise. C’est elle qui décide quel permis il faut et quelles règles s’appliquent. Elle ne change pas avec le chargement du jour : un camion de 26 tonnes de MMA reste un camion de 26 tonnes, même vide. Le chargement, lui, ne doit jamais faire dépasser cette masse. La masse maximale autorisée comprend… Quelles masses pour un camion et un ensemble ? Véhicule de transport de marchandises | Masse maximale autorisée | Camion à 2 essieux | 19 000 kg | Camion à 3 essieux | 26 000 kg | Camion à 4 essieux | 32 000 kg | Tracteur à 2 essieux et semi-remorque à 2 essieux | 39 000 kg | Tracteur à 2 essieux et semi-remorque à 3 essieux (suspension pneumatique) | 44 000 kg (43 000 kg en suspension mécanique) | Tracteur à 3 essieux et semi-remorque à 2 ou 3 essieux | 44 000 kg | Les Régions admettent, sous conditions, des ensembles plus lourds pour les combinaisons à 6 essieux : jusqu’à 50 000 kg en Wallonie et 48 000 kg en Flandre (jusqu’à 50 000 kg avec certains équipements, comme une motorisation propre ou un ralentisseur), avec par exemple une suspension pneumatique sur tous les essieux et des capteurs qui affichent la masse au conducteur. À Bruxelles, ce régime n’existe pas : le plafond reste 44 000 kg, sous réserve de la majoration pour certaines motorisations expliquée ci-dessous. Au-delà des masses prévues, il faut une autorisation de circulation délivrée par l’autorité régionale compétente. Pour les véhicules à émission nulle ou à carburant de substitution, le règlement admet dans certains cas une masse plus élevée, de 1 000 kg ou de 2 000 kg au plus, pour le poids de la technologie. Remorques et camions avec remorque Véhicule | Masse maximale autorisée | Remorque à 2 essieux | 20 000 kg | Remorque à 3 essieux ou plus | 30 000 kg | Camion à 2 essieux et remorque à 2 essieux | 39 000 kg | Camion à 2 essieux et remorque à 3 essieux | 44 000 kg | Camion à 3 essieux et remorque à 2 ou 3 essieux | 44 000 kg | Ces chiffres visent les remorques dont les essieux sont séparés. Quand ils sont groupés en tandem ou en tridem, les plafonds sont plus bas : 36 000 kg pour un camion à 2 essieux avec une remorque à tandem, 40 000 kg avec une remorque tridem, et 42 000 kg pour un camion à 3 essieux avec une remorque à tandem ou tridem en suspension mécanique. Aide-mémoire. 19, 26, 32 : le camion seul à 2, 3 et 4 essieux. 39 : le tracteur à 2 essieux avec une semi-remorque à 2 essieux. 44 : la règle générale des grands ensembles, au-delà seulement sous conditions régionales. Quelle est la masse maximale autorisée d’un camion porteur à 3 essieux ? Combien peut porter un essieu ? Définition. La masse par essieu est la masse totale transmise au sol par toutes les roues de cet essieu. Un essieu moteur porte au plus 12 000 kg, un essieu porteur au plus 10 000 kg. Deux essieux proches l’un de l’autre, à moins de 1,80 m, forment un tandem. Un tandem moteur porte au plus 19 000 kg, ou 20 000 kg si ses essieux sont distants d’au moins 1,30 m. Le règlement exige aussi une bonne répartition : la masse sous le ou les essieux moteurs vaut au moins 25 % de la masse maximale du véhicule ou de l’ensemble, et la masse sous le ou les essieux avant au moins 20 % de la masse du véhicule à moteur, dans toutes les conditions de charge. À l’examen. Un camion peut être sous sa MMA et pourtant en surcharge sur un essieu. Une charge mal répartie, trop à l’avant ou trop à l’arrière, surcharge un essieu même quand le total est bon. Piège classique. Lors d’un contrôle, une tolérance de mesure de 2 % peut être accordée sur la masse maximale et de 5 % sur la répartition entre les essieux. Ce n’est pas une marge pour charger plus : c’est la précision de la pesée. Quelle masse maximale peut porter un essieu moteur simple ? La MMA du véhicule et la masse de chaque essieu : deux limites à tenir en même temps. Le sprint de révision ci-dessous te les remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 15 mars 1968, règlement technique des véhicules, art. 32bis (versions wallonne, bruxelloise et flamande ; Justel, mise à jour au 21/03/2025) Règlement (CE) n° 561/2006, article 4, m) ## Dimensions : longueur, largeur, hauteur Adresse : https://permis-camion.be/cours/dimensions-camion-gabarit/ Chapitre 4 : Masses, dimensions et limiteur de vitesse Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Largeur maximale d’un camion : 2,55 m (2,60 m pour certains véhicules frigorifiques). Hauteur maximale : 4 m. Longueur maximale d’un camion seul ou d’une remorque (hors semi-remorque) : 12 m. Tracteur et semi-remorque : 16,50 m si la semi-remorque respecte ses cotes, sinon 15,50 m. Camion et remorque (train routier) : 18,75 m, en respectant les cotes de chargement, obligatoires pour tous les trains. Ton camion fait 4 m, le pont affiche 3,80 m : la limite de construction ne te sauve pas, c’est le panneau qui compte. Un camion trop haut sous un pont, c’est un accident qui ne prévient pas. Les dimensions maximales des véhicules sont fixées par le règlement technique belge des véhicules. L’examen théorique du permis C te les demande, et sur la route ce sont elles qui décident si tu passes. Trois mesures : la largeur, la hauteur, la longueur. On les prend dans cet ordre. Quelle largeur et quelle hauteur au maximum ? Définition. Pour un véhicule de transport de marchandises, la largeur maximale est de 2,55 m et la hauteur maximale de 4 m, saillies comprises. Les dimensions se mesurent véhicule vide, en ordre de marche, toutes saillies comprises. Certains éléments ne comptent pas, par exemple les rétroviseurs et les feux pour la largeur. La largeur monte à 2,60 m pour les véhicules dont les parois sont spécialement isolées pour transporter des marchandises sous température dirigée, avec au moins 45 mm d’épaisseur de paroi, et pour les conteneurs et caisses mobiles de ce type. À l’examen. Retiens la paire 2,55 m de large et 4 m de haut. La hauteur de 4 m vaut aussi pour le camion chargé : le code de la route interdit qu’un véhicule chargé dépasse 4 m (seule exception, en Wallonie et en Flandre : 4,30 m pour des balles de lin comprimées). Et elle ne garantit pas que ton camion passe partout : un pont plus bas reste plus bas. Quelle est la largeur maximale d’un camion bâché ordinaire ? Quelle longueur selon le véhicule ? Véhicule | Longueur maximale | Camion seul (véhicule à moteur) | 12 m | Remorque (sauf semi-remorque) | 12 m | Tracteur et semi-remorque (véhicule articulé) | 16,50 m si la semi-remorque respecte ses cotes, sinon 15,50 m | Camion et remorque (train routier) | 18,75 m, en respectant les cotes de chargement | Pour la semi-remorque, deux cotes comptent : 2,04 m au plus entre le pivot d’attelage et l’avant, et 12 m au plus entre le pivot et l’arrière. Pour le train routier de 18,75 m, la zone de chargement ne dépasse pas 16,40 m, et 15,65 m une fois retiré l’espace entre le camion et la remorque. Aide-mémoire. Chargement : rien devant, 1 m derrière (3 m pour des pièces indivisibles de grande longueur), 4 m de haut. Véhicule : 12 m pour un véhicule seul, 16,50 m pour un tracteur avec semi-remorque, 18,75 m pour un camion avec remorque. Largeur 2,55 m, hauteur 4 m. Quelle est la longueur maximale d’un train routier (camion et remorque) qui respecte les cotes de chargement ? Jusqu’où le chargement peut-il dépasser ? Définition. Un véhicule chargé ne dépasse pas 2,55 m de large (2,60 m pour un véhicule frigorifique de cette largeur) ni 4 m de haut, chargement compris. Le chargement ne dépasse pas à l’avant du véhicule (seule exception : 0,50 m pour un train affecté uniquement au transport de voitures), et au plus de 1 m à l’arrière, 3 m pour des pièces indivisibles de grande longueur. Pour des céréales, du lin, de la paille ou du fourrage en vrac (pas en balles comprimées), la largeur du véhicule chargé peut atteindre 2,75 m, et 3 m dans un rayon de 25 km du lieu de chargement ou à moins de 25 km de la frontière belge. Si ton chargement dépasse de plus de 1 m à l’arrière, tu le signales au bout du chargement par un panneau carré de 50 cm de côté, à bandes rouges et blanches. Quand tes feux doivent être allumés, tu ajoutes un feu rouge tourné vers l’arrière et un catadioptre orange de chaque côté. Tu transportes des poutres indivisibles de grande longueur. De combien peuvent-elles dépasser à l’arrière au plus ? Pourquoi ces dimensions changent ta conduite ? Un véhicule long et lourd n’a pas la place d’une voiture. Le code de la route en tient compte : hors agglomération, les conducteurs de véhicules dont la masse maximale autorisée dépasse 7,5 tonnes, ou de plus de 7 m de long, gardent entre eux un intervalle d’au moins 50 m. Sur les ponts, les véhicules de plus de 7,5 tonnes de masse maximale autorisée gardent au moins 15 m entre eux. C’est la masse maximale autorisée qui compte, pas le poids du jour : même à vide, ton camion de 19 tonnes est concerné. La longueur se paie aussi dans les virages : l’arrière d’un véhicule long coupe l’intérieur du virage. La leçon sur la place sur la route et les distances y revient en détail. Piège classique. Ces intervalles de 50 m et de 15 m ne visent pas tous les camions de plus de 3,5 tonnes : ils visent les véhicules de plus de 7,5 tonnes, ou de plus de 7 m de long pour les 50 m. 2,55 m, 4 m, 12 m, 16,50 m, 18,75 m : ces cinq chiffres sont les repères du gabarit à connaître par cœur. Le sprint de révision ci-dessous te les remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 15 mars 1968, règlement technique des véhicules, art. 32bis (versions wallonne, bruxelloise et flamande ; Justel, mise à jour au 21/03/2025) Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 18 et 21 ## Limiteur et régulateur de vitesse Adresse : https://permis-camion.be/cours/limiteur-regulateur-vitesse/ Chapitre 4 : Masses, dimensions et limiteur de vitesse Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Les camions de plus de 3,5 tonnes (catégories N2 et N3) ont un limiteur de vitesse réglé à 90 km/h. Les bus et autocars (M2 et M3) : limiteur réglé à 100 km/h. Le limiteur est posé et réglé par un installateur agréé. Le régulateur garde une vitesse choisie ; le limiteur empêche d’en dépasser une. Avec ou sans régulateur, c’est toi qui adaptes ta vitesse et ta distance aux circonstances. Ton limiteur bloque à 90, l’autoroute est sous la pluie et encombrée : 90 est-il permis ? Pas forcément. Un camion de plus de 3,5 tonnes est bridé : son limiteur l’empêche d’accélérer au-delà de 90 km/h. C’est le rôle du limiteur de vitesse, imposé par le règlement technique belge des véhicules. Le régulateur, lui, est une aide de confort qui maintient une vitesse. L’examen théorique C demande de connaître l’un et de bien utiliser l’autre. Qu’est-ce que le limiteur de vitesse ? Définition. Le limiteur de vitesse est un dispositif réglé pour que le véhicule ne puisse pas dépasser une vitesse donnée. Les véhicules de transport de marchandises des catégories N2 et N3 en sont équipés, réglé à 90 km/h ; les bus et autocars des catégories M2 et M3, réglé à 100 km/h. Les catégories N2 et N3 sont les véhicules de transport de marchandises dont la masse maximale dépasse 3,5 tonnes : jusqu’à 12 tonnes pour N2, au-delà pour N3. Le limiteur est installé et réglé par un installateur agréé. Certains véhicules en sont dispensés, par exemple ceux de la défense, de la protection civile, des pompiers, des services d’urgence et de la police, ou ceux qui ne peuvent pas dépasser par construction la vitesse prévue. À l’examen. 90 km/h pour le camion, 100 km/h pour le bus et l’autocar. Le limiteur fixe une vitesse que le véhicule ne peut pas dépasser ; il ne dit pas que cette vitesse est permise partout. À quelle vitesse est réglé le limiteur d’un camion de 18 tonnes ? Comment le limiteur est-il contrôlé ? La vitesse maximale du véhicule est indiquée sur une plaque placée à un endroit visible dans la cabine. Le limiteur porte des scellés posés par l’installateur agréé, sur ses liaisons, pour qu’on ne puisse pas le dérégler. Il est contrôlé par un installateur agréé au moins tous les deux ans, qui pose ou renouvelle une plaquette de contrôle, et vérifié aussi au moins une fois par an lors du contrôle technique. En cas de panne, il est réparé par un installateur agréé dès que possible, et en cours de route si le camion ne peut pas rentrer à son siège dans la semaine. À l’examen. Plaque de vitesse dans la cabine, scellés, contrôle au moins tous les deux ans par un installateur agréé et chaque année au contrôle technique, réparation dès que possible en cas de panne. Limiteur réglé à 90 : peut-on toujours rouler à 90 ? Non. Le limiteur est un plafond technique, pas un droit. La vitesse permise dépend de la route : hors agglomération, 60 km/h pour un camion de plus de 7,5 tonnes de masse maximale autorisée, sauf sur l’autoroute et sur les routes à au moins deux bandes dans chaque sens ; en agglomération, 50 km/h en Wallonie et en Flandre et 30 km/h à Bruxelles, sauf panneau contraire. Et sous la limite, le code de la route demande à tout conducteur de régler sa vitesse selon les autres usagers, surtout les plus vulnérables, la météo, les lieux, la circulation, la visibilité, l’état de la route et l’état et le chargement de son véhicule. Il garde une distance de sécurité suffisante et doit toujours pouvoir s’arrêter devant un obstacle prévisible. Piège classique. « Mon limiteur bloque à 90, donc je peux rouler à 90. » Faux : sur une route limitée à 60 pour ton camion, ou par temps de brouillard, la vitesse permise est plus basse. Comment utiliser le régulateur de vitesse ? Définition. Le régulateur de vitesse est une aide qui maintient la vitesse choisie par le conducteur. Il ne retire au conducteur aucune de ses obligations de vitesse et de distance. En Wallonie, un panneau peut même en interdire l’usage jusqu’au prochain carrefour, parfois seulement au-delà d’une certaine masse (leçon sur les panneaux d’interdiction). Le régulateur ne voit ni le bouchon, ni le cycliste, ni la pluie. Le chauffeur reste responsable de sa vitesse et de sa distance de sécurité : il choisit une vitesse que la circulation et la route permettent, et il reprend la main dès qu’elles changent. Aide-mémoire. Limiteur : 90 km/h, un plafond que le camion ne peut pas dépasser. Régulateur : une vitesse que tu choisis et que tu reprends en main. Dans les deux cas, la vitesse à respecter est celle que la route et les circonstances imposent. Ton régulateur est réglé à 85 km/h sur l’autoroute. La circulation se densifie devant toi. Que fais-tu ? Un plafond de 90 qui ne t’autorise rien, et une aide qui ne décide rien à ta place : tu as la bonne lecture du limiteur et du régulateur. Le sprint de révision ci-dessous te la remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 15 mars 1968, article 77 (limiteur de vitesse ; versions régionales identiques sur ce point) Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 10 et 11 ## Répartir et arrimer la charge Adresse : https://permis-camion.be/cours/repartir-arrimer-chargement/ Chapitre 5 : Chargement et marchandises Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes L’arrimage résiste à 0,8 fois le poids de la charge vers l’avant, 0,5 fois sur les côtés et 0,5 fois vers l’arrière. Avant de partir, le chauffeur vérifie que portes, hayon, bâches et roue de secours sont fixés. Le centre de gravité de la charge est, autant que possible, au centre du véhicule. Sangles et chaînes abîmées, effilochées ou nouées : interdites. Une charge ne doit jamais masquer les feux ni la plaque, ni tomber sur la route. Un freinage d’urgence pousse ta charge vers l’avant avec près de son propre poids : voilà le chiffre 0,8. Une charge mal arrimée continue d’avancer quand le camion freine. Elle peut traverser la cabine, renverser le véhicule dans un virage ou tomber sur la route. Le code de la route et les règles régionales sur le contrôle des camions fixent donc comment la charge est disposée et retenue. C’est une matière propre à l’examen théorique du permis C. D’abord les règles qui valent pour tout chargement, puis la force que l’arrimage doit tenir, puis le matériel et ce que le chauffeur vérifie avant de partir. Quelles règles valent pour tout chargement ? Définition. Le chargement d’un véhicule est disposé de façon à ne jamais gêner la visibilité du conducteur, mettre en danger qui que ce soit, abîmer la route, traîner ou tomber, compromettre la stabilité du véhicule, ni masquer les feux, les catadioptres et la plaque d’immatriculation. Les pièces de grande longueur sont solidement arrimées entre elles et au véhicule, pour ne pas dépasser sur les côtés quand elles oscillent. Les accessoires qui fixent ou protègent la charge sont en bon état, et une chaîne, une bâche ou un filet entoure la charge étroitement. Le chauffeur veille aussi à ce que la charge et ses fixations ne fassent pas de bruit qui gêne, incommode le public ou effraie les animaux. Une portière qui doit exceptionnellement rester ouverte est fixée pour ne pas dépasser le côté du véhicule. Ta charge de palettes cache un de tes feux arrière. Peux-tu rouler ainsi ? Quelle force l’arrimage doit-il tenir ? Définition. L’arrimage du chargement résiste à une force égale à 0,8 fois le poids de la charge vers l’avant, 0,5 fois sur les côtés et 0,5 fois vers l’arrière. Il empêche la charge de bouger, de basculer ou de se renverser. Concrètement : une charge de 10 tonnes doit être retenue contre une poussée de 8 tonnes vers l’avant lors d’un freinage brusque, et de 5 tonnes sur les côtés dans un virage. À Bruxelles, la règle ajoute 0,2 fois le poids dans les autres directions. En Wallonie, le texte précise que même une charge lourde qui semble ne pas pouvoir glisser doit être bloquée ou arrimée : les vibrations de la route diminuent le frottement entre la charge et le plancher. À l’examen. Retiens la direction de chaque chiffre : 0,8 vers l’avant, parce qu’un freinage pousse la charge vers la cabine ; 0,5 sur les côtés et 0,5 vers l’arrière. Ta charge pèse 10 tonnes. Quelle force l’arrimage doit-il tenir vers l’avant ? Faut-il bâcher le chargement ? Un chargement de céréales, lin, paille ou fourrage, en vrac ou en balles, est recouvert d’une bâche ou d’un filet, sauf pour un transport dans un rayon de 25 km du lieu de chargement qui ne passe pas par l’autoroute. En Wallonie, la règle vise aussi les aliments pour le bétail, et ne s’applique pas à un chargement qui ne dégage ni poussière ni particules. Les règles wallonnes du contrôle routier ajoutent que les marchandises en vrac sont bâchées ou couvertes d’un filet si elles peuvent laisser de la poussière ou des résidus sur la route. Quel matériel d’arrimage peut-on utiliser ? Les sangles, chaînes, câbles et autres éléments qui retiennent la charge doivent fonctionner correctement et être adaptés à l’usage. Ils ne peuvent présenter ni nœuds, ni éléments abîmés ou affaiblis, ni déchirures, coupures ou effilochages, et ils respectent les normes européennes ou internationales. Chaque élément a une charge maximale prévue par son fabricant : la force qu’il subit ne doit jamais la dépasser. Le système d’arrimage est adapté à la taille, à la forme, à la consistance et aux caractéristiques de la charge. Il peut combiner plusieurs méthodes, par exemple bloquer la charge contre les parois et l’arrimer avec des sangles. Piège classique. Une sangle effilochée « qui tient encore » est interdite. Un élément abîmé, noué ou coupé ne fait plus partie d’un arrimage conforme, même si la charge ne bouge pas au départ. Que vérifie le chauffeur avant de partir ? Le chauffeur d’un camion : vérifie à l’œil que les portes arrière de chargement, le hayon élévateur, les portes, les bâches, la roue de secours et les autres équipements sont fixés ; s’assure que le chargement ne gêne pas la conduite en toute sécurité ; s’assure que le centre de gravité est, autant que possible, au centre du véhicule ; ne roule pas si l’arrimage de la charge n’est pas conforme. Le chauffeur n’est pas seul responsable. En Wallonie, et en Flandre sauf accord écrit contraire, les textes répartissent les rôles : le chargeur répartit la charge et permet un arrimage conforme (en Wallonie, il contrôle aussi l’arrimage avant le départ) ; il donne par écrit au transporteur les informations utiles (masse, centre de gravité, dimensions des colis) ; le transporteur fournit un véhicule adapté, propre et en bon état, et arrime la charge. Aide-mémoire. Avant de partir : tout est fermé et fixé, la charge ne gêne pas la conduite, le poids est au centre, l’arrimage tient 0,8 vers l’avant et 0,5 sur les côtés et vers l’arrière. Où doit se trouver, autant que possible, le centre de gravité de la charge ? Une charge qui ne gêne rien, centrée, retenue contre 0,8 fois son poids vers l’avant avec du matériel en bon état : c’est un camion prêt à partir. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), article 45 ; article 45bis (version flamande) Arrêté du Gouvernement wallon du 13 avril 2023 relatif au contrôle technique routier des véhicules utilitaires, articles 11 à 16 Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 19 juillet 2018 relatif au contrôle technique routier (contrôle de l arrimage) ## Charges difficiles, chargement et déchargement Adresse : https://permis-camion.be/cours/charges-difficiles-manutention/ Chapitre 5 : Chargement et marchandises Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Liquides en citerne : le liquide bouge au freinage et en virage ; tu freines et tu tournes en douceur, surtout avec une citerne partiellement remplie. Charges suspendues (carcasses, vêtements sur cintres) : elles se balancent et élèvent le centre de gravité ; virages et ronds-points lentement. Vrac de céréales, paille ou fourrage : recouvert d’une bâche ou d’un filet, sauf dans un rayon de 25 km hors autoroute (avec des règles propres à la Wallonie). Charger : le centre de gravité le plus bas et le plus centré possible, sans dépasser les charges par essieu. Matériel de chargement (hayon, grue, chariot) : à utiliser selon sa notice, camion freiné et stabilisé, personne sous la charge. Ta citerne n’est remplie qu’à moitié. Pourquoi est-elle plus délicate à conduire qu’une citerne pleine ? Toutes les charges ne se comportent pas comme des palettes bien sanglées. Un liquide qui bouge, une carcasse qui se balance, du vrac qui s’envole : certaines marchandises changent la façon dont le camion freine, tourne et tient la route. L’examen du permis C demande de connaître ces difficultés et les précautions de chargement et de déchargement. Les liquides en citerne Dans une citerne, le liquide continue de bouger quand le camion freine, accélère ou tourne : il pousse le camion dans le sens du mouvement, puis revient. Ce mouvement est le plus fort quand la citerne est partiellement remplie, parce que le liquide a de la place pour se déplacer. Des cloisons intérieures (brise-lames) le limitent. Au volant, tu anticipes : freinages progressifs, virages et ronds-points à allure réduite, pas de coup de volant. Après un arrêt, attends que le liquide se stabilise avant de repartir franchement. Le moment le plus délicat est le virage. Le liquide part vers l’extérieur de la courbe et, comme son poids est placé haut, il augmente le risque de renversement. Tu ralentis avant d’entrer dans la courbe ou sur le rond-point, jamais en plein milieu, et tu réaccélères doucement à la sortie. Quelle citerne est la plus délicate à conduire ? Les charges suspendues Certaines marchandises voyagent suspendues : carcasses de viande sur des rails, vêtements sur des cintres. Elles se balancent dans les virages et au freinage, et leur masse est placée haut : le centre de gravité du camion monte, et le risque de renversement augmente. Tu ralentis avant les virages et les ronds-points, et tu évites les changements de direction brusques. Un dos d’âne ou un nid-de-poule met la charge en balancement, et elle ne s’arrête pas aussitôt. Après un arrêt, tu repars en douceur : une charge qui balance continue de bouger quand le camion est déjà immobile. Tu transportes des carcasses suspendues et tu approches d’un rond-point. Que fais-tu ? Le vrac et les autres charges Une charge de céréales, lin, paille, fourrage (ou aliments du bétail, en Wallonie), en vrac ou en balles, doit être recouverte d’une bâche ou d’un filet. Cette obligation ne s’applique pas dans un rayon de 25 km du lieu de chargement, sauf sur autoroute (en Wallonie, elle ne s’applique pas non plus aux chargements qui ne dégagent ni poussière ni particules sous l’effet du vent). En Wallonie, un autre texte (l’arrêté du 13 avril 2023 sur le contrôle technique routier) demande aussi de couvrir le vrac susceptible de produire de la poussière ou des résidus sur la route, sans parler de distance : dans le doute, couvre. Plus généralement, aucun chargement ne peut traîner ni tomber sur la route. Une bâche ou un filet ne protège que s’il est bien posé. Les accessoires qui fixent ou protègent le chargement doivent être en bon état et bien utilisés, et tout ce qui entoure le chargement (chaîne, bâche, filet) doit le faire étroitement. Une bâche qui claque gêne le conducteur et peut effrayer les animaux : le code demande de limiter ce bruit. Les animaux vivants se déplacent dans la caisse et déplacent le centre de gravité ; les charges longues oscillent et doivent être arrimées pour ne pas dépasser sur les côtés. Ces règles d’arrimage sont détaillées dans la leçon « Répartir et arrimer la charge ». Charger et décharger Place la charge pour garder le centre de gravité le plus bas et le plus centré possible : lourd en bas, léger au-dessus. Respecte les charges par essieu : en déchargeant par étapes, une livraison peut en surcharger un. Le camion est immobilisé et freiné pendant le chargement ; sur un quai, il ne peut pas avancer. Le hayon élévateur, la grue auxiliaire ou le chariot élévateur s’utilisent selon leur notice, dans leur charge maximale ; une grue se met sur ses stabilisateurs, et personne ne se tient sous une charge levée. Si tu utilises le hayon sur la voie publique, signale ses angles extérieurs (bandes rouges et blanches, cônes ou feux jaune-orange clignotants) ; la zone d’un chariot élévateur se signale par des cônes ou des feux jaune-orange clignotants. Ces moyens peuvent s’employer ensemble et doivent rester visibles en toutes circonstances ; les cônes font au moins 40 cm de haut. Avant de repartir, un contrôle visuel : grue repliée, hayon relevé et fixé, portes arrière, bâches et roue de secours bien fixées, hauteur du camion vérifiée. Si une porte doit exceptionnellement rester ouverte, elle est fixée pour ne pas dépasser le contour du camion. Le poids total peut être respecté alors qu’un essieu est surchargé : une charge mal répartie dégrade le freinage et la tenue de route et abîme les pneus. Le chargeur répartit la charge sur le plancher ; toi, tu t’assures que le chargement ne te gêne pas pour conduire et que son centre de gravité est, autant que possible, centré sur le camion. Une grue a une limite qui change : plus la charge est loin du camion, moins elle peut en lever. Le tableau de charges de la notice donne les limites, et tu ne les dépasses pas. Tu utilises le hayon élévateur sur la route. Comment signales-tu ses angles extérieurs ? Piège classique. « Une fois la moitié livrée, le camion est plus léger, donc plus stable. » Pas forcément : la charge restante peut être mal répartie et surcharger un essieu ou déplacer le centre de gravité. À l’examen. Retiens la citerne partiellement remplie, le centre de gravité qui monte avec les charges suspendues, le bâchage du vrac et les précautions avec le matériel de chargement. Mémo. Liquide : freiner et tourner en douceur, surtout à moitié plein. Suspendu : centre de gravité haut, virages lents. Céréales, paille, fourrage : bâche ou filet (exceptions plus haut, règles wallonnes comprises). Charger bas et centré, essieux respectés. Grue sur stabilisateurs, personne sous la charge. Liquides, charges suspendues, vrac, chargement et déchargement : tu sais adapter ta conduite et tes gestes à la marchandise. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 45 et 47bis ; article 45bis dans sa version flamande Arrêté du Gouvernement wallon du 13 avril 2023 relatif au contrôle technique routier des véhicules utilitaires, article 12 Arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 19 juillet 2018 relatif au contrôle technique routier (contrôle de l’arrimage) Arrêté royal du 23 mars 1998, annexe 4, C.8 (charges difficiles, chargement, matériel de chargement) ## Documents de transport et responsabilité du chauffeur Adresse : https://permis-camion.be/cours/documents-transport-marchandises/ Chapitre 5 : Chargement et marchandises Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Transport rémunéré : pour chaque envoi (sauf rares exemptions), une lettre de voiture (CMR), en 3 exemplaires : expéditeur, marchandise, transporteur. Transport rémunéré : une copie certifiée conforme de la licence de transport dans le camion. Chauffeur : permis avec code 95, carte de conducteur et enregistrements des 56 jours précédents. Au chargement, tu vérifies le nombre de colis et l’état apparent de la marchandise ; un problème = réserves motivées sur la lettre de voiture. Sans réserves, la marchandise est présumée reçue en bon état apparent. Au quai, une palette arrive avec le film déchiré. Tu signes sans rien écrire : qu’est-ce que ça change ? Un contrôle sur la route ne s’arrête pas au permis. Pour un camion qui transporte des marchandises, l’agent peut demander les papiers du chauffeur, ceux du camion et ceux du transport. Et à chaque chargement, ta signature engage ton entreprise : ce que tu acceptes sans rien dire, tu le transportes à tes risques. Les papiers du chauffeur Ton permis de conduire valable pour la catégorie du camion : tu dois en être titulaire et porteur. Le code 95 sur ce permis, preuve de ton aptitude professionnelle : obligatoire pour transporter des marchandises avec un camion C1 ou C, pour une entreprise de transport comme pour ton propre employeur, sauf les dispenses (leçon « Permis C ou CAP »). Ta carte de conducteur du tachygraphe numérique, et les impressions et données enregistrées à la main du jour et des 56 jours précédents (avec un tachygraphe analogique : les feuilles d’enregistrement de la même période). Pour un chauffeur qui n’a la nationalité ni d’un pays de l’Union européenne, ni de l’Espace économique européen, ni de la Suisse (et qui n’y est pas résident de longue durée), l’original de l’attestation de conducteur. Les papiers du camion Le camion a ses papiers, comme tout véhicule : certificat d’immatriculation, certificat d’assurance et certificat de visite du contrôle technique. Un véhicule de transport de marchandises dont la masse maximale autorisée dépasse 3 500 kg passe au contrôle technique au moins une fois par an. Pour un transport rémunéré, le camion doit avoir à bord une copie certifiée conforme de la licence de transport de l’entreprise, nationale ou communautaire. Si le camion est loué, il faut aussi le contrat de location. Tu livres des marchandises pour une entreprise de transport. Quel document de l’entreprise doit se trouver dans le camion ? La lettre de voiture Définition. La lettre de voiture est le document qui constate le contrat de transport : qui envoie, qui transporte, qui reçoit, quelle marchandise, d’où et vers où. En Belgique, elle est obligatoire pour chaque envoi d’un transport rémunéré, même national (quelques transports en sont exemptés, comme le dépannage d’un véhicule en panne en Belgique), et suit le modèle de la convention internationale CMR. Elle est établie en trois exemplaires originaux, signés par l’expéditeur et par le transporteur : le premier reste chez l’expéditeur, le deuxième accompagne la marchandise, le troisième est gardé par le transporteur. Elle indique notamment le lieu et la date de prise en charge, le lieu de livraison, l’expéditeur, le transporteur, le destinataire, la nature de la marchandise et son emballage, le nombre de colis et le poids brut. Pour des marchandises dangereuses, elle donne leur dénomination. Piège classique. « Pas de lettre de voiture, pas de contrat. » Faux : le contrat de transport existe même si la lettre de voiture manque ou se perd. Mais en Belgique, rouler sans lettre de voiture pour un transport rémunéré est une infraction. Ta responsabilité : de la prise en charge à la livraison Quand tu prends la marchandise en charge, tu vérifies deux choses : que le nombre de colis, leurs marques et leurs numéros correspondent à la lettre de voiture, et l’état apparent de la marchandise et de son emballage. Si quelque chose ne va pas, ou si tu ne peux pas vérifier, tu inscris sur la lettre de voiture des réserves motivées : « 2 palettes au lieu de 3 », « film déchiré sur la palette 4 ». Si tu n’écris rien, la loi présume que la marchandise et son emballage étaient en bon état apparent et que le nombre de colis était correct. Ensuite, le transporteur répond de la perte, de l’avarie et du retard entre la prise en charge et la livraison. Il ne peut pas s’en décharger en invoquant un défaut de son propre camion. Au chargement, une palette a son film déchiré. Que fais-tu ? À la livraison, c’est au destinataire de faire ses réserves : tout de suite pour un dégât visible, et par écrit dans les sept jours (dimanches et jours fériés non compris) pour un dégât qui ne se voyait pas. À l’examen. Retiens les trois exemplaires de la lettre de voiture et qui les garde, ce que le chauffeur vérifie au chargement, et le rôle des réserves. Les papiers du chauffeur : permis avec code 95, carte de conducteur, 56 jours d’enregistrements. Mémo. Lettre de voiture : 3 exemplaires, le 2e voyage avec la marchandise. Licence : copie certifiée conforme à bord. Au chargement : compter, regarder, écrire ses réserves. Pas de réserve = bon état apparent présumé. Papiers du chauffeur, papiers du camion, lettre de voiture et réserves : tu sais ce qui doit être à bord et ce que ta signature engage. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Loi du 15 juillet 2013 relative au transport de marchandises par route (Justel), articles 2, 5, 29 et 33 Convention relative au contrat de transport international de marchandises par route (CMR, Genève, 19 mai 1956), articles 4 à 10, 17 et 30 Règlement (UE) n° 165/2014 (tachygraphes), version consolidée au 31/12/2024, article 36 Arrêté royal du 15 mars 1968 (conditions techniques), article 23ter Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire, article 3 ; arrêté royal du 4 mai 2007 (aptitude professionnelle), article 6 ## Moteur, fluides, circuits et transmission Adresse : https://permis-camion.be/cours/moteur-fluides-transmission/ Chapitre 6 : Le camion : technique et entretien Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Le moteur d’un camion est presque toujours un diesel à 4 temps : admission, compression, combustion-détente, échappement. Pas de bougie d’allumage : le gazole s’enflamme seul dans l’air très comprimé et chauffé. Fluides à surveiller : huile moteur, liquide de refroidissement, lave-glace, et souvent l’AdBlue qui réduit la pollution. Circuit électrique souvent en 24 volts (deux batteries de 12 V), rechargées par l’alternateur. Transmission : embrayage, boîte de vitesses, arbre, pont et différentiel jusqu’aux roues. Ton camion tombe en panne sèche de gazole. Pourquoi ne redémarre-t-il pas tout de suite après le plein ? Tu n’as pas besoin d’être mécanicien, mais tu dois comprendre ton camion. L’examen du permis C demande les principes du moteur, des fluides, des circuits de carburant et électrique, et de la transmission. Savoir comment ça marche, c’est aussi reconnaître une panne avant qu’elle ne s’aggrave. Comment fonctionne un moteur diesel ? Un moteur à combustion interne transforme l’énergie du carburant en mouvement. Dans chaque cylindre, un piston fait un cycle en quatre temps : admission : le piston descend et aspire de l’air ; compression : il remonte et comprime fortement cet air, qui s’échauffe ; combustion-détente : le gazole injecté s’enflamme seul dans l’air brûlant et repousse le piston ; échappement : le piston remonte et chasse les gaz brûlés. C’est la différence avec un moteur à essence : le diesel n’a pas de bougies d’allumage, il s’enflamme par compression. Un turbocompresseur, entraîné par les gaz d’échappement, envoie plus d’air dans les cylindres pour plus de puissance. Pourquoi le gazole s’enflamme-t-il tout seul ? Le diesel comprime l’air bien plus fort qu’un moteur à essence, et un air très comprimé s’échauffe. Il devient assez chaud pour enflammer le gazole dès que celui-ci est injecté. Un moteur de camion donne beaucoup de force sans tourner vite. Sur le compte-tours, une zone colorée, souvent verte, indique la plage où il travaille le mieux. Rouler dans cette zone consomme moins que de pousser le moteur vers la zone rouge. Pourquoi ne pas laisser tourner le moteur pour rien ? Le code de la route est clair : il est interdit de procéder, au point mort, à des accélérations répétées du moteur, et tu ne laisses pas le moteur en marche au point mort sauf en cas de nécessité. Un moteur qui tourne à vide consomme du gazole et pollue sans te faire avancer, c’est l’inverse d’une conduite économique. Tu fais une pause de quelques minutes et rien n’exige que le moteur tourne. Que fais-tu ? Le circuit de carburant Le gazole part du réservoir, traverse un filtre (souvent avec un séparateur d’eau), est mis sous pression par une pompe puis pulvérisé dans les cylindres par les injecteurs. Après une panne sèche, de l’air est entré dans le circuit : il faut souvent le purger avant de pouvoir redémarrer, selon la notice du constructeur. Le gazole est un combustible, et le code interdit d’en répandre d’une manière anormale sur la voie publique, comme l’huile. Au plein, tu t’arrêtes dès que le pistolet coupe, et une fuite du réservoir ou d’une conduite se fait réparer dès que tu la vois. Du gazole sur la chaussée la rend glissante pour les autres. Le filtre se change aux intervalles du constructeur, et le séparateur d’eau se purge selon la notice. Comment le gazole s’enflamme-t-il dans un moteur diesel ? Les fluides du camion Huile moteur : elle lubrifie et refroidit les pièces en mouvement (voir la leçon « Lubrification et antigel »). Liquide de refroidissement : il circule dans le moteur et le radiateur pour évacuer la chaleur ; il contient de l’antigel. Liquide de lave-glace : indispensable à la visibilité, avec un produit hivernal quand il gèle. AdBlue : sur la plupart des camions récents, cette solution d’urée est injectée dans l’échappement pour réduire les oxydes d’azote. Sur beaucoup de camions, sans AdBlue, le moteur perd de la puissance ou refuse de redémarrer, selon la notice. Il ne se mélange jamais au gazole. Piège classique. AdBlue et gazole ne se versent jamais dans le même réservoir : l’AdBlue a son propre réservoir, avec un bouchon bleu. Chaque fluide a son niveau et son bouchon : l’huile se lit à la jauge, le liquide de refroidissement au vase d’expansion moteur froid, le lave-glace et l’AdBlue dans leur propre réservoir. Tu ne mélanges rien : une erreur de réservoir peut abîmer le moteur. Le pas à pas des niveaux est dans la leçon « Contrôles, pannes, entretien et changement de roue ». Le camion réclame de l’AdBlue. Où le verses-tu ? Le circuit électrique Beaucoup de camions fonctionnent en 24 volts, avec deux batteries de 12 volts montées en série. Les batteries démarrent le moteur ; ensuite, l’alternateur, entraîné par le moteur, produit le courant et les recharge. Un témoin de charge allumé en roulant signale que l’alternateur ne recharge plus : la batterie se vide. Un coupe-batterie permet d’isoler le circuit électrique, par exemple lors d’un entretien ou d’un incendie. Pourquoi 24 volts ? Un camion a un gros démarreur et beaucoup d’équipements. Avec une tension plus haute, la même puissance passe avec un courant plus faible, donc avec des câbles moins épais. Deux batteries de 12 volts montées en série additionnent leurs tensions. Des bornes sales ou desserrées peuvent suffire à empêcher le démarrage : tu les regardes à l’occasion du tour du camion. La transmission La transmission amène le mouvement du moteur jusqu’aux roues motrices : l’embrayage relie ou sépare le moteur et la boîte de vitesses ; la boîte de vitesses, manuelle, robotisée ou automatique, adapte la force et la vitesse ; un camion en a souvent beaucoup de rapports ; l’arbre de transmission conduit le mouvement jusqu’au pont arrière ; le différentiel permet aux roues d’un même essieu de tourner à des vitesses différentes dans les virages ; son blocage aide à repartir sur un sol glissant, mais se désactive dès que l’adhérence revient. Quand tu changes de rapport, tu débraies : l’embrayage sépare le moteur de la boîte le temps du changement. Il s’use si tu le laisses patiner ou si tu gardes le pied dessus en roulant. Sur une boîte robotisée ou automatique, c’est l’électronique qui s’en charge, mais le principe reste le même. Le rapport se choisit selon la charge et la pente. Un camion lourd en côte demande un rapport court, qui donne plus de force ; à plat, un rapport plus long fait tourner le moteur moins vite et consomme moins. Si le moteur peine ou s’emballe, le rapport n’est pas le bon. À l’examen. Retiens les quatre temps, l’allumage par compression du diesel, le rôle de chaque fluide, l’alternateur qui recharge les batteries, le rôle de l’embrayage, de la boîte et du différentiel, et deux règles du code : pas de moteur au point mort sans nécessité, pas de carburant ni d’huile répandus sur la route. Mémo. Diesel : 4 temps, allumage par compression, turbo. Carburant : réservoir, filtre, pompe, injecteurs ; purge après panne sèche. Fluides : huile, refroidissement, lave-glace, AdBlue. Électricité : 24 V, alternateur. Transmission : embrayage, boîte, arbre, pont, différentiel. Moteur, fluides, circuits et transmission : tu sais comment ton camion avance et quoi surveiller. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 23 mars 1998, annexe 4, C.9 (moteurs à combustion interne, fluides, circuits de carburant et électrique, allumage, transmission) Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 8 et 81 ## Lubrification et antigel Adresse : https://permis-camion.be/cours/lubrification-antigel/ Chapitre 6 : Le camion : technique et entretien Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes L’huile moteur lubrifie, refroidit, nettoie et protège contre la corrosion les pièces en mouvement. Niveau lu moteur arrêté, camion sur un sol plat, entre « min » et « max » ; on complète avec l’huile prévue par le constructeur. Témoin de pression d’huile allumé en roulant : arrêt immédiat dès que c’est sûr, moteur coupé. L’antigel du liquide de refroidissement l’empêche de geler et protège le circuit ; sa protection se contrôle avant l’hiver. Le gazole aussi craint le froid : il peut figer ; en hiver, on utilise du gazole adapté. Le témoin rouge de pression d’huile s’allume en pleine montée. Tu finis la côte ou tu t’arrêtes ? Un moteur sans huile se détruit en quelques minutes. Les pièces métalliques frottent, chauffent et se soudent. La lubrification et la protection contre le gel font partie de la matière de l’examen du permis C, parce qu’un chauffeur attentif évite ainsi les pannes les plus coûteuses. À quoi sert l’huile moteur ? L’huile forme un film entre les pièces en mouvement : pistons, cylindres, vilebrequin, arbre à cames. Elle a quatre rôles : lubrifier : réduire le frottement et l’usure ; refroidir : emporter une partie de la chaleur des pièces ; nettoyer : entraîner les impuretés vers le filtre à huile ; protéger contre la corrosion. Avec le temps, l’huile s’use et se charge d’impuretés : elle se vidange et le filtre se remplace aux intervalles prévus par le constructeur. La boîte de vitesses et le pont ont aussi leur propre lubrifiant, et les pièces mobiles comme la sellette d’attelage se graissent. Une fuite d’huile se fait réparer : il est interdit de répandre de l’huile de manière anormale sur la voie publique. Toutes les huiles ne se valent pas. Le constructeur précise la qualité et la viscosité de l’huile à utiliser, c’est-à-dire sa fluidité. Trop épaisse à froid, l’huile circule mal ; trop fluide à chaud, elle protège mal. Tu complètes donc avec l’huile prévue dans la notice du camion. Les pièces qui frottent sans bain d’huile se graissent : la plaque de la sellette, sur laquelle le pivot de la remorque tourne à chaque virage, mérite une graisse régulière. Sans graisse, les surfaces s’usent plus vite. Contrôler et compléter le niveau Le camion est sur un sol plat, le moteur arrêté depuis quelques minutes pour que l’huile redescende. Tu sors la jauge, tu l’essuies, tu la replonges à fond, puis tu lis le niveau entre les repères minimum et maximum (beaucoup de camions l’affichent aussi au tableau de bord). Tu complètes avec l’huile prévue par le constructeur, sans dépasser le maximum : trop d’huile est aussi nuisible. Pourquoi sur un sol plat ? Sur une pente, l’huile se déplace dans le carter et la jauge ne dit plus la vérité. Pourquoi pas trop d’huile ? Au-dessus du maximum, le vilebrequin brasse l’huile et la fait mousser : une huile mousseuse lubrifie moins bien. Et pourquoi pas trop peu ? Sous le minimum, il n’y a plus assez d’huile pour toutes les pièces et la pression peut chuter. Pourquoi lis-tu le niveau d’huile sur un sol plat ? Le niveau et la pression d’huile sont deux choses différentes. La jauge indique la quantité présente dans le carter ; elle ne prouve pas que l’huile circule correctement jusqu’aux pièces à lubrifier. Même avec un niveau entre minimum et maximum, un défaut de circulation peut priver ces pièces d’huile. Si le témoin de pression s’allume en roulant, tu t’arrêtes dès que c’est sûr et tu coupes le moteur. Un niveau correct ne justifie donc pas de continuer jusqu’au garage. Le témoin rouge de pression d’huile s’allume en roulant. Que fais-tu ? L’antigel Le liquide de refroidissement est un mélange d’eau et d’antigel. L’antigel abaisse la température à laquelle le liquide gèle : de l’eau qui gèle gonfle et peut fissurer le radiateur ou le bloc moteur. Il protège aussi le circuit contre la corrosion. Avant l’hiver, on contrôle son niveau et son degré de protection, et on complète avec le produit prévu. Le niveau se contrôle moteur froid : le circuit est sous pression quand il est chaud, et ouvrir le bouchon peut provoquer une projection brûlante. L’antigel ne sert pas qu’en hiver. Il relève aussi la température à laquelle le liquide bout : il protège donc le moteur de la surchauffe l’été. Le dosage compte. On ne met ni de l’eau pure ni de l’antigel pur, mais le mélange prévu par le constructeur, et on ne mélange pas deux liquides de types différents sans avoir lu la notice. En hiver, le niveau du liquide de refroidissement est bas. Avec quoi le complètes-tu ? Piège classique. « En hiver, on complète le radiateur avec de l’eau pure. » Non : l’eau seule dilue l’antigel et peut geler. On complète avec le liquide prévu. Le froid et le gazole Par grand froid, le gazole ordinaire peut figer : des cristaux bouchent le filtre et le moteur cale ou ne démarre pas. En hiver, les stations vendent un gazole adapté au froid. Le liquide de lave-glace doit lui aussi être d’une qualité hivernale. L’eau est l’ennemie du gazole. De l’eau condensée dans le réservoir peut geler dans le filtre : le séparateur d’eau se purge selon la notice. L’AdBlue peut lui aussi geler par grand froid ; les camions récents sont prévus pour cela, tu suis la notice. À l’examen. Retiens les rôles de l’huile, la mesure du niveau moteur arrêté sur un sol plat, la réaction au témoin de pression d’huile, le rôle de l’antigel et le contrôle du liquide moteur froid. Mémo. Huile : lubrifier, refroidir, nettoyer, protéger. Niveau : sol plat, moteur arrêté, entre min et max. Témoin d’huile : arrêt. Antigel : pas de gel, pas de corrosion ; bouchon ouvert moteur froid. Gazole d’hiver. Huile, antigel et gazole d’hiver : tu sais protéger le moteur de ton camion de l’usure et du gel. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 23 mars 1998, annexe 4, C.10 (lubrification et protection antigel) Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), article 81 ## Les pneumatiques du poids lourd Adresse : https://permis-camion.be/cours/pneus-poids-lourd/ Chapitre 6 : Le camion : technique et entretien Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Usure : plus de 1,6 mm de profondeur de sculpture sur les trois quarts de la bande de roulement. La capacité de charge et la catégorie de vitesse des pneus doivent correspondre à la charge par essieu et à la vitesse prévues pour le véhicule. Pneus rechapés : permis s’ils sont homologués : le pneu porte alors un marquage d’homologation. Pression : vérifiée à froid, aux valeurs du constructeur ; un pneu sous-gonflé chauffe, s’use et consomme plus. Roues jumelées : regarde aussi entre les deux pneus, une pierre coincée les abîme. Les témoins d’usure de ton pneu avant affleurent sur toute la bande : peux-tu encore rouler ? Un camion repose sur six pneus ou bien plus, et chacun porte une lourde part de sa charge. Un pneu usé, mal gonflé ou trop faible pour sa charge peut éclater sur l’autoroute et faire perdre le contrôle du véhicule. L’examen théorique du permis C demande de connaître leur construction, leur bon usage et leur entretien. Comment est fait un pneu de camion ? Un pneu se compose d’une bande de roulement, la partie sculptée qui touche la route et évacue l’eau, de deux flancs et d’une carcasse qui lui donne sa résistance. Sur les camions, les pneus sont de structure radiale, et l’essieu arrière porte souvent des roues jumelées : deux pneus côte à côte sur chaque côté, pour répartir une charge plus lourde. Sur le flanc, le marquage donne les dimensions, l’indice de charge (la charge maximale que le pneu peut porter) et la catégorie de vitesse (la vitesse maximale qu’il supporte). La loi exige que ces deux valeurs soient compatibles avec la capacité de charge par essieu et la vitesse maximale prévues pour le véhicule. Pour choisir un pneu, ne te limite donc pas à ses dimensions. Compare aussi sa capacité de charge et sa catégorie de vitesse avec les caractéristiques du camion, indiquées dans son certificat de conformité ou le carnet d’instructions du constructeur. Un pneu qui paraît convenir par sa taille peut ne pas convenir à l’essieu qui le reçoit. Le piège est de raisonner seulement sur la livraison du jour : « Je transporte peu et je roulerai lentement. » Cela ne remplace pas la compatibilité avec les caractéristiques prévues pour le véhicule. À l’examen, distingue bien la charge du moment de la capacité de charge par essieu, et la vitesse de la route de la vitesse maximale prévue pour le camion. Ton camion roule presque à vide. Sur quoi te bases-tu pour choisir la capacité de charge de ses pneus ? Quand un pneu est-il usé ? Définition. La profondeur restante de la sculpture doit être supérieure à 1,6 mm sur les trois quarts de la bande de roulement : la zone centrale, avec ses rainures principales. Et nulle part la toile ne peut être visible. Les témoins d’usure, petits reliefs au fond des rainures, préviennent quand cette limite approche, si ton pneu en a : seule la profondeur mesurée fait foi. Ne confonds pas la présence de rainures et leur profondeur restante. Un pneu peut encore sembler sculpté sans offrir la profondeur requise. Pour vérifier l’usure, repère les rainures principales dans la zone centrale et fais mesurer leur profondeur. Les trois quarts désignent cette zone : tu ne peux pas choisir seulement les parties les moins usées pour conclure que le pneu convient. La profondeur et l’état de la carcasse sont deux contrôles distincts. Si tu vois de la toile sur un bord, une bonne profondeur au centre ne rend pas le pneu conforme : la toile ne peut être visible nulle part. De même, l’absence de témoins d’usure sur un pneu de camion ne dispense pas de mesurer sa sculpture. Un simple coup d’œil ne répond pas à toutes ces questions. Inspecte aussi les flancs : une coupure, une hernie (une bosse), une usure irrégulière ou un corps étranger planté sont des raisons de faire contrôler ou remplacer le pneu avant de partir. Une usure plus forte sur un bord que sur l’autre peut révéler un mauvais parallélisme ou une pression incorrecte. Les témoins d’usure de ton pneu affleurent sur toute la bande de roulement. Que fais-tu ? Pneus rechapés : sont-ils permis ? Un pneu rechapé a reçu une nouvelle bande de roulement sur une carcasse en bon état. C’est courant sur les camions. Il est permis à condition d’être homologué : le pneu porte alors un marquage d’homologation, à vérifier avant de le monter. Le rechapage décrit la remise en état du pneu ; l’homologation est la condition à vérifier pour son utilisation. Une bande de roulement qui paraît neuve ne suffit donc pas à répondre à la question. Devant un pneu rechapé, cherche son marquage d’homologation, puis vérifie aussi sa compatibilité avec la charge par essieu et la vitesse prévues pour ton camion. Pression et entretien : les bons gestes Vérifie la pression à froid, avant de rouler, selon les valeurs du constructeur pour la charge transportée. Un pneu sous-gonflé chauffe, s’use vite sur les bords, augmente la consommation et peut éclater ; un pneu surgonflé s’use au centre et adhère moins. Sur des roues jumelées, les deux pneus doivent avoir une pression correcte : si l’un est dégonflé, l’autre porte seul la charge et peut éclater. Retire les pierres coincées entre eux. Contrôle le serrage des roues après un changement de roue, selon les consignes du constructeur. Les chaînes ne se montent qu’en cas de neige ou de verglas, et les pneus à clous sont interdits. Piège classique. « Le pneu jumelé crevé n’est pas grave, l’autre le remplace. » Faux : le pneu restant porte alors seul la charge prévue pour deux, il chauffe et peut éclater. Pour ta tournée de contrôle, distingue la pression, l’usure et les dommages visibles. Une pression correcte ne répare pas une coupure ; une sculpture profonde ne garantit pas que le pneu est bien gonflé. Sur un jumelage, regarde chaque pneu et l’espace entre les deux. Le pneu extérieur peut sembler en bon état alors que le problème concerne celui de l’intérieur : contrôler seulement le plus visible laisse une partie du travail inachevée. Le pneu intérieur d’un jumelage est dégonflé, mais le pneu extérieur semble intact. Quel réflexe adoptes-tu ? À l’examen. Retiens plus de 1,6 mm sur les trois quarts de la bande, la pression mesurée à froid, et que la charge et la vitesse du pneu doivent correspondre à celles du véhicule. Mémo. 1,6 mm sur 3/4 de la bande. Indice de charge et catégorie de vitesse compatibles avec le véhicule. Rechapé = homologué. Pression à froid. Jumelés : les deux en bon état. Construction, usure, rechapage, pression : tu sais juger les pneus de ton camion avant de partir. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 15 mars 1968 (conditions techniques), article 34 (Justel, 03/11/2026) Arrêté royal du 23 mars 1998, annexe 4, C.11 (pneumatiques) ## Freins et ralentisseurs Adresse : https://permis-camion.be/cours/freins-ralentisseurs-camion/ Chapitre 6 : Le camion : technique et entretien Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Trois freins obligatoires : service (la pédale), secours (si le service lâche), stationnement (à action purement mécanique). La remorque se freine depuis la cabine, avec le frein du camion, et freine automatiquement si elle se détache. Frein à inertie : seulement sur les remorques de 3 500 kg au plus, jamais sur une semi-remorque. Les camions freinent le plus souvent à l’air comprimé : surveille la pression au tableau de bord. Dans une longue descente : frein moteur et ralentisseur, pour éviter que les freins chauffent et perdent leur efficacité. Longue descente, camion chargé : pourquoi ne pas freiner tout le long avec la pédale ? Arrêter un ensemble de quarante-quatre tonnes demande autre chose qu’une pédale de voiture. Un camion a plusieurs systèmes de freinage, une remorque qui doit freiner avec lui, et des ralentisseurs qui retiennent le véhicule sans user les freins. L’examen du permis C demande d’en connaître les types, le fonctionnement et le petit entretien. Les trois freins obligatoires Le frein de service : celui de la pédale. Il doit arrêter le véhicule de façon sûre, rapide et efficace, quels que soient la vitesse, le chargement et la pente, et son action se dose. Le frein de secours : il arrête le véhicule sur une distance raisonnable si le frein de service fait défaut. Tu dois pouvoir l’actionner de ton siège en gardant au moins une main sur le volant. Le frein de stationnement : il maintient le véhicule immobile en pente, même sans conducteur, par un dispositif à action purement mécanique. Sur un camion à air comprimé, c’est le plus souvent un frein à ressort : le ressort serre les freins quand l’air du cylindre est évacué. Pourquoi trois freins et pas un seul ? Parce qu’une panne de frein ne prévient pas. Le règlement part du principe qu’une seule défaillance du frein de service peut se produire à la fois : le frein de secours est là pour ce moment précis, et il doit alors t’arrêter sur une distance raisonnable. Le frein de stationnement a un autre métier : tenir le camion immobile, même sans conducteur, pas le ralentir dans la circulation. Ton frein de service lâche sur une ligne droite. Qu’est-ce qui doit pouvoir arrêter le camion ? Et la remorque ? La remorque d’un camion a aussi un frein de service, que tu commandes depuis ta cabine sans lever les mains du volant : sauf frein à inertie (expliqué plus bas), il agit en même temps que le frein de service du camion, et aussi quand tu utilises son frein de secours. Elle a un frein de stationnement qu’une personne à terre peut serrer, pour la maintenir quand elle est dételée. Et si elle se sépare du camion, même par une rupture d’attelage, elle doit freiner automatiquement. Quelques petites remorques légères (jusqu’à 750 ou 1 500 kg selon le cas) font exception, à des conditions précises. Définition. Le frein à inertie utilise la poussée de la remorque contre le véhicule tracteur quand celui-ci ralentit. Il n’est admis que sur les remorques dont la masse maximale autorisée ne dépasse pas 3 500 kg, et jamais sur une semi-remorque. Une semi-remorque de 30 t peut-elle avoir un frein à inertie ? Le freinage à air comprimé Sur la plupart des camions, l’énergie de freinage vient de l’air comprimé. Un compresseur entraîné par le moteur remplit des réservoirs ; la pédale envoie cet air vers les cylindres de frein de chaque roue. Au tableau de bord, des manomètres et des témoins montrent la pression : avant de partir, tu attends qu’elle atteigne la valeur de service, et un témoin de basse pression en roulant impose de t’arrêter dès que possible en sécurité. Les conduites qui relient le camion à la remorque (les « têtes d’accouplement ») doivent être bien branchées, sans fuite. Un sifflement d’air continu à l’arrêt, sans que tu touches aux freins, signale une fuite à faire réparer ; une brève évacuation d’air quand on serre ou desserre un frein est normale. L’air est stocké dans des réservoirs, prévus pour qu’après plusieurs freinages à fond sans recharge, le freinage de secours reste assuré. C’est pourquoi tu attends la pression avant de partir : les freins à ressort du stationnement ne se desserrent que quand l’air arrive. Sur beaucoup de camions, si la pression tombe trop bas en roulant, ces ressorts finissent par se serrer d’eux-mêmes. Tu préfères t’arrêter toi-même, à l’endroit que tu choisis, dès que le témoin s’allume. Entre le camion et la remorque, deux conduites passent par les têtes d’accouplement : la conduite d’alimentation, qui remplit les réservoirs de la remorque, et la conduite de commande, qui lui transmet l’ordre de freiner. Tu les branches avant de desserrer le frein de stationnement de la remorque, jamais après. L’air comprimé contient de l’humidité. Selon le camion, les réservoirs ont une purge à ouvrir à intervalles réguliers, ou un dessiccateur qui sèche l’air : tu suis la notice, surtout avant l’hiver, parce que de l’eau qui gèle dans un circuit peut le gêner. Côté petit entretien, les garnitures de frein s’usent : une pédale qui s’enfonce plus qu’avant, un bruit métallique ou un camion qui tire d’un côté au freinage sont des signes à faire contrôler à l’atelier. Ralentisseurs et longues descentes Un frein qui travaille longtemps chauffe. Trop chaud, il perd de son efficacité : la pédale demande plus d’effort pour un freinage plus faible. Dans une longue descente avec un camion chargé, tu choisis un rapport adapté avant de t’engager et tu laisses le frein moteur et le ralentisseur retenir le camion ; tu gardes le frein de service pour ralentir davantage ou t’arrêter. Retiens le principe : freiner, c’est transformer l’énergie du mouvement en chaleur. Plus le camion est lourd et plus il descend vite, plus les freins reçoivent de chaleur. Le frein moteur et le ralentisseur retiennent le camion sans passer par les garnitures de frein, qui restent fraîches pour le moment où tu en as vraiment besoin. Certains camions ont aussi un frein sur l’échappement, qui joue le même rôle. Le bon réflexe se prend en haut de la pente, pas au milieu. Changer de rapport en pleine descente peut te faire perdre le frein moteur au pire moment. Tu repères donc la descente, tu ralentis, tu passes le rapport adapté, puis tu laisses le moteur et le ralentisseur travailler. Si malgré tout la pédale devient molle ou plus longue, ou si tu sens une odeur de garnitures chauffées, les freins faiblissent. Tu n’attends pas : tu utilises tout ce qui retient le camion, tu cherches un endroit sûr pour t’arrêter et tu ne repars qu’après un contrôle à l’atelier. Tu vas t’engager dans une longue descente avec ton camion chargé. Quel est le bon réflexe ? Piège classique. « Le ralentisseur suffit pour s’arrêter. » Non : il retient le camion, il ne remplace pas le frein de service pour un arrêt. À l’examen. Retiens les trois freins et leur rôle, le freinage automatique de la remorque qui se détache, la limite de 3 500 kg du frein à inertie, et le rôle des ralentisseurs dans les descentes. Mémo. Service, secours, stationnement (mécanique). Remorque : commandée de la cabine, freine seule si elle se détache. Inertie : remorque de 3 500 kg au plus. Air comprimé : pression avant de partir. Descente : frein moteur et ralentisseur. Freins du camion et de la remorque, air comprimé, ralentisseurs : tu sais comment ton camion s’arrête et comment le préserver. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 15 mars 1968 (conditions techniques), articles 45, 47 et 53 (Justel, 03/11/2026) Arrêté royal du 23 mars 1998, annexe 4, C.12 (freins et ralentisseurs) ## L’attelage Adresse : https://permis-camion.be/cours/attelage-camion/ Chapitre 6 : Le camion : technique et entretien Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Un seul accouplement, rigide, résistant et d’un type agréé, relie le camion à sa remorque. Il a une fermeture avec sécurité qui l’empêche de se désaccoupler en roulant ; quand la masse maximale autorisée de la remorque dépasse 3 500 kg, elle se ferme automatiquement à l’accrochage. Une remorque qui freine seule en cas de rupture n’a pas d’attache secondaire ; les autres doivent en avoir une. Semi-remorque : le centre de l’accouplement ne peut pas être en arrière de l’axe de l’essieu arrière du tracteur (ou de l’axe médian de ses essieux arrière). Avant de partir : verrouillage contrôlé, conduites d’air et câble électrique branchés, béquilles relevées, frein de stationnement de la remorque desserré. Tu viens d’atteler ta semi-remorque. Qu’est-ce que tu vérifies avant de démarrer ? Une remorque mal attelée peut se détacher en pleine route. Le règlement technique fixe comment le camion et sa remorque sont reliés, et l’examen du permis C demande d’en connaître les types, les pièces principales, l’utilisation et le petit entretien. Comment le camion et la remorque sont-ils reliés ? La liaison se fait par un seul accouplement, suffisamment rigide et résistant, d’un type agréé. On distingue deux grands systèmes : la remorque à timon : un timon, la barre à l’avant de la remorque, s’accroche au crochet ou à la mâchoire d’attelage à l’arrière du camion ; la semi-remorque : elle n’a pas d’essieu avant ; son avant repose sur la sellette du tracteur, une plaque sur laquelle le pivot de la semi-remorque vient se verrouiller. L’accouplement est fixé aux longerons du châssis ou à des pièces prévues pour cela. Pour une semi-remorque, le centre de l’accouplement ne peut pas se trouver en arrière de l’axe de l’essieu arrière du tracteur ou, s’il a plusieurs essieux arrière, de leur axe médian. Aucun point de l’accouplement ne peut dépasser de plus de 15 cm l’arrière du véhicule. Pourquoi cette règle sur la place de la sellette ? Une semi-remorque appuie une partie de son poids sur le tracteur. Posée trop en arrière, la sellette ferait un effet de levier et risquerait de soulager l’essieu avant, donc la direction. Son centre reste au niveau de l’axe de l’essieu arrière, ou en avant de cet axe. Si le tracteur a plusieurs essieux arrière, la référence est leur axe médian. À l’avant, un camion de plus de 2 500 kg de masse maximale autorisée a aussi un dispositif de remorquage relié directement aux longerons du châssis. C’est le point d’attache prévu quand c’est lui qu’il faut remorquer. Le verrouillage Définition. L’accouplement est muni d’un dispositif de fermeture avec une sécurité : en roulant, il reste enclenché et verrouillé, et aucun désaccouplement ne peut se produire. Quand la masse maximale autorisée de la remorque dépasse 3 500 kg (même remorque vide), cette fermeture fonctionne automatiquement au moment de l’accrochage. La masse maximale autorisée de ta remorque est de 18 t. Comment se ferme son accouplement ? La sécurité est la deuxième barrière, après le verrou. Le règlement veut qu’elle ne puisse être mise en place que lorsque l’accouplement est enclenché, et que l’accouplement reste enclenché en roulant même si la sécurité défaille. Le bruit sec du pivot dans la sellette ne suffit donc pas : tu regardes que la mâchoire est refermée sur le pivot et que la sécurité est en place. Si elle refuse de se mettre, tu ne peux pas considérer le verrouillage comme vérifié : tu ne pars pas. Attache secondaire et rupture d’attelage Une remorque équipée d’un frein qui la freine automatiquement si l’accouplement se rompt ne peut pas avoir d’attache secondaire. Celle qui n’a pas ce frein automatique doit au contraire porter en permanence une attache secondaire (un ou deux câbles ou chaînes, placés le plus près possible du milieu du véhicule) et un dispositif qui empêche le timon de toucher le sol si l’accouplement se rompt. Cette attache ne doit entrer en action qu’en cas de désaccouplement et ne pas gêner le freinage. L’attache secondaire est un filet de secours : elle doit pouvoir retenir la remorque, chargée à son poids maximal autorisé, accouplée au camion. Elle reste sans effort tant que l’accouplement tient. Si ta remorque doit avoir cette attache, à chaque départ, tu regardes qu’elle est là, en bon état et bien accrochée. Ta remorque n’a pas de frein qui la freine seule si l’attelage se rompt. Que doit-elle avoir en permanence ? Atteler et dételer en sécurité Avant d’atteler, la remorque est freinée par son frein de stationnement, et sa hauteur est réglée pour que la sellette s’engage sous elle. Après l’accrochage, tu contrôles le verrouillage (essai de traction et inspection visuelle de la sécurité). Tu branches les conduites d’air (têtes d’accouplement) et le câble électrique, puis tu vérifies les feux de la remorque. Tu relèves les béquilles et tu desserres le frein de stationnement de la remorque seulement quand tout est branché. Pour dételer, c’est l’inverse : remorque freinée, béquilles descendues, conduites débranchées, puis déverrouillage. Le bruit sec du verrouillage n’est qu’un début. L’essai de traction vérifie que la sellette tient : remorque freinée, tu avances doucement contre le frein de la remorque. Si le pivot devait se dégager, mieux vaut le découvrir sur le parking qu’en roulant. Pour dételer, les béquilles reposent sur un sol ferme : sur un sol mou, la remorque risque de s’affaisser quand le pivot se dégage. Tu viens d’atteler ta semi-remorque et le pivot a fait son bruit de verrouillage. Que fais-tu ensuite ? Le petit entretien consiste surtout à garder la sellette et le crochet graissés et propres, et à surveiller l’usure et le jeu des pièces. Un jeu anormal, un bruit nouveau à l’accrochage ou un verrou qui résiste sont des signes à faire contrôler avant de partir. Piège classique. « L’attache secondaire est une sécurité en plus, on peut toujours en mettre une. » Non : une remorque qui freine automatiquement en cas de rupture ne peut pas en être pourvue. À l’examen. Retiens : un seul accouplement agréé ; fermeture avec sécurité, automatique quand la masse maximale autorisée de la remorque dépasse 3 500 kg ; attache secondaire seulement sans frein automatique ; centre de l’accouplement pas en arrière de l’axe de l’essieu arrière du tracteur (ou de l’axe médian des essieux arrière). Mémo. Timon sur crochet, pivot sur sellette. Fermeture automatique quand la masse maximale autorisée de la remorque dépasse 3 500 kg. Frein automatique à la rupture = pas d’attache secondaire. Vérifier verrouillage, air, électricité, béquilles. Types d’attelage, verrouillage, attache secondaire, gestes d’attelage : tu sais relier ton camion à sa remorque en sécurité. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 15 mars 1968 (conditions techniques), articles 47 et 54 (Justel, 03/11/2026) Arrêté royal du 23 mars 1998, annexe 4, C.13 (dispositifs d’attelage) ## Contrôles, pannes, entretien et changement de roue Adresse : https://permis-camion.be/cours/controles-pannes-entretien-camion/ Chapitre 6 : Le camion : technique et entretien Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Avant de partir : le tour du camion (pneus, feux, fuites, attelage, chargement), puis les témoins du tableau de bord. À bord : veste, triangle, extincteur (au moins 2 kg au-delà de 3,5 t, au moins 3 kg au-delà de 7,5 t) et trousse de secours. Niveaux : huile moteur lue moteur arrêté sur un sol plat, entre « min » et « max » ; liquide de refroidissement vérifié moteur froid. Changer une roue : camion immobilisé et calé, signalé, cric adapté à la masse, serrage contrôlé après quelques kilomètres. Un témoin rouge qui s’allume en roulant : tu t’arrêtes dès que possible en sécurité. Une flaque claire et sucrée sous ton camion le matin : qu’est-ce que ça peut être ? Un accident peut se jouer avant même de tourner la clé. Un pneu lisse, une fuite ignorée, un frein à main oublié : ces vérifications existent pour éviter l’accident. L’examen théorique te les demande : pression des pneus, couleur d’une fuite, équipements obligatoires. Avec un camion, ce tour compte double : plus de pneus, plus de feux, une remorque, un chargement. Fais-le dans l’ordre du vrai départ. Tes pneus sont-ils prêts à rouler ? Trois contrôles t’évitent l’accident, la crevaison et les ennuis mécaniques : la pression : ni trop gonflés, ni pas assez. Les valeurs adaptées à ton camion figurent dans la notice ou sur une étiquette du véhicule, et elles changent selon la charge ; l’usure : un pneu trop usé devient lisse, adhère moins bien à la route et augmente la distance de freinage ; la saison : si tu roules pendant la saison froide, avec un risque de neige et de verglas, des pneus adaptés (toutes saisons ou pneus neige) sont un bon conseil de sécurité, mais la loi belge n’impose pas de pneus hiver en général. Pression, usure, saison : le check pneus avant de démarrer. Mémo. Le check pneus en 3 points : pression (les valeurs figurent dans la notice ou sur une étiquette du véhicule), usure (pneu lisse = moins d’adhérence, freinage plus long) et saison (neige ou verglas : des pneus toutes saisons ou neige sont conseillés, sans être obligatoires en général). Profondeur légale, marquages, pneus cloutés : les pneus ont leur propre leçon plus loin dans ce chapitre. Tu veux vérifier la pression de tes pneus. Où trouves-tu les valeurs recommandées ? Qu’est-ce qui doit obligatoirement être à bord ? Quatre équipements de sécurité doivent se trouver dans un camion ordinaire (hors transport de marchandises dangereuses) immatriculé en Belgique. L’extincteur y est plus gros : au moins 2 kg de poudre au-delà de 3,5 t de masse maximale autorisée, au moins 3 kg au-delà de 7,5 t. Avec une remorque de plus de 2 500 kg, il en faut un second, dans le camion ou dans la remorque : le gilet rétroréfléchissant : à portée de main dans l’habitacle, pour être vu de loin. Son port est obligatoire dès que tu sors d’un véhicule en panne immobilisé sur une autoroute ou une route pour automobiles, là où l’arrêt et le stationnement sont interdits ; le triangle de danger : à placer en amont du véhicule pour prévenir les autres usagers ; l’extincteur : en ordre de validité et facilement accessible, pour éteindre un début d’incendie à bord ; la trousse de secours : le coffret de premiers soins. Gilet enfilé avant de descendre, triangle posé en amont, et on attend derrière la glissière de sécurité. Piège classique. Aucun éthylotest n’est obligatoire à bord en Belgique. Seul existe l’éthylotest antidémarrage, imposé par un juge après une infraction grave liée à l’alcool. À l’examen. Les 4 équipements obligatoires : gilet rétroréfléchissant, triangle de danger, extincteur, trousse de secours. Une liste qui glisse un intrus (l’éthylotest en tête) cherche à te piéger. Qu’est-ce qui n’est PAS obligatoire à bord d’un véhicule en Belgique ? Une flaque sous ton camion : c’est grave ? Un véhicule contient plusieurs liquides, souvent de couleurs différentes. La couleur et la texture d’une flaque sont des indices sur ce qui fuit, mais plusieurs liquides se ressemblent : en cas de doute, fais contrôler : huile moteur : marron clair ou noire, la fuite classique ; liquide de transmission : rose, rouge ou marron ; liquide de direction assistée : marron rouge (seulement si ton véhicule en est équipé) ; liquide de frein : ambre clair (sur un camion à freins hydrauliques ; un camion à air comprimé n’en a pas) ; liquide de refroidissement et antigel : vert vif ou jaune, avec une odeur sucrée ; eau : transparente et sans odeur, elle vient le plus souvent du climatiseur. Une flaque sombre sous le moteur : l’huile ne ment pas. Mémo. Couleur de la flaque : marron clair ou noir = huile ; rose, rouge ou marron = transmission ; ambre clair = frein ; vert vif ou jaune, odeur sucrée = refroidissement ; transparent = eau du climatiseur. Une flaque vert vif à l’odeur sucrée sous ton camion, c’est probablement… Comment vérifier ton niveau d’huile en 5 étapes ? Avant un long trajet, le niveau d’huile se contrôle. Dans l’ordre : si le moteur vient de tourner, attends que le moteur refroidisse au maximum ; tire la jauge et essuie-la avec un chiffon propre ; replace-la à fond, sans forcer ; ressors-la et lis le niveau, entre les repères « min » et « max » ; sous le « min » ? Rajoute de l’huile moteur. Le niveau se lit entre « min » et « max », jamais à la première sortie de jauge. Piège classique. La jauge d’huile se lit moteur refroidi, et la première sortie de jauge ne compte pas : tu l’essuies, tu la replaces à fond, puis tu lis le niveau entre « min » et « max ». Et le liquide de refroidissement ? Même esprit, autre réservoir : moteur chaud ? Attends qu’il soit froid : on n’ouvre jamais le circuit de refroidissement moteur chaud ; ouvre le capot et repère le bouchon du radiateur ; retire-le avec un chiffon épais et lis les indications « min » et « max » du vase d’expansion ; complète au besoin, pour un niveau plus proche du « max » que du « min ». Le vase d’expansion : complète pour te rapprocher du « max ». Le tour du camion avant de partir Pneus : usure, coupures, pression, et rien de coincé entre les roues jumelées. Feux et catadioptres : propres et en état, y compris ceux de la remorque et les feux d’encombrement. Fuites sous le véhicule : huile, gazole, liquide de refroidissement, air (sifflement). Attelage : verrouillage, conduites d’air et câble électrique branchés. Chargement : arrimé, portes et bâches fermées, rien qui dépasse ou masque un feu. En cabine : rétroviseurs réglés, essuie-glaces et lave-glace en état, pression d’air au bon niveau, aucun témoin d’alerte allumé. Témoins et pannes : comment réagir ? Les témoins du tableau de bord te signalent les pannes avant qu’elles ne deviennent graves. Un témoin rouge (pression d’huile, température du moteur, pression d’air des freins, charge de la batterie) qui s’allume en roulant impose de t’arrêter dès que possible en sécurité, puis de chercher la cause ou d’appeler le dépannage. Un témoin orange ou jaune d’alerte signale un défaut à faire contrôler rapidement (certains témoins jaunes indiquent seulement qu’un équipement fonctionne, comme les feux-brouillard arrière). Pour localiser une panne, pars de ce que le camion t’indique : témoin, bruit, odeur, fumée, fuite. Changer une roue en sécurité Arrête le camion sur un sol plat et ferme, hors de la circulation si possible ; feux de détresse, veste et triangle comme pour une panne. Serre le frein de stationnement et cale les roues du côté opposé. Utilise un cric adapté à la masse du camion, posé aux points prévus par le constructeur ; ne te glisse jamais sous un camion qui ne repose que sur le cric. Desserre les écrous un peu avant de soulever, serre-les ensuite en croix au couple prévu, et contrôle le serrage après quelques dizaines de kilomètres. Avant de quitter ton véhicule : les 3 réflexes Couper le moteur ne termine pas la leçon. Trois réflexes avant de quitter ton véhicule : le frein à main : à serrer chaque fois que tu stationnes ou quittes le camion, même sur un terrain plat ; les portières : avant de les ouvrir ou de descendre, vérifie qu’il n’en résulte ni danger ni gêne pour les autres usagers (cyclistes et piétons en premier) puis, une fois dehors, vérifie qu’elles sont bien fermées ; la mise en sécurité : gare-toi sans gêner la circulation et vérifie que tes rétroviseurs ne gênent pas non plus. Le frein à main se serre chaque fois qu’on stationne, même sur du plat. Regarder avant d’ouvrir, repartir portières bien fermées. À l’examen. Avant de quitter le véhicule : frein à main serré même sur terrain plat ; portières ouvertes sans danger ni gêne pour personne puis bien fermées ; stationnement qui ne gêne personne, rétroviseurs compris. Tu te gares sur un terrain parfaitement plat. Le frein à main ? Tour du camion, équipements obligatoires, niveaux, témoins, changement de roue : tu sais préparer ton camion et réagir à une panne. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 15 mars 1968 (conditions techniques), articles 70, 70bis et 71 Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), article 51 Arrêté royal du 23 mars 1998, annexe 4, C.5, C.14, C.15 (roues, pannes, maintenance) Reprise de la leçon « Vérifications du véhicule » de permis-online.be ## Angles morts et usagers vulnérables Adresse : https://permis-camion.be/cours/angles-morts-usagers-vulnerables/ Chapitre 7 : Sécurité et comportement Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Autour d’un camion, les angles morts sont immenses : devant la cabine, le long des flancs (surtout à droite) et derrière. Les camions récents ont des rétroviseurs homologués supplémentaires, dont un rétroviseur avant : bien réglés, ils réduisent les angles morts sans les supprimer. Avant de tourner à droite ou de démarrer : tous les rétroviseurs, et tu cèdes le passage aux piétons et cyclistes. Dépasser un cycliste : au moins 1 m en agglomération, 1,5 m en dehors. Au passage pour piétons sans feux ni agent, un piéton est engagé ou sur le point de s’y engager : tu lui cèdes le passage, en t’arrêtant s’il le faut. Feu rouge, ton camion veut tourner à droite. Un cycliste s’est glissé le long de ton flanc. Le vois-tu ? Il existe une zone autour de toi où un cycliste entier peut disparaître. Pas derrière un mur, pas dans le brouillard : juste à côté de toi, en plein jour, rétroviseurs parfaitement réglés. Cette zone, c’est l’angle mort. L’examen théorique le glisse partout : dépassement, changement de bande, camions. Au volant d’un camion, cette zone est assez grande pour cacher un cycliste, un piéton ou une voiture entière : une source d’accidents graves avec les usagers vulnérables, et une matière propre à l’examen du permis C. C’est quoi, un angle mort ? Définition. L’angle mort est la zone autour d’un véhicule que son conducteur ne peut pas voir, ni en vision directe, ni dans ses rétroviseurs. Tout véhicule en possède plusieurs : plus il est grand, plus ils sont étendus. Tes rétroviseurs ne filment pas tout : entre ta vision directe et le champ de tes miroirs, il reste des trous. Une voiture, une moto ou un vélo peut y rouler sans apparaître nulle part : il est là, et tu ne le sais pas. Où se cachent les angles morts d’un véhicule ? Trois zones principales échappent à tes miroirs : les trois quarts arrière, à gauche comme à droite : là où disparaissent les véhicules qui te dépassent ou que tu t’apprêtes à dépasser ; la zone juste derrière le véhicule, basse et proche, que même le rétroviseur intérieur ne couvre pas entièrement ; l’avant proche, masqué par les montants du pare-brise : à un carrefour, un piéton ou un cycliste peut y rester caché. Un mouvement de tête peut aider à voir derrière un montant, sans supprimer tous les angles morts. Un bon réglage, fait assis en position de conduite (un peu de carrosserie, un maximum de route), rétrécit les angles morts. Aucun ne les supprime. Aide-mémoire. Rétroviseurs bien réglés = angles morts réduits, jamais supprimés. En voiture, le contrôle d’épaule couvre le reste. En camion, tu ne vois pas à travers la cabine ni la remorque : tous tes rétroviseurs, à chaque manœuvre, et jamais de certitude. Le contrôle d’épaule : un complément aux rétroviseurs Le contrôle d’épaule complète les rétroviseurs dans les zones accessibles à la vision directe. Le contrôle d’épaule, c’est un coup d’œil rapide par-dessus ton épaule, du côté où tu veux aller, juste avant de bouger : tu regardes précisément dans la zone que tes miroirs ignorent. La routine avant de te déporter : rétroviseurs disponibles sur ton camion : que vois-tu derrière et le long des flancs ? tous les rétroviseurs du côté de la manœuvre, y compris le grand angle et l’accostage à droite ; clignotant, suffisamment à l’avance ; contrôle d’épaule du même côté, pour les zones que la cabine te permet de voir ; et seulement alors, tu te déportes. Changer de bande, dépasser, te rabattre, t’insérer sur l’autoroute, démarrer d’un stationnement, tourner : même réflexe à chaque fois. En camion, le contrôle d’épaule complète tes rétroviseurs, il ne les remplace pas : la cabine et la remorque te cachent une grande partie de ce que tu verrais en tournant la tête. À l’examen. Changer de bande, s’insérer dans la circulation ou quitter un stationnement : ce sont des manœuvres. Qui fait une manœuvre cède le passage aux autres usagers. Le clignotant annonce, il ne donne aucune priorité. Ton camion : où sont ses angles morts, et que fais-tu ? Collé au flanc droit du camion, ce cycliste peut échapper au chauffeur qui ne regarde pas tous ses rétroviseurs. Plus un véhicule est long et haut, plus ses angles morts sont vastes. Autour d’un camion ou d’un bus, ils s’étendent : juste devant la cabine : trop bas et trop près pour être vu du chauffeur ; le long des deux flancs, avec une zone invisible particulièrement large du côté droit ; sur plusieurs mètres derrière ton camion ou sa remorque. Pour les réduire, les camions neufs (catégories N2 et N3) mis en circulation depuis 2003 sont équipés d’un dispositif de vision indirecte homologué, avec des exigences renforcées pour ceux mis en circulation depuis 2007 ; les camions plus anciens ont dû compléter leur équipement côté passager. Concrètement : rétroviseurs principaux, rétroviseurs grand angle, rétroviseur d’accostage du côté droit et, sur beaucoup de camions, un rétroviseur avant qui montre la zone juste devant la cabine. Avant de partir, tu les règles ; en roulant, tu les regardes tous, pas seulement le principal. Le réflexe du chauffeur : avant de tourner à droite, de démarrer ou de changer de bande, un tour complet des rétroviseurs. Et retiens le point de vue des autres : s’ils ne voient pas ton visage dans ton rétroviseur, tu ne les vois sans doute pas non plus. Piège classique. Au feu rouge, tu attends pour tourner à droite. Un cycliste se glisse dans l’espace entre ton camion et le bord. Au vert, en tournant, tes roues arrière balaient précisément cette zone. Avant de démarrer, regarde ton rétroviseur d’accostage et ton rétroviseur grand angle droit, et laisse passer le cycliste. Ton camion ne peut pas serrer le bord droit pour tourner à droite ? Le code te permet de te porter d’abord vers la gauche quand les lieux ou ses dimensions l’exigent, après avoir vérifié qu’aucun conducteur qui te suit n’a commencé à te dépasser, et sans mettre en danger ceux qui roulent normalement. Puis tu tournes à allure modérée. C’est justement l’espace libéré à droite que le cycliste vient occuper. Feu vert. Tu veux tourner à droite avec ton camion. Ton rétroviseur principal droit ne montre personne. Tu tournes ? Vélos, motos, trottinettes : les invisibles de l’angle mort Fins, rapides, silencieux : les deux-roues entrent et sortent d’un angle mort en une seconde. Deux situations : tu tournes à droite : un cycliste ou un cyclomotoriste remonte peut-être le long de ta file. Tous tes rétroviseurs côté droit avant de tourner, car le contrôle d’épaule ne suffit pas dans une cabine haute ; et si tu traverses une piste cyclable, tu cèdes le passage à ceux qui y circulent ; c’est toi qui pédales ou roules en trottinette : ne longe jamais le flanc droit d’un camion ou d’un bus à l’arrêt. Reste à bonne distance derrière, et ne suppose jamais que le chauffeur t’a vu. La portière aussi a son angle mort Dernier angle mort, le plus oublié : ta portière, une fois garé. Un cycliste longe les voitures en stationnement, une portière s’ouvre au mauvais moment : accident bête et évitable. Le code est clair : tu ne peux ouvrir ta portière qu’après t’être assuré de pouvoir le faire sans danger ni gêne pour les autres usagers. Rétroviseur, épaule côté circulation, portière en dernier. L’angle mort ne se voit pas, mais on le réduit : miroirs bien réglés, tête qui tourne, et en camion tous les rétroviseurs à chaque manœuvre. Reste à voir qui se cache dedans : les piétons, les cyclistes, les trottinettes. C’est quoi, un « usager » au juste ? Définition. Un usager, c’est « toute personne qui utilise la voie publique » : en voiture, à moto, à vélo, à cheval ou à pied. Tous doivent se comporter de manière à ne pas gêner ni mettre en danger les autres usagers. Et « les autres », c’est large : la règle protège aussi les personnes qui travaillent à l’entretien de la voirie, les services de surveillance et les véhicules prioritaires. La voie publique se partage : chaque catégorie d’usagers a ses règles. Avant d’entrer dans les catégories, le code fixe des règles fondamentales valables pour tout le monde : ne pas mettre en danger les usagers les plus vulnérables, piétons et cyclistes en tête ; redoubler de prudence en présence d’enfants, de personnes âgées ou de personnes handicapées ; ne pas jeter d’objets ni de déchets sur la voie publique ; ne pas y placer d’obstacle ni gêner la visibilité avec de la fumée sans y être autorisé ; éviter d’abîmer la voirie, par exemple en surchargeant son véhicule ou en empruntant des voies qui n’y sont pas adaptées. Qui compte comme piéton ? Définition. Un piéton est « une personne qui se déplace à pied ». Sont assimilées aux piétons les personnes qui conduisent à la main une brouette, une voiture d’enfant, une chaise roulante ou tout autre véhicule sans moteur pas plus large que ce qui est nécessaire aux piétons. Le cas que l’examen adore : la personne qui marche à côté de sa bicyclette, de son cycle motorisé ou de son cyclomoteur à deux roues en le conduisant à la main est considérée comme un piéton. Mais si elle gêne les autres piétons à cause de l’encombrement de son engin ou de ce qu’il transporte, elle doit emprunter la chaussée. Elle y reste un piéton : au bord, du côté gauche, ou du côté droit si sa sécurité le demande. Piège classique. Le vélo poussé à la main. Quelqu’un qui marche à côté de son vélo ou de son cyclomoteur est un piéton. Mais s’il gêne les piétons par son encombrement, il doit descendre sur la chaussée, où il reste un piéton : côté gauche, comme tout piéton, sauf si sa sécurité demande la droite. À pied, à côté de son engin : piéton. Quelqu’un pousse son vélo en marchant à côté. Pour le code, c’est... Où doit marcher un piéton ? L’ordre est strict. Le piéton utilise d’abord les trottoirs et les parties de la voie publique qui lui sont réservées. À défaut, les accotements. Et s’il n’y a ni trottoir ni accotement praticable, il peut emprunter les autres parties de la voie publique : sur une piste cyclable, il cède alors le passage aux autres usagers qui s’y trouvent. S’il marche sur la chaussée, deux obligations : se tenir le plus près possible du bord et circuler du côté gauche dans le sens de sa marche, sauf circonstances particulières. La logique : à gauche, tu vois arriver les véhicules qui viennent en face. Pour traverser, même discipline : perpendiculairement à l’axe de la chaussée, sans s’y attarder ni s’y arrêter sans nécessité. Et voici la règle chiffrée à retenir : s’il existe un passage pour piétons à moins de 20 mètres, le piéton doit l’utiliser. Aide-mémoire. La règle des 20 mètres : un passage pour piétons situé à moins de 20 mètres est obligatoire pour le piéton. Plus loin, il peut traverser ailleurs, perpendiculairement et avec prudence. Le piéton doit aussi : ne pas entraver la circulation sur les trottoirs sans nécessité ; respecter les signaux lumineux bicolores pour piétons et les injonctions des agents qualifiés ; en l’absence d’agent ou de signaux lumineux, s’engager avec prudence en tenant compte des véhicules qui s’approchent ; ne pas s’engager sur un passage qui traverse des rails de tram ou un site propre de tram quand un tram approche, sauf si un signal lumineux l’y autorise. Feux pour piétons et injonctions des agents qualifiés : le piéton doit s’y conformer, comme tout usager. Les panneaux qui réservent l’espace aux piétons Deux familles à reconnaître. Les signaux ronds sont des signaux d’obligation : ils signalent un trottoir, une partie de la voie publique réservée aux piétons, un accotement ou un refuge. Les signaux carrés indiquent le début du chemin ou de la partie de la voie publique réservée à la circulation des piétons, cyclistes, cavaliers et conducteurs de speed pedelecs. Les trois signaux ronds d’obligation : chacun sa partie (D9), piétons et cyclistes ensemble (D10), chemin obligatoire pour piétons (D11). Les carrés F99, eux, sont décrits ci-dessus. Et les groupes de piétons ? Les cortèges, processions et groupes de piétons conduits par un guide jouent avec d’autres règles : ils peuvent circuler sur la chaussée. Dans ce cas, ils empruntent le côté droit. Les groupes d’au moins cinq piétons accompagnés d’un guide peuvent aussi prendre le côté gauche de la voirie : ils marchent alors en file indienne. Quand un groupe conduit par un guide traverse la chaussée, tu ne coupes pas sa traversée : tu t’arrêtes et tu attends que tout le groupe soit passé. Toi au volant : quand dois-tu t’arrêter ? Le passage pour piétons d’abord. Là où ni feux ni agent ne règlent la circulation, tu t’en approches à allure modérée et tu cèdes le passage, en t’arrêtant s’il le faut, au piéton engagé et aussi à celui qui est sur le point de s’engager. C’est l’arrêt par anticipation. Piège classique. Au passage pour piétons, tu cèdes AUSSI le passage au piéton sur le point de s’engager, pas seulement à celui qui est déjà engagé. C’est l’arrêt par anticipation. Autre réflexe important : à l’approche d’un passage pour piétons, tu ralentis. Et là où ni feux ni agent ne règlent la circulation, tu ne dépasses jamais un véhicule qui s’approche ou s’arrête devant un tel passage : il masque peut-être un piéton que tu ne vois pas. À l’examen. Le combo favori : un véhicule s’approche ou s’arrête devant un passage pour piétons, sans feux ni agent. Le dépasser est interdit, quelle que soit la visibilité. Pas de feux ni d’agent. La voiture devant toi ralentit à l’approche d’un passage pour piétons. Tu peux la dépasser ? Aux endroits réglés par un agent qualifié ou des signaux lumineux, autre règle d’or : tu laisses les piétons régulièrement engagés sur la chaussée achever leur traversée, même si la circulation vient de s’ouvrir dans ton sens. Le code t’impose aussi de redoubler de prudence, en ralentissant et en t’arrêtant au besoin, en présence d’enfants, de personnes âgées et de personnes handicapées, notamment les personnes aveugles munies d’une canne et celles qui conduisent une voiturette manuelle ou électrique ne dépassant pas l’allure du pas. Les transports en commun maintenant. Si un tram ou un autobus sans refuge s’arrête sur la chaussée près de son arrêt signalé, les conducteurs qui circulent du côté où les passagers embarquent ou débarquent doivent s’arrêter pour laisser monter et descendre les passagers. Et dès que tu longes un autocar, un autobus, un trolleybus, un minibus ou un véhicule sur rails arrêté pour l’embarquement ou le débarquement de voyageurs, tu modères ta vitesse. Bus à l’arrêt sans refuge : du côté de l’embarquement, les conducteurs s’arrêtent pour laisser monter et descendre les passagers. Dernier cas chiffré : l’obstacle. Si un obstacle oblige les piétons à le contourner en empruntant la chaussée, tu dois laisser un espace libre d’au moins 1 mètre le long de cet obstacle. Impossible de laisser cet espace ? Si un piéton est à hauteur de l’obstacle, tu le longes à l’allure du pas. Et quand tu passes à côté d’un piéton qui marche sur la chaussée, tu laisses entre lui et ton camion au moins 1 mètre en agglomération, 1,5 mètre en dehors. Pas la place ? Allure du pas, et arrêt si nécessaire. Ne t’engage pas non plus sur un passage pour piétons si le trafic risque de t’y immobiliser. Tu connais maintenant les règles du piéton dans les deux sens : à pied et au volant. Il reste les cyclistes, les trottinettes et les groupes : ce sont eux qui se glissent dans les angles morts de ton camion. Quelles règles pour les cyclistes et les cyclomoteurs ? Sur la voie publique, les conducteurs de bicyclettes et de cyclomoteurs doivent : tenir le guidon et garder les pieds sur les pédales ou sur les repose-pieds ; ne pas rouler en tenant un animal en laisse ; ne pas se faire remorquer ; rouler en file si une remorque est attelée, ou sur la bande réservée aux transports en commun ; pour les cyclistes, suivre la piste cyclable praticable quand elle est signalée dans leur sens ; les cyclomoteurs de classe B et les speed pedelecs ont leurs propres règles, selon la vitesse permise et les panneaux. Ajoute la position dite « en amazone », les deux jambes du même côté : interdite, pour le conducteur comme pour le passager, sur les bicyclettes, cyclomoteurs, motocyclettes, tricycles et quadricycles à moteur. Guidon tenu, pieds sur les pédales, pas de remorquage : les règles de base des deux-roues légers. Comment reconnaître une vraie piste cyclable ? Définition. La piste cyclable est la partie de la voie publique réservée aux bicyclettes et aux cyclomoteurs à deux roues de classe A. Elle est indiquée par des signaux, ou par deux lignes discontinues parallèles de couleur blanche délimitant une largeur insuffisante pour une voiture. Première preuve : les signaux qui indiquent une piste cyclable. Seconde preuve : les deux lignes discontinues parallèles à traits larges. Sans elles ni panneau, pas de piste cyclable. Détail qui surprend : la piste cyclable peut se trouver aussi bien à droite qu’à gauche de la chaussée. Et elle ne fait pas partie de la chaussée : interdit d’y rouler en voiture, d’y stationner ou de s’y arrêter, même pour embarquer ou déposer un passager. Piège classique. La fausse piste cyclable : une bande de couleur suggérée au sol, sans signaux ni lignes discontinues, n’est pas une piste cyclable, et ses règles ne s’appliquent pas. La vraie piste, elle, ne fait pas partie de la chaussée : y rouler, s’y arrêter ou y stationner en voiture est interdit. Une bande rouge peinte au sol, sans panneau ni lignes blanches discontinues. C’est une piste cyclable ? Et les trottinettes électriques, quelles règles ? Pour le code de la route, ce sont des engins de déplacement motorisés, avec des règles durcies depuis le 1er juillet 2022 : 16 ans minimum sur la voie publique. Exceptions pour les moins de 16 ans : zones résidentielles et de rencontre, zones piétonnes accessibles aux cyclistes, rues réservées au jeu et chemins réservés ; une trottinette ordinaire = une seule personne : sans siège prévu pour un passager, transporter quelqu’un est interdit ; l’utilisateur est assimilé au cycliste : il emprunte la piste cyclable quand elle existe et est praticable, sinon la chaussée. Le trottoir lui est interdit, sauf hors agglomération quand il n’y a pas de piste cyclable ; par construction, l’engin est limité à 25 km/h ; depuis le 1er septembre 2026, casque obligatoire si l’engin dépasse 20 km/h par construction (un casque de vélo suffit) ; en zone piétonne, quand elle y est admise : allure du pas, sans gêner les piétons. Aide-mémoire. Trottinette électrique : 16 ans minimum, une seule personne à bord, pas sur le trottoir en agglomération. Piste cyclable quand elle existe et est praticable, sinon la chaussée. Limitée à 25 km/h par construction, casque au-delà de 20 km/h. Le speed pedelec, c’est quoi son statut ? Il ressemble à un vélo, mais légalement, c’est un cyclomoteur : son assistance électrique au pédalage fonctionne jusqu’à 45 km/h. Conséquences : casque obligatoire pour le conducteur comme pour le passager (casque de cyclomoteur ou de vélo), et il faut au moins 16 ans et le permis AM pour le conduire (le permis B le couvre aussi). Le code de la route le place au même niveau que les bicyclettes et les cyclomoteurs, avec des règles supplémentaires : sur la chaussée, il peut circuler à deux de front, sauf lorsque le croisement n’est pas possible ; en dehors de l’agglomération, il doit se mettre en file à l’approche d’un véhicule venant de l’arrière. Sur une piste cyclable, la règle vaut pour tous les utilisateurs, peu importe leur nature : ni se gêner, ni se mettre mutuellement en danger, ni conduire imprudemment. Un vélo en apparence seulement : le speed pedelec est un cyclomoteur, avec casque obligatoire. À l’examen. Le speed pedelec est un cyclomoteur, assistance jusqu’à 45 km/h. À deux de front sur la chaussée, mais hors agglomération, mise en file dès qu’un véhicule approche par l’arrière. Sur les panneaux, repère le symbole du cyclomoteur et la lettre P. Cyclistes, motards, cavaliers en groupe : qui encadre quoi ? Les cyclistes en groupe (de 15 à 150 participants) Dès 15 participants, et jusqu’à 150, un groupe de cyclistes obtient un statut particulier : il n’est pas obligé d’utiliser les pistes cyclables ; il peut rouler à deux de front, à condition de rester groupé et de se tenir uniquement sur la bande de droite de la chaussée ; il peut être précédé et suivi, à 30 mètres, d’un véhicule d’escorte : sur le toit, un panneau à fond bleu qui reproduit le signal de danger A51 avec, en dessous, le symbole blanc d’une bicyclette. Obligatoire au-delà de 50 cyclistes, devant et derrière ; jusqu’à 50 cyclistes, un seul véhicule d’escorte est possible : il suit le groupe ; plus de 50 participants = au moins deux capitaines de route de 21 ans minimum, brassard au bras gauche aux couleurs nationales avec mention de leur fonction. Ils peuvent arrêter la circulation aux carrefours sans signaux lumineux pour faire passer le groupe, avec un disque qui reproduit le signal C3. Les motards en groupe (dès 2 participants) sur une voie divisée en bandes de circulation, ils ne sont pas obligés de rouler en file indienne : ils peuvent se disposer en deux rangs parallèles décalés, en gardant une distance de sécurité entre eux ; les capitaines de route suivent les mêmes règles que ceux des cyclistes, avec deux différences : 25 ans minimum, et le port d’un vêtement rétro-réfléchissant mentionnant leur fonction. Les cavaliers en groupe (au moins 10 participants) Dès 10 participants, un groupe de cavaliers peut être accompagné d’un chef de groupe d’au moins 21 ans. Son signe distinctif : un brassard au bras gauche aux couleurs nationales disposées horizontalement, avec la mention « chef de groupe » en lettres noires dans la bande jaune. Aux carrefours sans feux, mêmes règles que pour les autres groupes. Aide-mémoire. Les chiffres des groupes : de 15 à 150 cyclistes = statut de groupe ; plus de 50 = escorte obligatoire et au moins deux capitaines de route (21 ans minimum) ; capitaines motards = 25 ans minimum ; cavaliers = chef de groupe possible dès 10 participants (21 ans minimum). Chemins réservés : qui peut y rouler, et à quelle vitesse ? Certains chemins sont réservés aux seules catégories d’usagers dont le symbole figure sur les panneaux de début et de fin : piétons, cyclistes, cavaliers, speed pedelecs, véhicules agricoles selon les cas. Début de chemin réservé : l’accès suit les symboles du panneau. Fin de chemin réservé. Sur ces chemins, chaque usager admis doit : ne pas mettre les autres en danger et ne pas les gêner ; redoubler de prudence en présence d’enfants : sur les chemins réservés aux piétons, cyclistes et cavaliers, les jeux sont autorisés ; ne pas entraver la circulation sans nécessité ; ne pas dépasser 30 km/h. L’accès n’est pourtant pas totalement exclusif : quatre familles de véhicules y sont admises sous conditions : les véhicules prioritaires, lorsque la nature de leur mission le justifie ; les véhicules de surveillance et d’entretien de ces chemins, avec autorisation ; les véhicules des riverains et de leurs fournisseurs, munis d’une autorisation ; les véhicules affectés au ramassage des déchets (avec autorisation, sur les chemins réservés aux piétons, cyclistes et cavaliers). Selon les symboles du panneau, d’autres catégories s’ajoutent : les véhicules qui se rendent aux parcelles desservies par le chemin ou en reviennent, les tricycles et quadricycles non motorisés, et les véhicules attelés lorsque le symbole d’un véhicule agricole figure sur le panneau. Le symbole agricole ouvre aussi le chemin aux véhicules agricoles et attelés. Toi au volant face à un cycliste : les réflexes qui rapportent Au volant de ton camion, tu as des obligations précises envers les cyclistes et les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues : ne pas les mettre en danger ; redoubler de prudence avec les enfants et les personnes âgées à vélo ; laisser une distance latérale d’au moins 1 mètre entre ton véhicule et le cycliste ou le cyclomoteur, et d’au moins 1,5 mètre en dehors des agglomérations ; modérer ta vitesse à l’approche d’un passage dédié à ces usagers, pour les laisser passer ; ne jamais t’engager sur un tel passage en cas d’encombrement de la circulation : tu bloquerais ceux qui veulent l’emprunter. À l’examen. Les deux chiffres du dépassement d’un cycliste ou d’un conducteur de cyclomoteur à deux roues : au moins 1 mètre d’écart latéral en agglomération, au moins 1,5 mètre en dehors. Et jamais d’engagement sur un passage dédié quand la circulation est encombrée. Tu dépasses un cycliste hors agglomération. Distance latérale minimale ? Angles morts du camion, piétons, cyclistes, trottinettes : tu sais où ils se cachent et à quelle distance les respecter. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 7, 19.5, 40, 40ter, 42, 43 (Justel, 10/10/2026) Arrêté royal du 15 mars 1968 (conditions techniques), article 43, § 4 à § 7 (dispositifs de vision indirecte des véhicules N2 et N3) Reprise des leçons « Angle mort », « Piétons » et « Cyclistes et cyclomoteurs » de permis-online.be ## Fatigue, alcool, drogues et médicaments Adresse : https://permis-camion.be/cours/fatigue-alcool-chauffeur/ Chapitre 7 : Sécurité et comportement Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Au volant d’un camion (C1, C, C1+E, C+E) : en infraction dès 0,2 g/l de sang, soit 0,09 mg/l d’air expiré (0,5 g/l pour les autres conducteurs). Drogues : des seuils légaux très bas, donc zéro drogue au volant. Depuis juillet 2026 : seuil atteint ou test refusé = 12 heures sans conduire ; le permis peut aussi être retiré sur-le-champ. Médicaments, fatigue, émotions : tu dois être apte à conduire à tout moment. Pour un chauffeur, la fatigue se combat aussi par les temps de conduite, pauses et repos fixés par la loi. Un verre de vin au repas de midi, puis ton camion l’après-midi : es-tu sûr d’être sous la limite des chauffeurs ? 0,09 mg d’alcool par litre d’air expiré : le seuil du chauffeur de camion. Pour un automobiliste, c’est 0,22. Pas besoin de tituber. Et 2026 a serré la vis : seuil atteint, 12 heures sans conduire, et le permis peut partir sur-le-champ. L’examen théorique adore ces chiffres. On les verrouille maintenant. Être en état de conduire, ça veut dire quoi ? Définition. Être en état de conduire, c’est être apte à conduire à tout moment : vigilance et réactivité intactes, sans alcool, sans drogue, sans fatigue ni médicament qui altère tes réflexes. Plusieurs facteurs diminuent la vigilance et la réactivité : troubles de la vision, troubles locomoteurs ou cardio-vasculaires, maladie handicapante. Si tu es atteint d’une affection qui te rend inapte, tu dois présenter ton permis à l’autorité qui l’a délivré dans les quatre jours (hors week-ends et jours fériés). Et pour les permis C1 et C, un examen médical est de toute façon obligatoire : l’attestation vaut cinq ans au plus. La fatigue fait partie de la liste : elle érode ta capacité à rester concentré et à réagir en temps utile. Fatigue, malaise : un conducteur diminué est un danger pour tout le monde. La distraction rend inapte aussi. En conduisant, il est interdit de : tenir ton GSM en main ou le manipuler : un appareil à écran doit être fixé dans un support adapté ; écrire ou lire des SMS téléphone en main (et même fixé, c’est une distraction qui te fait perdre le contrôle) ; régler ton GPS en roulant s’il n’est pas fixé dans un support adapté (et même fixé, c’est fortement déconseillé) ; te laisser distraire par les passagers. Le GSM en main au volant : interdit, sauf fixé dans un support adapté. Alcool au volant : quelles sont les limites en Belgique ? La limite générale est de 0,5 g d’alcool par litre de sang, soit 0,22 mg par litre d’air alvéolaire expiré au test d’haleine. Dès 0,22 mg/l à l’éthylomètre, tu es en infraction. Au volant d’un camion (tout véhicule qui exige un permis C1, C, C1+E ou C+E, et aussi D), même pour un trajet privé, la tolérance est moindre : en infraction dès 0,2 g par litre de sang, soit 0,09 mg/l d’air expiré. Le même seuil vaut pour qui transporte des personnes avec un véhicule soumis aux mêmes règles médicales. À l’examen. Deux limites d’alcool à connaître par cœur : 0,5 g/l de sang (0,22 mg/l d’air expiré) pour les autres conducteurs, 0,2 g/l (0,09 mg/l) au volant d’un camion. Dans les deux cas, l’infraction commence dès ce taux. Et retiens ce qui a changé en 2026 : depuis le 1er juillet 2026, dès que l’analyse de ton haleine atteint le seuil (0,09 mg/l au volant du camion, 0,22 mg/l sinon), ou si tu refuses le test : interdiction de conduire de 12 heures. Avant de repartir, un nouveau test t’est imposé : encore positif, c’est 12 heures de plus ; dans ces cas, ton permis peut aussi être retiré immédiatement ; il est rendu en principe après 15 jours, sauf si le tribunal de police prolonge ce délai ; dès 0,8 g/l de sang (0,35 mg/l), ou en cas de refus du test, c’est un délit jugé au tribunal : amende de 1 600 à 16 000 euros. Aide-mémoire. Alcool, règles 2026 : seuil atteint ou test refusé = 12 heures sans conduire, et le permis peut être retiré sur-le-champ (rendu en principe après 15 jours). Et rester sous le seuil ne prouve pas que tu es apte : conduire en état d’ivresse reste punissable. L’éthylotest affiche ici 0,05 mg/l d’air expiré : une valeur encore sous le seuil d’infraction : 0,22 mg/l en voiture, 0,09 mg/l au volant du camion. Contrôle de police, tu conduis ta voiture (permis B), à titre privé : à partir de quel taux dans l’air expiré es-tu en infraction ? Drogues au volant : pourquoi zéro drogue ? Pour les drogues, la loi fixe aussi des seuils d’analyse, mais ils sont très bas : le seul réflexe sûr, c’est zéro drogue au volant. La drogue altère le jugement, les réactions, l’acuité visuelle et auditive. Au contrôle, la police suit une check-list d’indices puis fait passer un test salivaire (analyse sanguine s’il est impossible). Les substances dépistées : cannabis (THC) ; amphétamines ; MDMA (ecstasy) ; cocaïne ; morphine et héroïne. Nouveauté 2026 : la kétamine rejoint la liste. La loi du 25 mai 2026 ajoute la kétamine aux drogues sanctionnées au volant, avec les mêmes conséquences que les autres substances. La date d’entrée en vigueur de ce volet n’est pas encore fixée ; en attendant, conduire sous kétamine reste évidemment interdit et punissable, comme tout état semblable à l’ivresse. Test salivaire positif au-dessus du seuil, ou refus du test ? 12 heures d’interdiction de conduire, et le permis peut être retiré sur-le-champ. Puis le tribunal de police : amende de 1 600 à 16 000 euros et déchéance possible de 8 jours à 5 ans. En récidive, l’amende grimpe : 3 200 à 40 000 euros. Piège classique. Ne transpose pas la logique du « petit verre » aux drogues. Leurs seuils légaux sont si bas que tu ne peux pas doser : à la question « combien puis-je consommer avant de conduire ? », la seule bonne réponse est : rien. Et pour ton camion, l’alcool, lui, s’arrête sous 0,09 mg/l, pas sous 0,22. Cannabis, ecstasy, cocaïne, amphétamines, morphine : zéro drogue au volant. L’analyse confirme du cannabis au-dessus du seuil légal, mais tu te sens parfaitement bien. Que dit la loi belge ? Médicaments, fatigue, émotions : les dangers qu’on sous-estime Certains médicaments troublent les capacités de conduite : somnolence, baisse de la vigilance, vitesse de réaction en berne. Avant de prendre le volant, vérifie les contre-indications pour la conduite et conforme-toi à ce qu’elles disent. Somnolence, vigilance en baisse : certains médicaments sont incompatibles avec la conduite. Les facteurs psychologiques comptent aussi : état de choc, stress extrême, situation émotionnelle complexe. Dans ces moments, tes réactions ne sont plus les tiennes : la sagesse, c’est de laisser le volant. La notice de ton médicament déconseille la conduite. Tu fais quoi ? À l’examen : les taux qui déclenchent les sanctions. Retiens le lien taux → sanction. Dès le seuil (0,22 mg/l d’air expiré en général, 0,09 mg/l au volant du camion), ou en cas de refus : 12 heures d’interdiction de conduire, et retrait possible du permis sur-le-champ. Dès 0,35 mg/l d’air expiré (0,8 g/l de sang) : délit jugé au tribunal. Pour les drogues, même logique dès que le test atteint le seuil légal, très bas. La fatigue du chauffeur : la loi fixe tes limites Pour un chauffeur de camion, la fatigue n’est pas seulement une affaire de bon sens : quand ton transport entre dans le champ des règles européennes (marchandises, au-delà de 3,5 tonnes, sauf exceptions), elles limitent ton temps de conduite et imposent des pauses et des repos. Pas plus de 4 h 30 de conduite sans une pause d’au moins 45 minutes (qu’on peut remplacer par 15 minutes puis 30 minutes), pas plus de 9 heures par jour (10 heures deux fois par semaine), et un repos journalier d’au moins 11 heures (réduit à 9 heures au plus trois fois entre deux repos hebdomadaires). Le détail est dans les leçons « Temps de conduite » et « Pauses et temps de repos ». Les temps de conduite sont des maximums, les pauses et les repos des minimums : ce ne sont pas des objectifs. Si tu sens la somnolence venir avant, tu t’arrêtes dans un endroit sûr. Et une pause sert à te reposer : pas à charger ni à faire autre chose. Les paupières lourdes, les bâillements, la difficulté à garder ta bande sont des signaux d’alerte. La récidive : quand la sanction change de dimension Définition. Il y a récidive quand un conducteur déjà condamné définitivement pour une infraction grave de la liste ci-dessous en commet une nouvelle dans les 3 ans qui suivent ce jugement. Pas besoin que ce soit la même : la récidive est croisée entre ces infractions. Les infractions visées : l’alcool grave (dès 0,8 g/l de sang) ou l’ivresse, le refus du test, les drogues, le délit de fuite, la conduite sans permis, sans assurance ou malgré une déchéance, les infractions du quatrième degré, les grands excès de vitesse (plus de 30 km/h en agglomération, zone 30, zone résidentielle, zone de rencontre ou abords d’école ; plus de 40 km/h ailleurs), l’usage d’un détecteur de radar et le fait de pousser à conduire quelqu’un de visiblement sous influence, ou de lui confier un véhicule. La facture ? Le juge doit prononcer une déchéance du droit de conduire d’au moins 3 mois (première récidive), puis 6 mois et 9 mois si de nouvelles condamnations s’enchaînent, chacune dans les 3 ans de la précédente. Et pour récupérer le permis : réussir les 4 examens, théorique, pratique, médical et psychologique. Oui, même le théorique que tu prépares en ce moment (depuis 2026, le juge peut toutefois remplacer le théorique et le pratique par une formation, sauf en Flandre, où le texte ne le prévoit pas). Ces minima valent pour la récidive, pas pour une première infraction simple ; entre 0,5 et 0,8 g/l de sang, ce mécanisme ne se déclenche pas. Aide-mémoire. Nouvelle infraction grave dans les 3 ans d’une condamnation : déchéance d’au moins 3, puis 6, puis 9 mois, et 4 examens à repasser : théorique, pratique, médical, psychologique. Récidive d’infraction grave : déchéance minimale 3, 6 puis 9 mois, et les 4 examens à repasser. Déjà condamné définitivement pour conduite sous drogue, tu es pris à 0,9 g/l de sang deux ans après ce jugement. Première récidive : le juge doit prononcer une déchéance d’au moins… Conducteur novice : le juge n’a pas le choix. Si tu as ton permis B depuis moins de 2 ans et que tu commets au volant une infraction qui peut entraîner une déchéance, le juge doit prononcer une déchéance du droit de conduire, et la récupération passe au moins par la réussite d’un examen théorique ou pratique (ou une formation imposée à la place, sauf en Flandre). Depuis le 1er septembre 2026, le texte vise aussi le titulaire d’un titre qui tient lieu de permis B, sauf dans sa version flamande. C’est l’ancienneté du permis B qui compte, pas celle de ton futur permis C. Taux d’alcool du chauffeur, drogues, médicaments, fatigue et temps de repos : tu sais quand tu es en état de conduire ton camion, et quand tu ne l’es pas. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Loi du 16 mars 1968 relative à la police de la circulation routière, articles 34, 37bis et 38 Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), article 8.3 Règlement (CE) n° 561/2006, articles 6 à 8 (temps de conduite, pauses, repos) Reprise de la leçon « En état de conduire » de permis-online.be ## Météo, conditions difficiles et éclairage Adresse : https://permis-camion.be/cours/meteo-visibilite-camion/ Chapitre 7 : Sécurité et comportement Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Pluie : adhérence divisée par deux, freinage deux fois plus long ; avec un camion lourd, tu doubles tes distances. Quand il pleut ou qu’il neige, sur autoroute, route pour automobiles ou route à au moins quatre bandes, ton camion de marchandises de MMA supérieure à 7,5 t ne dépasse plus par la gauche (sauf un véhicule sur une bande pour véhicules lents, ou un tracteur agricole). Neige et verglas : la route devient bien plus glissante (ordres de grandeur souvent cités : 4 et 8 fois). Nuit ou visibilité sous 200 m : feux allumés ; ton camion de plus de 2,50 m de large allume aussi ses feux d’encombrement. Brouillard arrière : obligatoire sous 100 m de visibilité (brouillard, neige) et par forte pluie ; sinon interdit. Vent latéral : un camion haut, surtout vide ou bâché, est très exposé ; tu ralentis. Rafales sur un viaduc, ton camion roule à vide avec sa bâche : que fais-tu ? Sur la neige, ton adhérence peut être divisée par 4, sur le verglas par 8. Sous la pluie, par 2. Et de nuit, tu ne vois que ce que tes feux éclairent. La route ne prévient pas quand elle se complique : elle attend de voir qui a appris sa leçon. Avec un camion, chaque chiffre de cette leçon pèse plus lourd : plus de masse à arrêter sur une route glissante, plus de surface exposée au vent, plus de largeur à rendre visible la nuit. Pluie : pourquoi tu freines deux fois plus long ? Par temps de pluie, les limitations officielles de vitesse ne changent pas. Et pourtant, tu dois adapter ta vitesse, parce que la chaussée mouillée introduit trois risques bien précis : la perte d’adhérence : deux fois moins d’adhérence, et il te faut une distance de freinage deux fois plus longue pour t’arrêter ; l’aquaplaning, le dérapage version eau, expliqué plus bas ; la visibilité réduite, pour toi comme pour ceux qui te croisent. Chaussée mouillée : deux fois moins d’adhérence, deux fois plus de distance pour t’arrêter. Une règle de plus joue si ton camion est affecté au transport de marchandises et si sa masse maximale autorisée (MMA) dépasse 7,5 tonnes : dès qu’il y a des précipitations (pluie, neige), sur une autoroute, une route pour automobiles ou une route à au moins quatre bandes, tu ne dépasses plus par la gauche un véhicule attelé, un véhicule à moteur à deux roues ou un véhicule à plus de deux roues. Deux exceptions : un véhicule qui roule sur une bande réservée aux véhicules lents, et un tracteur agricole. Ne pas la respecter est une infraction du 2e degré. Piège classique. La pluie ne change pas les limitations officielles de vitesse. Mais tu dois quand même ralentir : « je roulais à la vitesse autorisée » n’est pas une excuse sur chaussée mouillée. Une question qui te propose de garder ta vitesse « parce que la limite ne change pas » est fausse. Neige et verglas : c’est quoi le vrai danger ? Comme pour la pluie, la neige et le verglas rendent ta conduite plus difficile : tu redoubles de vigilance, tu adaptes ta vitesse et tes gestes. Mais le vrai danger tient en deux ordres de grandeur, souvent cités même s’ils ne sont pas des chiffres du code : la neige rend la route environ 4 fois plus glissante, le verglas 8 fois. Deux à quatre fois pire que la pluie. Tu peux aussi monter des chaînes antidérapantes sur les pneus de ton véhicule, mais seulement en cas de neige ou de verglas : sur une route simplement mouillée, elles sont interdites. Les chaînes antidérapantes : permises seulement en cas de neige ou de verglas. Brouillard : quand as-tu le droit d’allumer tes feux de brouillard ? Par temps de brouillard, tu peux utiliser tes feux de brouillard avant : ils ne sont jamais obligatoires. Trois situations seulement les autorisent : le brouillard, la chute de neige et la forte pluie. Dès que la visibilité redevient normale, tu les éteins : ils éblouissent les autres conducteurs. À l’examen. Feux de brouillard avant : jamais obligatoires, autorisés uniquement par brouillard, chute de neige ou forte pluie. Feu de brouillard arrière : obligatoire quand le brouillard ou la neige réduit la visibilité à moins de 100 mètres, ainsi que par forte pluie, sans condition de visibilité. En dehors de ces situations, leur usage est interdit. Tes feux de brouillard arrière, tu les allumes quand ? À côté de ces obligations, il existe une règle de prudence, conseillée mais pas obligatoire, pour caler ta vitesse sur ce que tu vois : visibilité inférieure à 50 mètres : ne dépasse pas 50 km/h ; visibilité inférieure à 70 mètres : reste sous 70 km/h. Brouillard, chute de neige, forte pluie : les trois seules situations où les feux de brouillard ont le droit de vivre. Vent violent : comment garder ta trajectoire ? Dans une zone exposée à des vents violents, le risque porte un nom : l’écart de direction. Une rafale pousse ton véhicule et dévie ta trajectoire d’un coup. Deux parades : rouler en dessous des limitations de vitesse, pour réduire cet effet d’écart ; bien tenir ton volant à deux mains, pour encaisser les rafales sans dévier. Manche à air tendue : vitesse réduite et deux mains sur le volant. Un camion est particulièrement exposé : sa grande surface latérale prend le vent comme une voile, surtout à vide ou avec une bâche, quand il est plus léger. Sur un pont, un viaduc ou à la sortie d’un tunnel, tu ralentis franchement par vent fort, et tu laisses plus d’espace aux deux-roues que les rafales déportent. Piège classique. Garder le contrôle de ton véhicule est une obligation de tous les instants, pas seulement par vent violent. Les deux mains sur le volant sont le moyen de le garder ; par vent fort, elles deviennent vitales. Conduire de nuit : quels feux, à partir de quand ? La nuit, ta visibilité fond : tu ne vois que ce que tes feux éclairent, et les autres ne te voient que si tu es allumé. La règle est simple : tu utilises les feux de ton véhicule entre la tombée et le lever du jour, mais aussi en toute circonstance où la visibilité est réduite à moins de 200 mètres. Une grosse averse en plein après-midi compte donc aussi. Le détail de chaque type de feu et de son emploi vient plus bas, dans cette leçon. Ce qui compte d’abord, c’est le déclencheur : nuit ou visibilité sous 200 mètres, tu allumes. Aide-mémoire. Plus la visibilité tombe, plus la règle se durcit : sous 200 m, feux du véhicule allumés, même en plein jour ; sous 100 m par brouillard ou neige, feu de brouillard arrière obligatoire ; sous 70 m, pas plus de 70 km/h (conseillé) ; sous 50 m, pas plus de 50 km/h (conseillé). Pluie, neige, brouillard, vent, nuit : tu connais les chiffres et les réflexes que la route exige quand elle se complique. Reste ce que le code demande pour le bruit et l’environnement. Tu as le droit de klaxonner quand, exactement ? Le code de la route belge encadre l’avertisseur sonore pour lutter contre la pollution sonore. La règle de base : les coups de klaxon doivent être aussi brefs que possible. Les situations autorisées sont très limitées : en agglomération : uniquement pour avertir d’un risque d’accident ; hors agglomération : également accepté pour avertir un conducteur que tu veux le dépasser ; la nuit : sauf danger imminent, le klaxon doit être remplacé par des appels de phares. Le klaxon n’est pas un moyen d’expression : bref, pour éviter un accident ou, hors agglomération, annoncer un dépassement. Aide-mémoire. Le klaxon en deux temps : le jour, un coup aussi bref que possible, uniquement pour avertir d’un risque d’accident (et, hors agglomération, pour annoncer un dépassement). La nuit, des appels de phares à la place, sauf danger imminent. Il fait nuit, tu veux avertir un autre conducteur. Aucun danger imminent. Tu fais quoi ? Moteur allumé à l’arrêt : qu’est-ce qui est interdit ? Deuxième cible du code : la pollution par les gaz et par le bruit du moteur. Deux règles à connaître par cœur : il est interdit de faire des coups d’accélérateur répétés quand le véhicule est au point mort ; tu dois veiller à ne pas laisser le moteur en marche au point mort, sauf en cas de nécessité : une longue attente, tu coupes. Laisser tourner un moteur à l’arrêt émet d’ailleurs vite plus de CO2 que le redémarrage lui-même : couper, c’est gagner. Un moteur qui tourne pour rien, c’est du bruit et des gaz pour tout le monde. Piège classique. Ne confonds pas les deux règles : les coups d’accélérateur répétés au point mort sont interdits, toujours ; le moteur qui tourne au point mort, tu dois l’éviter sauf nécessité. C’est quoi, une zone de basses émissions ? Une zone dont l’accès aux véhicules à moteur est sélectif, pour protéger la qualité de vie : les véhicules les plus polluants y sont limités ou interdits. Les règles (motorisation, norme, dates) varient d’une zone à l’autre : avant d’y entrer avec ton camion, vérifie qu’il y est admis. Début et fin d’une zone de basses émissions : deux panneaux à reconnaître. Les zones 30 jouent aussi pour l’environnement : en réduisant la vitesse, elles diminuent les émissions sonores et polluantes. Et à ton niveau, deux leviers font la différence : l’éco-conduite : une conduite souple, sans accélérations ni freinages brusques, réduit les émissions de gaz à effet de serre et fait des économies de carburant ; les systèmes Stop & Start : le moteur se coupe automatiquement à l’arrêt et redémarre dès que tu débrayes. Tous les réflexes qui font baisser la consommation de ton camion vivent dans la leçon suivante, conduite économique. Quel carburant pollue le moins ? Ce n’est pas une règle du code, mais un repère technique : les carburants gazeux, le CNG (gaz naturel comprimé) et le LPG (gaz de pétrole liquéfié), émettent en général beaucoup moins de particules fines que le diesel. Météo pourrie : qu’est-ce que tu changes en premier ? Ta vitesse. Tout conducteur doit l’adapter aux conditions du moment : la pluie, la neige, le verglas, le brouillard et le vent fort multiplient les risques d’accident. Météo défavorable = tu ralentis, c’est la première réponse à presque toutes les questions de ce chapitre. Pluie, neige, luminosité en berne : ta vitesse s’adapte avant tout le reste. La luminosité compte aussi : quand la visibilité baisse avec le jour qui décline, ou pendant la nuit, tu réduis ta vitesse. Et rappelle-toi que l’adhérence de tes pneus dépend de leur état, du revêtement de la chaussée et de la météo : quand elle diminue, ta distance de freinage s’allonge et ton véhicule devient plus difficile à manier. Dès que la visibilité est réduite, tu allumes tes feux de croisement. Le détail de tous les feux arrive plus bas, dans cette leçon. Mauvais temps : tu t’allumes pour voir, et surtout pour être vu. C’est quoi l’aquaplaning et comment tu l’évites ? Définition. L’aquaplaning peut survenir quand on roule trop vite sur une route mouillée : l’eau s’intercale entre la route et les pneus, qui peuvent perdre le contact avec la chaussée. Le véhicule ne répond plus aux commandes de direction et peut déraper. La pluie attaque sur deux fronts : elle compromet ta visibilité et réduit l’adhérence de ton véhicule. Les bons réflexes sous la pluie : réduis ta vitesse : l’adhérence des pneus diminue sur chaussée mouillée, surtout dans les virages ; augmente ta distance de sécurité : la distance de freinage peut être doublée, voire triplée ; évite les flaques d’eau : elles peuvent cacher des nids-de-poule, et les traverser à grande vitesse peut provoquer de l’aquaplaning ; freine doucement, pour ne pas bloquer les roues et perdre le contrôle ; essuie-glaces en état et désembuage : des vitres claires, tout le trajet ; feux de croisement allumés pour être plus visible, même en plein jour. La limite affichée n’est pas un objectif : sous la pluie, tu ralentis. Aide-mémoire. Pluie = distances XXL. Sur chaussée mouillée, ta distance de freinage peut doubler, voire tripler. Augmente d’autant l’écart avec le véhicule qui te précède. Piège classique. Les premières pluies après une longue période sèche sont les plus dangereuses : les premières minutes de pluie mélangent l’eau avec l’huile et la saleté accumulées sur la chaussée, créant une surface très lisse. C’est là que la route est la plus glissante, pas après des heures d’averse. Verglas et neige : comment garder le contrôle ? Le verglas rend la chaussée extrêmement glissante : la moindre manœuvre brusque peut te faire perdre le contrôle. Les réflexes qui comptent : ralentis : adopte une vitesse modérée ; double la distance avec le véhicule devant toi : le temps de freinage est beaucoup plus long ; freinage : avec ABS, freine fermement ; sans ABS, pompe doucement les freins ; feux allumés, pour être vu des autres conducteurs ; méfie-toi du « verglas noir » : presque invisible et particulièrement traître ; dérapage : dirige doucement le volant dans la direction où tu veux aller ; conditions trop mauvaises ? Reporte ton trajet. Sur la neige, même philosophie, avec quelques gestes en plus : diminue ta vitesse : la neige réduit l’adhérence des pneus ; augmente ta distance de sécurité pour anticiper les freinages ; démarre en douceur : accélère lentement pour éviter le patinage des roues ; freine progressivement pour prévenir les blocages ; lumières allumées, pour toi et pour les autres ; virages : aborde-les lentement, sans mouvement brusque ; les pneus neige améliorent nettement l’adhérence sur route enneigée ; avant de partir : dégage la neige de ton véhicule et assure-toi que les vitres sont bien dégivrées. Sur la neige, toute manœuvre brusque fait perdre l’adhérence : accélération, freinage et volant tout en douceur. Ton camion dérape sur le verglas. Ton premier réflexe ? Klaxon bref, moteur coupé, 100 mètres, distances doublées, gestes doux : tu as les réflexes de conduite de ce chapitre. Reste l’éclairage. Fais le tour de ton camion, feu par feu : à la fin, tu sauras quoi allumer la nuit, sous la pluie ou dans le brouillard, et comment régler tes phares quand ton camion est chargé. De quelle couleur sont les feux d’un véhicule ? Le code couleur structure tout le reste. À l’avant, les feux sont blancs ou jaunes, sauf les clignotants, orange. À l’arrière, les feux de position, les feux stop et les feux de brouillard sont rouges ; le feu de marche arrière et l’éclairage de la plaque sont blancs, les clignotants orange. Les feux latéraux, eux, sont orange. Aide-mémoire. Le code couleur des feux : avant = blanc (ou jaune), arrière = rouge, latéraux = orange. Exceptions : à l’arrière, la marche arrière et la plaque en blanc ; devant comme derrière, les clignotants en orange. Devant, du blanc ou du jaune ; derrière, du rouge. Quels feux à l’avant, quels feux à l’arrière ? Ensuite, sache quels feux sont obligatoires et lesquels sont facultatifs : l’examen adore la nuance. Feu à l’avant | Statut | Feux de position | Obligatoire | Feux de croisement | Obligatoire | Feux de route | Obligatoire | Feux diurnes | Obligatoire sur les camions réceptionnés depuis le 7 août 2012 | Feux d’encombrement | À allumer si le véhicule dépasse 2,50 m de large | Feux de stationnement | Facultatif, mais interdit au-delà de 6 m de long ou 2 m de large | Feux de brouillard avant | Facultatif | Feu à l’arrière | Statut | Feux rouges de position | Obligatoire | Feux stop | Obligatoire : 2 sur un camion (un 3e autorisé) | Feux de brouillard arrière | 1 ou 2 (un feu unique se place au milieu ou à gauche) | Feux d’encombrement | À allumer si le véhicule dépasse 2,50 m de large | Feux de stationnement | Facultatif, mais interdit au-delà de 6 m de long ou 2 m de large | Feux de marche arrière | Ne s’allument qu’avec la marche arrière | À l’arrière, du rouge, sauf la marche arrière et la plaque (blanc) et les clignotants (orange). Certains véhicules ont aussi des feux d’angle (en bas, à l’avant, pour éclairer la route) ou des feux spéciaux, comme les feux bleus clignotants des véhicules prioritaires. Les feux de circulation diurne, eux, s’allument automatiquement au démarrage pour te rendre visible de jour. Mais avec eux seuls, tes feux arrière et d’encombrement restent éteints : ils ne remplacent jamais les feux obligatoires la nuit ou par mauvaise visibilité. Croisement, route, brouillard : quand allumer quoi ? Les feux de position, les « veilleuses » Ils signalent la présence et la largeur de ton véhicule. Tu les allumes dès que la nuit commence à tomber ; de jour, par temps de pluie, ils s’allument avec les feux de croisement. Pour rouler la nuit, même sur une chaussée bien éclairée en agglomération, les feux de position seuls ne suffisent pas : il faut les feux de croisement. Seuls, ils signalent ton camion à l’arrêt. Les feux de croisement Présents uniquement à l’avant, ils éclairent la route devant toi sans éblouir ceux que tu croises. En Belgique, les feux de croisement (ou les feux de route quand ils sont permis) doivent être allumés : de la tombée au lever du jour ; en journée, dès que la visibilité tombe sous 200 mètres, quelle qu’en soit la cause (brouillard, pluie, neige, forte averse…) ; dans un tunnel, si la visibilité est insuffisante (moins de 200 mètres). Les feux de route Eux aussi uniquement à l’avant, ils éclairent la route loin devant toi. À utiliser la nuit, quand la route n’est pas assez éclairée, tant que tu n’éblouis personne. Ils doivent être remplacés par les feux de croisement dans quatre cas : quand la route est éclairée de manière ininterrompue et suffisante (visibilité suffisante à 100 mètres) ; quand il y a un risque d’éblouir les usagers venant en sens inverse ; quand tu suis un véhicule à moins de 50 mètres, sauf pendant un dépassement ; à l’approche d’un véhicule sur rails ou d’un bateau dont le conducteur risque d’être ébloui. De nuit, route non éclairée, tu suis un camion à 40 mètres. Tes feux ? Les feux de brouillard L’arrière d’abord, car son usage est verrouillé par la loi. Piège classique. Le feu de brouillard arrière s’utilise dans trois situations, pas une de plus : brouillard réduisant la visibilité à moins de 100 m environ, chute de neige sous ces mêmes 100 m, et toujours en cas de forte pluie. En dehors de ces trois cas, interdit : tu éblouis ceux qui te suivent et tu risques une amende. Les feux de brouillard avant, eux, n’équipent pas tous les véhicules et ne sont jamais obligatoires : tu peux les utiliser uniquement en cas de brouillard, de chute de neige ou de forte pluie. Ils peuvent alors remplacer les feux de croisement ou les feux de route, ou s’allumer en même temps qu’eux. À l’examen : croisement OU brouillard avant ? Une question piège revient souvent. En mauvaise visibilité (brouillard, neige, forte pluie), le code autorise à remplacer les feux de croisement par les feux de brouillard avant : la bonne réponse à « lesquels dois-tu allumer ? » est donc les feux de croisement OU les feux de brouillard avant. Ne confonds pas avec les feux de brouillard arrière, qui obéissent, eux, à une obligation séparée : brouillard ou neige sous 100 m, et toujours par forte pluie. Les feux qui travaillent sans toi Les feux stop, rouges, s’allument dès que tu appuies sur la pédale de frein et préviennent celui qui te suit. Les feux de marche arrière s’activent automatiquement quand tu l’enclenches : ils avertissent l’usager derrière toi et éclairent ta manœuvre la nuit. Quant à la plaque d’immatriculation, son éclairage s’allume avec les feux de position et la rend lisible la nuit. Définition. Les catadioptres sont des réflecteurs placés à l’arrière des véhicules (et parfois à l’avant et sur les côtés) : ils renvoient la lumière des autres usagers sans aucune activation. Ils rendent ton véhicule visible la nuit et par mauvais temps dès qu’un phare les éclaire, même tous feux éteints. Un camion de plus de 6 mètres (et une remorque de plus de 3 mètres, timon compris) porte au moins un catadioptre orange de chaque côté. La règle des couleurs : des feux blancs ou jaunes éclairent vers l’avant, des feux rouges signalent l’arrière. À l’examen. Trois distances du code à connaître : 200 m, le seuil de visibilité qui rend les feux (croisement ou route) obligatoires en journée, quelle qu’en soit la cause ; 100 m, la visibilité sous laquelle le brouillard ou la neige rend le feu de brouillard arrière obligatoire ; 50 m, la distance sous laquelle, derrière un véhicule, tu passes en feux de croisement. Les feux d’encombrement du camion Un véhicule de plus de 2,50 m de large utilise, en plus de ses feux habituels, des feux d’encombrement, placés à l’avant, à l’arrière et de chaque côté, ainsi qu’aux saillies latérales extrêmes. Comme les autres feux, ils s’allument entre la tombée et le lever du jour, et dès qu’on ne voit plus distinctement à environ 200 mètres. Ils montrent aux autres usagers le gabarit réel de ton camion. Clignotants et feux de détresse : comment bien les utiliser ? Les feux indicateurs de direction, tes clignotants, annoncent aux autres usagers la direction que tu vas prendre. Tu en as à l’avant, à l’arrière et sur les côtés ; sur certains modèles, ils sont intégrés aux rétroviseurs latéraux et clignotent en orange. Un détail qui tombe à l’examen : si le rappel du clignotant, sur le tableau de bord, clignote plus rapidement que d’habitude, c’est qu’un de tes clignotants est défaillant. Le témoin de ton clignotant clignote beaucoup plus vite que d’habitude. Ça veut dire quoi ? Définition. Les feux de détresse, c’est la mise en fonction simultanée de tous les clignotants. Usage limité : signaler une panne ou une charge tombée sur la chaussée (y compris après un accident), le risque d’un accident imminent (par exemple en arrivant sur la fin d’un embouteillage), ou, pour un véhicule de transport scolaire, la montée ou la descente des enfants. Une panne sur la chaussée : le cas d’école des feux de détresse. Comment vérifier tes feux avant de rouler ? Avant de prendre la route, un tour du véhicule suffit : les feux avant : les veilleuses (feux de position), les feux de croisement, les feux de route, et les antibrouillards si tu en as ; les clignotants : à l’avant, à l’arrière, à droite et à gauche ; les feux arrière : les feux de position, le feu stop, les feux de brouillard. Le tour de contrôle : feux avant, clignotants, feux arrière. Visibilité réduite : qu’est-ce que la loi t’impose ? La règle de base : tout conducteur doit régler sa vitesse en fonction de son champ de visibilité, pour ne pas causer d’accident ni gêner les autres usagers. Tu ne vois pas loin ? Tu ralentis. Et l’examen recycle un repère de prudence, qui n’est pas un chiffre du code. Piège classique. Repère de prudence, pas une règle du code belge : visibilité inférieure à 50 mètres = pas plus de 50 km/h, même sur autoroute. Beaucoup d’élèves répondent 90 ou 120 par réflexe : pas toi. Tu vois à moins de 50 mètres ? Repère conseillé : pas plus de 50 km/h, partout. La visibilité insuffisante interdit aussi certaines manœuvres : à l’approche du sommet d’une côte et dans les virages, quand la visibilité est insuffisante, dépasser par la gauche un véhicule attelé ou à plus de deux roues est interdit, sauf si tu peux le faire sans franchir la ligne blanche continue qui sépare les sens. Aux mêmes endroits, quand la visibilité est insuffisante, interdiction aussi de s’arrêter ou de stationner sur la chaussée. Deux dernières règles : le chargement de ton véhicule ne doit jamais nuire à ta visibilité, ni masquer tes feux, tes catadioptres et ta plaque d’immatriculation. Et quand une charrette à bras ou son chargement ne laisse pas à son conducteur une visibilité suffisante vers l’avant, il doit se placer devant et tirer sa charrette plutôt que la pousser. Véhicule chargé : comment régler la hauteur de tes phares ? Un camion très chargé à l’arrière, ou qui roule à vide, et ses feux ne pointent plus au bon endroit. La méthode pour les régler, étape par étape : prépare le véhicule après le chargement ; place l’avant de ton camion à 5 à 10 mètres d’un mur, pour y voir le reflet de tes phares ; repère le bord supérieur de la surface éclairée, pour mesurer la hauteur de tes phares ; calcule : pour une inclinaison de 1 % (la valeur exacte, fixée par le constructeur, est indiquée près des phares ou sur la plaque du constructeur), à 10 mètres du mur, le haut du faisceau doit se situer 10 centimètres sous le bord d’émission de la lumière ; règle tes phares correctement. Pluie, neige, brouillard, vent, nuit, feux d’encombrement : tu sais adapter la conduite de ton camion quand la route se complique. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 10.1, 17.2, 30, 31, 33 (Justel, 10/10/2026) Reprise des leçons « Conditions difficiles », « Environnement et météo » et « Éclairage et visibilité » de permis-online.be ## Accident, premiers secours et conduite économique Adresse : https://permis-camion.be/cours/accident-secours-eco-conduite/ Chapitre 7 : Sécurité et comportement Modifié le : 2026-11-05 L’essentiel en 30 secondes Panne à un endroit interdit : triangle de danger à au moins 30 m (100 m sur autoroute), visible à environ 50 m. En panne sur autoroute ou route pour automobiles, à un endroit où l’arrêt est interdit : veste rétroréfléchissante dès que tu sors du camion. À bord du camion : triangle, veste, trousse de secours, et un extincteur de 2 kg (plus de 3,5 t) ou 3 kg (plus de 7,5 t), plus un second si tu tires une remorque de plus de 2 500 kg de masse maximale autorisée. Accident avec blessés : tu portes secours si nécessaire, tu appelles le 112 et tu restes sur place. Éco-conduite : anticiper, rouler à bas régime, utiliser le frein moteur et les ralentisseurs. Ton camion tombe en panne sur l’autoroute, hors de la bande d’arrêt d’urgence : quels sont tes trois premiers gestes ? Une panne ou un accident, c’est le moment où un camion devient un obstacle de plusieurs tonnes au milieu de la route. Le code fixe des gestes précis pour protéger les autres usagers, puis pour aider les victimes. Et pour le reste du temps, la façon dont tu conduis ton camion change sa consommation, son usure et ta sécurité. Panne : comment signaler ton camion ? Le conducteur d’un véhicule en panne prend les mesures nécessaires pour la sécurité et la fluidité de la circulation. D’abord, il range son véhicule comme un véhicule en stationnement. S’il ne peut pas le déplacer, ou seulement vers un endroit où l’arrêt et le stationnement sont interdits, il le signale à distance avec le triangle de danger. Définition. Le triangle de danger se place en arrière du véhicule, du côté d’où arrivent les autres usagers, à peu près vertical, à au moins 30 mètres sur les routes ordinaires et 100 mètres sur les autoroutes, de façon à être visible à environ 50 mètres par ceux qui arrivent. En agglomération, s’il est impossible de respecter les 30 mètres, il peut être placé plus près, et même sur le véhicule. Tu peux aussi allumer tous tes clignotants en même temps (feux de détresse) ou poser un feu portatif clignotant orange. Si ton éclairage ne fonctionne plus et que ton camion ne se voit pas distinctement à environ 100 mètres, tu le signales de la même façon. Sur une autoroute ou une route pour automobiles, si ton camion est arrêté à un endroit où l’arrêt est interdit, tu mets ta veste rétroréfléchissante dès que tu sors. Et si une partie de ton chargement tombe sur la route sans pouvoir être relevée tout de suite, tu la signales comme un véhicule en panne. Panne sur l’autoroute, ton camion ne peut pas rejoindre une aire. À quelle distance au moins places-tu le triangle ? Ce qui doit se trouver dans ton camion un triangle de danger ; une veste de sécurité rétroréfléchissante ; un extincteur à portée de main, en ordre de marche et dans sa date de validité : au moins 2 kg de poudre pour un véhicule de plus de 3 500 kg jusqu’à 7 500 kg, au moins 3 kg au-delà de 7 500 kg. Son support est fixé au véhicule, tu dois pouvoir l’en sortir en 10 secondes au plus, et un extincteur au scellé abîmé n’est plus en règle ; un second extincteur, dans le camion ou dans la remorque, si tu tires une remorque de plus de 2 500 kg de masse maximale autorisée ; une trousse de secours (pansements, bandes, notice des soins d’urgence), sauf si le camion a déjà la boîte de secours imposée par la réglementation du travail. Le coffret de secours « universel », plus complet, est obligatoire dans les autobus, les autocars et les véhicules de transport rémunéré de personnes. Et si tu transportes des marchandises dangereuses pour lesquelles l’ADR impose au moins un extincteur portatif, ce sont ses règles qui remplacent celles-ci. Piège classique. « Un extincteur de 1 kg suffit, comme dans une voiture. » Non : sa capacité dépend de la masse maximale autorisée. Au-delà de 7 500 kg, c’est 3 kg au moins. Ton camion tire une remorque de 10 000 kg de masse maximale autorisée. Où peut se trouver l’extincteur supplémentaire ? Accident : que dois-tu faire ? Toute personne impliquée dans un accident prend les mesures nécessaires pour la sécurité et la fluidité de la circulation, et le conducteur signale son véhicule comme en cas de panne. S’il y a des blessés, il n’est pas obligé de déplacer son véhicule. Dégâts matériels seulement : tu présentes ta carte d’identité aux autres personnes impliquées qui te la demandent et tu restes sur place pour faire les constatations ensemble (par exemple avec un constat), ou, faute d’accord, pour permettre à la police de les faire. Si aucun agent n’a pu être joint dans un délai raisonnable, tu peux déclarer l’accident dès que possible au bureau de police. Et si le propriétaire lésé n’est pas là (une voiture garée touchée en manœuvre, par exemple), tu laisses autant que possible ton nom et ton adresse sur place, et tu les lui fais parvenir au plus tôt, directement ou par la police. Blessés : tu portes secours aux blessés si c’est nécessaire, tu présentes ta carte d’identité aux autres personnes impliquées qui te la demandent, et tu restes sur place pour que la police fasse ses constatations. Si aucun agent n’a pu être joint dans un délai raisonnable, tu déclares l’accident à la police dans les 24 heures au plus tard. Tu peux t’éloigner un moment pour secourir un blessé ou appeler la police, après avoir laissé ton nom et ton adresse à une personne présente s’il y en a une : ce n’est pas un délit de fuite. Pour appeler les secours, le numéro d’urgence européen est le 112. Dis où tu es (route, sens, borne ou repère), ce qui s’est passé et combien de blessés tu vois. Avant d’approcher, protège-toi et protège les autres : feux de détresse, veste, triangle. Avant l’arrivée des secours, ne déplace pas un blessé, sauf danger imminent comme un incendie : le déplacer peut aggraver ses blessures. L’opérateur du 112 reste en ligne et te guide pour les premiers gestes. S’il n’y a que des dégâts, le constat permet de consigner les faits avec l’autre conducteur. Pour garder un échange calme, évite les disputes sur la faute : les assureurs examineront le dossier. Photographier la scène et les dégâts aide. À l’examen. Les questions sur l’accident portent sur l’ordre des gestes : signaler et sécuriser, alerter, secourir, rester sur place. Et sur les distances du triangle : 30 mètres, 100 mètres sur autoroute, visible à 50 mètres. Tu es impliqué dans un accident avec un blessé. Aucun agent n’a pu être joint dans un délai raisonnable. Quand dois-tu déclarer l’accident à la police ? Conduire économique avec un camion La conduite économique fait partie de la matière officielle de l’examen. Avec un camion, elle compte double : chaque litre se multiplie par les kilomètres et les tonnes. Les gestes sont simples : anticiper : lever le pied tôt et laisser rouler, plutôt que freiner au dernier moment ; rouler à bas régime, dans la zone d’économie indiquée sur le compte-tours de ton camion ; utiliser le frein moteur et les ralentisseurs dans les descentes, qui économisent aussi les freins ; vérifier la pression des pneus : un pneu sous-gonflé consomme plus, s’use plus vite et tient moins bien la route ; ne pas laisser tourner le moteur à l’arrêt sans nécessité. Une conduite économique est aussi une conduite plus sûre : souple, prévisible, avec plus de distance devant toi pour anticiper. Mémo. Triangle : 30 m, 100 m sur autoroute, visible à 50 m. Veste dès que tu sors, en panne sur autoroute à un endroit interdit. Trousse de secours. Extincteur : 2 kg au-delà de 3,5 t, 3 kg au-delà de 7,5 t, un second avec une remorque de plus de 2 500 kg de masse maximale autorisée. Accident : sécuriser, alerter le 112, secourir, rester sur place. Panne, équipement, accident, éco-conduite : tu sais protéger ton camion, les autres et ton budget. Le sprint de révision ci-dessous te le remet en cartes, puis le quiz d’entraînement vérifie que c’est acquis. Références du cours Arrêté royal du 1er décembre 1975 (code de la route), articles 51 et 52 (Justel, 10/10/2026) Arrêté royal du 15 mars 1968 (conditions techniques), articles 70, 70bis et 71 Arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire, annexe 4 (matières C.3 et A.17) ## Écrire à l’équipe : question, erreur, compte Adresse : https://permis-camion.be/contact/ Modifié le : 2026-11-03 Permis Camion Contact Contact Écrire à Permis Camion Une question sur une leçon, une erreur repérée dans le cours, un souci avec ton compte : écris-nous avec le formulaire de cette page ou à contact@permis.online. Tu reçois une réponse par e-mail sous 48 heures ouvrables. Page mise à jour le 3 novembre 2026. Qui lit ton message ? Ton message est lu par l’équipe de Permis Online SRL, qui édite Permis Camion : Wenceslas Dasnois, fondateur et responsable de la publication, ou Morgane Trigalet, assistante de direction. Quand tu signales une erreur, la règle est revérifiée sur le texte officiel avant toute correction. Pour quelle demande nous écrire ? Une question sur une leçon ou un quiz Une règle que tu ne comprends pas, une correction qui te surprend : donne le titre de la leçon ou l’adresse de la page. Pour une question de quiz, recopie le début de la question et la réponse que tu avais choisie. Une erreur dans le cours Une règle mal expliquée, un chiffre faux, un texte officiel qui a changé : signale-le. Indique l’adresse de la page, la phrase en cause et, si tu l’as, le texte officiel qui te fait douter. Dans le formulaire, choisis « Une erreur dans le cours ». Ton compte Le compte gratuit est facultatif : il garde ta progression d’un appareil à l’autre. Mot de passe perdu : sur la page Se connecter, demande un lien de connexion par e-mail. Si le problème continue, écris-nous depuis l’adresse e-mail du compte, ou indique-la dans ton message : c’est elle qui permet de le retrouver. Ton inscription à l’examen : à qui t’adresser ? Permis Camion te prépare à l’examen théorique du permis C et C1. L’examen lui-même se passe dans un centre d’examen agréé : nous ne pouvons pas t’inscrire, changer ta date, ni te donner ton résultat. Adresse-toi au centre d’examen. Écris-nous La réponse part vers l’adresse e-mail que tu saisis : vérifie-la avant d’envoyer. Un seul message suffit. Tu préfères ta messagerie ? Écris à contact@permis.online, en précisant la page ou la leçon concernée. Ce que nous faisons de ton message est expliqué dans la politique de confidentialité. L’éditeur du site Permis Online SRL, Rue du Congo 64, 6890 Ochamps, Belgique. Numéro d’entreprise : BE 0762.894.409. Responsable de la publication : Wenceslas Dasnois. Téléphone : +32 (0)493 45 31 25. E-mail de la société : contact@permis.online. Le détail est dans les mentions légales. Questions fréquentes Combien de temps faut-il pour recevoir une réponse ? Nous répondons par e-mail sous 48 heures ouvrables, à l’adresse que tu indiques. Je n’ai pas reçu de réponse : que faire ? Regarde d’abord dans tes courriers indésirables. Vérifie ensuite l’adresse e-mail saisie : une faute de frappe empêche la réponse d’arriver. Si rien n’est arrivé après 48 heures ouvrables, écris directement à contact@permis.online. Pouvez-vous m’inscrire à l’examen théorique du permis C ? Non. Permis Camion prépare à l’examen théorique mais ne le fait pas passer. L’examen se passe dans un centre d’examen agréé : c’est là que se font l’inscription et le choix de la date. Ta question porte sur une règle ? La réponse est peut-être déjà dans le cours : toutes les leçons sont gratuites, avec leur quiz corrigé. Ouvrir le cours gratuit ## Cookies : ce que le site garde dans ton navigateur Adresse : https://permis-camion.be/cookies/ Modifié le : 2026-11-03 Permis Camion Cookies Informations légales Cookies : ce que Permis Camion garde dans ton navigateur Permis Camion n’utilise que les cookies et le stockage indispensables au cours et, si tu en as un, à ton compte. Aucun outil de mesure d’audience ni de publicité ne fonctionne sur le site. Page mise à jour le 3 novembre 2026. Elle décrit le site tel qu’il fonctionne à cette date. Un cookie, c’est quoi ? Un cookie est un petit fichier qu’un site dépose dans ton navigateur. Le stockage local et le stockage de session du navigateur jouent le même rôle. La loi distingue deux cas : ce qui est indispensable au service que tu demandes, déposé sans accord, et tout le reste, qui doit attendre ton accord. Ce que le site utilise Tout ce qui suit est indispensable au fonctionnement du site. Rien n’est partagé avec une autre société. Nom | À quoi il sert | Durée | cel_consentement cookie | Retenir ton choix sur les cookies, accord ou refus, si tu en fais un | 6 mois | wordpress_logged_in_… et wordpress_sec_… cookies | Te garder connecté à ton compte | 1 an, ou jusqu’à ta déconnexion | po_cours_v1 stockage local | Les leçons que tu as terminées | Jusqu’à ce que tu effaces les données du site | po_cours_quiz_v1 stockage local | Tes meilleurs scores aux quiz | Jusqu’à ce que tu effaces les données du site | po_cours_purge1 stockage local | Repère technique : le nettoyage unique de ta progression a déjà été fait | Jusqu’à ce que tu effaces les données du site | pex_voix stockage local | Ton réglage de la voix pendant les examens blancs (activée ou coupée) | Jusqu’à ce que tu effaces les données du site | po_cnx_m stockage de session | L’adresse e-mail tapée dans les formulaires de connexion et d’inscription, pour te la réafficher | Jusqu’à la fermeture de l’onglet | po_cpt_sync stockage de session | Éviter des rechargements en boucle quand ta progression se synchronise avec ton compte | Jusqu’à la fermeture de l’onglet | Mesure d’audience et publicité À la date de cette page, aucun outil de mesure d’audience ni de publicité ne fonctionne sur Permis Camion, et aucun partenaire n’en reçoit de données. Si nous en ajoutons un : il restera bloqué tant que tu n’auras pas donné ton accord pour sa catégorie ; un bandeau te demandera ton choix, avec « Tout refuser » aussi simple et aussi visible que « Tout accepter » ; tu pourras décider catégorie par catégorie, avec des cases jamais cochées d’avance ; le site restera utilisable sans répondre au bandeau ; nous l’ajouterons à cette page, avec ses cookies et leur durée. Changer ton choix Tu changes d’avis quand tu veux avec le lien « Gérer les cookies », en bas de chaque page, ou avec le bouton ci-dessous. Ton choix est gardé 6 mois, puis redemandé. Tu peux aussi effacer les cookies et le stockage de ce site dans les réglages de ton navigateur. Sans compte, ta progression est alors effacée de cet appareil. Tes données personnelles Le reste de ce que fait le site avec tes données est expliqué dans la politique de confidentialité. Pour toute question : contact@permis.online ou contact@permis.online. Tu peux aussi t’adresser à l’Autorité de protection des données (APD). Questions fréquentes Permis Camion utilise-t-il des cookies de publicité ? Non. Aucun outil de mesure d’audience ni de publicité ne fonctionne sur le site. Il n’utilise que les cookies et le stockage indispensables au cours et au compte. Comment effacer ma progression ? Sans compte, ta progression est dans le stockage local de ton navigateur : efface les données de ce site dans les réglages de ton navigateur. Elle disparaît alors de cet appareil. Sources Autorité de protection des données : les cookies. Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) : article 7 (conditions du consentement et son retrait). Sources : - [Règlement (UE) 2016/679 (RGPD)](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679) - [Autorité de protection des données](https://www.autoriteprotectiondonnees.be/) - [Autorité de protection des données : les cookies](https://www.autoriteprotectiondonnees.be/citoyen/themes/internet/cookies) ## Cours du permis camion gratuit Adresse : https://permis-camion.be/cours/ Modifié le : 2026-11-05 Chapitre 1 : Le permis camion Permis C1, C et CE : ce que chacun permet de conduire : C1 jusqu’à 7 500 kg, C au-delà de 3 500 kg sans limite, C+E avec une remorque de plus de 750 kg : ce que chaque permis camion te permet de conduire, et dès quel âge. L’examen théorique du permis C : 41 points sur 50 pour réussir, dès 17 ans et 9 mois, la même épreuve pour C1 et C : comment se passe l’examen théorique du permis camion en Belgique. Permis C ou CAP / code 95 : la différence : Le permis C t’autorise à conduire un camion, le CAP (code 95) à en faire ton métier : la différence, la validité de 5 ans et les 35 heures de formation continue. Chapitre 2 : Le code de la route au volant d’un camion Signaux de danger et de priorité : Triangles à bord rouge, céder le passage, STOP, priorité de droite : les signaux de danger et de priorité, et comment les anticiper au volant d’un camion lourd. Signaux d’interdiction et signaux qui visent les camions : Signaux d’interdiction, limites de masse, de longueur, de largeur, de hauteur, interdiction de dépasser : les panneaux ronds qui visent ton camion, et jusqu’où ils valent. Signaux d’obligation, d’indication et panneaux additionnels : Ronds bleus d’obligation, panneaux d’indication et panneaux additionnels : ce que chacun t’impose ou t’annonce, et les signaux des marchandises dangereuses. Priorités, carrefours et ronds-points : Priorité de droite, tram, rond-point, carrefour encombré, virage à droite d’un camion long : les règles de priorité de l’examen théorique du permis C. Feux, agents qualifiés et véhicules prioritaires : Agent qualifié, feux rouge et orange, flèches, véhicules prioritaires, couloir de secours, bus qui quitte son arrêt : qui commande au carrefour quand tu conduis un camion. Marquages au sol : Lignes continues et discontinues, marquages orange de chantier, flèches de sélection, hachures et zones avancées pour vélos : lire le marquage au sol avec un camion. Les vitesses du camion : 90 km/h au plus sur autoroute, 60 km/h hors agglomération au-delà de 7,5 t sauf sur les grandes routes, 50 ou 30 en ville : les vitesses du camion en Belgique. Place sur la route et distances entre camions : 50 m entre camions hors agglomération, 15 m sur les ponts, les deux bandes de droite sur autoroute : la place du camion sur la route et les distances à tenir. Dépasser et croiser avec un camion : Dépasser par la gauche, les cas où l’on dépasse par la droite, pas de dépassement sous la pluie au-delà de 7,5 t, se laisser dépasser : dépasser et croiser en camion. Autoroute, route pour automobiles et tunnels : 70 km/h au moins, 90 km/h au plus, les deux bandes de droite, bande d’arrêt d’urgence et tunnels : les règles de l’autoroute et des tunnels pour ton camion. Arrêt et stationnement des camions : Arrêt ou stationnement, 20 m avant un signal, 8 heures au plus en agglomération au-delà de 7,5 t, remorques et véhicules en panne : où ton camion peut s’arrêter. Infractions par degré et fautes graves : Quatre degrés d’infraction, 0,2 g/l pour un chauffeur de camion, fautes graves à l’examen et échec en Wallonie après deux : ce que l’examen du permis C sanctionne. Chapitre 3 : Temps de conduite, de repos et tachygraphe Temps de conduite : 9 heures par jour, 56 par semaine, 90 sur deux semaines : Combien d’heures un chauffeur de camion peut-il conduire ? 9 heures par jour, 10 deux fois par semaine, 56 par semaine, 90 sur deux semaines : les règles européennes de l’examen théorique C. Pauses et repos du chauffeur : 45 minutes, 11 heures, 45 heures : Pause de 45 minutes après 4 h 30, repos journalier de 11 heures, repos hebdomadaire de 45 heures : les versions coupées et réduites, et ce que l’examen théorique C demande. Tachygraphe : carte de conducteur, activités et contrôle : Carte de conducteur, quatre activités à enregistrer, 56 jours à présenter au contrôle, carte perdue ou appareil en panne : le tachygraphe pour l’examen théorique du permis C. Chapitre 4 : Masses, dimensions et limiteur de vitesse Masses : MMA, charge par essieu et surcharge : MMA, 19, 26 ou 32 t selon les essieux, 44 t pour un grand ensemble, 12 t par essieu moteur : les masses maximales de ton camion et la surcharge, en Belgique. Dimensions : longueur, largeur, hauteur : 2,55 m de large, 4 m de haut, 12 m pour un camion seul, 16,50 m pour un semi, 18,75 m pour un train routier : les dimensions maximales du camion en Belgique. Limiteur et régulateur de vitesse : Limiteur réglé à 90 km/h pour les camions de plus de 3,5 t, 100 km/h pour les autocars, régulateur de vitesse : ce que fait chaque système et ce qui reste à toi. Chapitre 5 : Chargement et marchandises Répartir et arrimer la charge : 0,8 fois le poids vers l’avant, 0,5 sur les côtés et vers l’arrière, centre de gravité, sangles en bon état : répartir et arrimer la charge de ton camion. Charges difficiles, chargement et déchargement : Citernes, charges suspendues, vrac à bâcher, chargement et déchargement en sécurité : conduire un camion dont la charge bouge, pour l’examen théorique du permis C. Documents de transport et responsabilité du chauffeur : Lettre de voiture CMR en trois exemplaires, licence de transport, code 95, carte de conducteur, réserves au chargement : les papiers et la responsabilité du chauffeur. Chapitre 6 : Le camion : technique et entretien Moteur, fluides, circuits et transmission : Diesel à 4 temps, huile, liquide de refroidissement, AdBlue, circuit en 24 volts, embrayage et boîte de vitesses : le fonctionnement du camion pour l’examen du permis C. Lubrification et antigel : Rôles de l’huile, niveau lu moteur arrêté sur un sol plat, témoin de pression d’huile, antigel et gazole d’hiver : protéger le moteur de ton camion de l’usure et du gel. Les pneumatiques du poids lourd : 1,6 mm de sculpture au moins, capacité de charge et vitesse, pneus rechapés homologués, pression à froid, roues jumelées : les pneus du poids lourd pour l’examen C. Freins et ralentisseurs : Frein de service, de secours et de stationnement, freinage de la remorque, air comprimé, frein moteur et ralentisseur dans les descentes : les freins de ton camion. L’attelage : Accouplement agréé, fermeture automatique au-delà de 3 500 kg, attache secondaire, sellette et timon, gestes d’attelage : relier ton camion à sa remorque en sécurité. Contrôles, pannes, entretien et changement de roue : Tour du camion avant de partir, extincteurs de 2 et 3 kg, niveaux, témoins rouges, changement de roue : les contrôles, les pannes et l’entretien de ton camion. Chapitre 7 : Sécurité et comportement Angles morts et usagers vulnérables : Angles morts devant, à droite et derrière, rétroviseurs supplémentaires, cyclistes à 1 m ou 1,5 m, piétons engagés : protéger les usagers vulnérables autour du camion. Fatigue, alcool, drogues et médicaments : 0,2 g/l pour un chauffeur de camion, zéro drogue, 12 heures sans conduire si le seuil est atteint, médicaments et fatigue : rester apte à conduire ton camion. Météo, conditions difficiles et éclairage : Pluie, neige, verglas, brouillard, nuit : distances doublées, pas de dépassement sous la pluie au-delà de 7,5 t, feux à allumer : conduire un camion par mauvais temps. Accident, premiers secours et conduite économique : Triangle à 30 m ou 100 m sur autoroute, veste, extincteurs, premiers secours et conduite économique : les bons gestes du chauffeur de camion en panne ou après un accident. ## Mentions légales : éditeur, hébergeur et contact Adresse : https://permis-camion.be/mentions-legales/ Modifié le : 2026-11-03 Permis Camion Mentions légales Informations légales Mentions légales de Permis Camion Permis Camion (permis-camion.be) est édité par Permis Online SRL, une société de droit belge. Cette page dit qui publie le site, qui l’héberge, comment joindre l’éditeur et ce que tu peux reprendre de ses contenus. Mis à jour le 3 novembre 2026. Qui édite Permis Camion ? Raison sociale | Permis Online SRL | Forme juridique | Société à responsabilité limitée (SRL) de droit belge | Siège | Rue du Congo 64, 6890 Ochamps, Belgique | Numéro d’entreprise (BCE) | 0762.894.409 (fiche publique) | Numéro de TVA | BE 0762.894.409 | Registre des personnes morales | RPM Liège, division Neufchâteau | E-mail | contact@permis.online ou contact@permis.online | Téléphone | +32 (0)493 45 31 25 | Le numéro d’entreprise est attribué par la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE), le registre public des entreprises belges : tu peux le vérifier sur sa fiche publique. Ces informations sont publiées en application de l’article XII.6 du Code de droit économique et de l’article 2:20 du Code des sociétés et des associations. Qui est responsable de la publication ? Le responsable de la publication est Wenceslas Dasnois. Qui héberge le site ? Permis Camion est hébergé par Kinsta Inc. (kinsta.com). Le serveur du site est situé à Amsterdam, aux Pays-Bas. Comment joindre l’éditeur ? Par e-mail : contact@permis.online, ou à l’adresse de la société, contact@permis.online. Par téléphone : +32 (0)493 45 31 25. Par courrier : Permis Online SRL, Rue du Congo 64, 6890 Ochamps, Belgique. Tu peux aussi passer par la page Contact. Ce que fait Permis Camion Permis Camion propose un cours gratuit pour préparer l’examen théorique du permis C et C1 en Belgique : des leçons et un quiz à chaque leçon. Les leçons se suivent sans compte. Un compte gratuit, facultatif, garde ta progression. À savoir Permis Camion est un site privé, indépendant des centres d’examen et des autorités publiques. Il ne fait pas passer l’examen. La réussite de l’examen officiel n’est jamais automatique : elle dépend de ton travail. Propriété intellectuelle Les contenus du site (textes, leçons, questions de quiz, illustrations, images, éléments audio, logiciels, bases de données, marques et logos) appartiennent à Permis Online SRL ou sont utilisés avec une autorisation. Les reproduire, les extraire, les diffuser ou les réutiliser, en tout ou en partie, demande l’accord écrit préalable de Permis Online SRL. Responsabilité Les leçons sont rédigées avec soin et tenues à jour par rapport à la matière officielle. Elles restent fournies à titre d’information : seuls les textes officiels du code de la route belge et les instructions des organismes d’examen font foi. La responsabilité de Permis Online SRL pour l’usage des informations publiées ne peut être engagée que dans les limites prévues par la loi. Elle ne répond pas du contenu des sites extérieurs vers lesquels le site renvoie. Rien dans ces mentions ne limite les droits que la loi accorde impérativement au consommateur. Données personnelles et cookies Ce que le site fait de tes données est expliqué dans la politique de confidentialité. Les cookies et le stockage utilisés par le site sont décrits sur la page Cookies. Droit applicable Ces mentions légales sont soumises au droit belge. En cas de litige, les tribunaux compétents sont désignés selon le droit belge. Pour toute question, écris-nous d’abord à contact@permis.online. Questions fréquentes Qui édite Permis Camion ? Permis Camion est édité par Permis Online SRL, une société de droit belge. Son siège est situé Rue du Congo 64, 6890 Ochamps, en Belgique, et son numéro d’entreprise est le 0762.894.409. Permis Camion est-il un site officiel ? Non. Permis Camion est un site privé de préparation à l’examen théorique du permis C et C1. Il est indépendant des centres d’examen et des autorités publiques, et il ne fait pas passer l’examen. Comment contacter l’éditeur de Permis Camion ? Par e-mail à contact@permis.online ou à contact@permis.online, par téléphone au +32 (0)493 45 31 25, ou par courrier à Permis Online SRL, Rue du Congo 64, 6890 Ochamps, Belgique. Sources Code de droit économique, article XII.6 : les informations qu’un prestataire de services en ligne rend accessibles en permanence (texte consolidé sur Justel). Code des sociétés et des associations, article 2:20 : les indications que doit porter le site internet d’une personne morale (texte consolidé sur Justel). Banque-Carrefour des Entreprises : fiche publique de Permis Online SRL (0762.894.409). Sources : - [Banque-Carrefour des Entreprises : fiche publique de Permis Online SRL (0762.894.409)](https://kbopub.economie.fgov.be/kbopub/zoeknummerform.html?nummer=0762894409) - [kinsta.com](https://kinsta.com/) - [Code de droit économique, article XII.6](https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/loi/2013/02/28/2013A11134/justel#Art.XII.6) - [Code des sociétés et des associations, article 2:20](https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/loi/2019/03/23/2019A40586/justel#Art.2:20) ## Politique de confidentialité : tes données Adresse : https://permis-camion.be/politique-de-confidentialite/ Modifié le : 2026-11-03 Permis Camion Politique de confidentialité Informations légales Politique de confidentialité : ce que nous faisons de tes données Tu peux suivre les leçons sans compte : ta progression reste alors dans ton navigateur et nous ne la voyons pas. Nous te demandons des informations seulement si tu crées un compte gratuit ou si tu nous écris. Aucun outil de mesure d’audience ni de publicité ne fonctionne sur le site. Tu peux suivre les leçons sans compte : ta progression reste alors dans ton navigateur et nous ne la voyons pas. Le site ne te demande aucune information personnelle ; tu nous en confies seulement si tu nous écris. Aucun outil de mesure d’audience ni de publicité ne fonctionne sur le site. Page mise à jour le 3 novembre 2026. Elle décrit le site tel qu’il fonctionne à cette date. En bref Sans compte, ta progression reste sur ton appareil. Le compte gratuit est facultatif. Il garde ton adresse e-mail, ton mot de passe chiffré et ta progression. Aucun outil de mesure d’audience ni de publicité ne fonctionne sur le site. Rien n’est vendu sur le site, et tes données ne sont jamais vendues. Pour toute demande : contact@permis.online ou contact@permis.online. Cette politique suit le Règlement général sur la protection des données (RGPD, règlement UE 2016/679) et la loi belge du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel. Qui est responsable de tes données ? Le responsable du traitement est Permis Online SRL, la société qui édite Permis Camion : siège : Rue du Congo 64, 6890 Ochamps, Belgique ; BCE et TVA : BE 0762.894.409 ; téléphone : +32 (0)493 45 31 25 ; e-mail : contact@permis.online ou contact@permis.online. Les autres informations sur l’éditeur sont dans les mentions légales. Tu suis le cours sans compte Les leçons et leurs quiz s’ouvrent sans compte. Ta progression est alors enregistrée dans le stockage local de ton navigateur, sur ton appareil : les leçons terminées et tes meilleurs scores aux quiz. Rien de tout cela n’est envoyé à nos serveurs. Nous ne la voyons pas, et elle n’est liée à aucun nom. Elle reste dans ton navigateur jusqu’à ce que tu effaces les données de ce site dans ses réglages. Sur un autre appareil, tu repars de zéro. Tu crées un compte gratuit Le compte est gratuit et facultatif. Il se crée avec ton adresse e-mail et un mot de passe que tu choisis : rien d’autre ne t’est demandé, ni nom, ni date d’examen, ni carte bancaire. Ce que nous enregistrons : ton adresse e-mail, ton mot de passe (gardé seulement sous une forme hachée, qui ne permet pas de le relire) et la date de création du compte ; ta progression : les leçons terminées, tes résultats aux quiz et aux examens blancs, ton activité jour par jour. Pourquoi : faire fonctionner ton compte (connexion, progression sur tous tes appareils, tableau de bord) et t’envoyer les e-mails du service : l’e-mail de bienvenue et, quand tu le demandes, un lien de connexion si tu as oublié ton mot de passe. Base légale : l’exécution du service que tu demandes en créant ton compte (article 6, paragraphe 1, point b, du RGPD). Durée : au plus tard 3 ans après ta dernière activité sur le site, puis le compte est effacé. Tu peux le supprimer toi-même à tout moment depuis ton tableau de bord, ou nous demander de le faire (voir tes droits). Pour empêcher les abus, le site limite le nombre de créations de compte, de connexions ratées et de liens de connexion demandés depuis une même adresse IP ou vers une même adresse e-mail. Si tu as moins de 18 ans L’examen théorique du permis C peut se passer dès 17 ans et 9 mois : certains élèves sont donc mineurs. Le compte ne demande que ton adresse e-mail et un mot de passe. Un parent peut écrire à contact@permis.online pour demander l’accès aux données de son enfant ou la suppression de son compte. Tu nous écris Tu peux nous écrire par le formulaire de la page Contact. Il te demande l’objet de ta demande, ton nom, ton adresse e-mail et ton message. Le tout nous arrive par e-mail : ton message n’est pas enregistré sur le site. Tu peux aussi écrire à contact@permis.online. Les messages sont traités par l’équipe de Permis Online SRL, la même que pour permis-online.be, dans son outil de support, et les réponses partent par e-mail. Pourquoi : te répondre et suivre ta demande. Base légale : notre intérêt légitime à répondre aux personnes qui nous écrivent (article 6, paragraphe 1, point f, du RGPD). Durée : le temps de te répondre et de suivre ta demande. Pour bloquer les envois en série, le site limite le nombre de messages par adresse IP et par adresse e-mail. Il compte aussi les messages envoyés chaque jour, sans rien qui permette de te reconnaître. Ce que reçoit le serveur à chaque visite Comme sur tout site, ton navigateur transmet ton adresse IP au serveur qui héberge Permis Camion, pour recevoir les pages. Ce serveur est fourni par notre hébergeur, Kinsta Inc., et il est situé à Amsterdam, aux Pays-Bas. Il note les visites dans des journaux techniques (adresse IP, page demandée, date et heure, navigateur), qui servent à faire fonctionner le site et à le protéger. Kinsta documente une conservation de ses fichiers journaux serveur jusqu’à 4 jours, et des données de journaux utilisées pour ses analyses jusqu’à 30 jours. Base légale : notre intérêt légitime à faire fonctionner et à protéger le site (article 6, paragraphe 1, point f, du RGPD). Le site ne prend aucune décision automatisée qui aurait un effet juridique sur toi : les scores des quiz servent seulement à ton entraînement. Cookies et stockage du navigateur Le site n’utilise que les cookies et le stockage indispensables au cours et, si tu en as un, à ton compte. Leur liste, leur rôle et leur durée sont sur la page Cookies. Le site n’utilise que les cookies et le stockage indispensables au cours et, si tu en as un, à ton compte : le cookie qui retient ton choix sur les cookies, ceux qui te gardent connecté et ta progression dans le stockage local. Aucun outil de mesure d’audience ni de publicité ne fonctionne sur Permis Camion. Si nous en ajoutons un, il restera bloqué tant que tu n’auras pas donné ton accord, et nous le décrirons ici. Qui reçoit tes données ? Tes données ne sont jamais vendues. Elles sont traitées par Permis Online SRL et par les seuls prestataires nécessaires au service : Kinsta Inc. : hébergement du site ; Brevo : envoi des e-mails du service (bienvenue, lien de connexion, messages du formulaire de contact), quand ils ne partent pas directement de notre serveur ; les autorités, uniquement si la loi nous oblige à leur transmettre des données. Certains prestataires peuvent traiter des données en dehors de l’Union européenne : le transfert est alors encadré par les garanties prévues par le RGPD (clauses contractuelles types ou décisions d’adéquation). Sécurité Les échanges avec le site sont chiffrés (HTTPS). Les mots de passe sont stockés sous une forme hachée, qui ne permet pas de les relire. L’accès aux données est limité aux personnes qui en ont besoin pour le service. Tes droits et comment les exercer Tu as le droit : d’accéder à tes données ; de les faire corriger ; de les faire effacer, par exemple en demandant la suppression de ton compte ; de t’opposer à leur utilisation ; d’en faire limiter l’utilisation ; de récupérer celles que tu nous as fournies (portabilité) ; de retirer à tout moment un accord que tu as donné. Pour exercer un droit, écris à contact@permis.online ou à contact@permis.online, de préférence depuis l’adresse e-mail de ton compte. Une preuve d’identité peut t’être demandée. Nous répondons dans un délai d’un mois, qui peut être porté à trois mois pour une demande complexe. Ton recours Tu peux introduire une réclamation auprès de l’Autorité de protection des données (APD) : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles, autoriteprotectiondonnees.be. Quand cette page change Nous mettons cette page à jour quand le fonctionnement du site ou la loi change : nouvel outil, nouveau prestataire, nouvelle donnée enregistrée. La date en haut de page est celle de la dernière mise à jour. Questions fréquentes Faut-il un compte pour suivre le cours de Permis Camion ? Non. Les leçons et leurs quiz s’ouvrent sans compte : ta progression reste alors dans ton navigateur et nous ne la voyons pas. Mes résultats sont-ils transmis au centre d’examen ? Non. Permis Camion est un site privé de préparation, édité par Permis Online SRL. Il n’est relié ni aux centres d’examen ni aux autorités. Tes résultats restent sur ton appareil et, si tu as un compte, chez nous. Permis Camion vend-il mes données ? Non. Tes données ne sont jamais vendues. Elles servent à faire fonctionner le cours et ton compte, et à te répondre. Prêt à réviser ? Le cours est gratuit, leçon par leçon, et tu peux le suivre sans compte. Ouvrir le cours Sources Règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 (RGPD) : article 6 (bases légales), articles 12 à 21 (droits et délais de réponse), article 77 (réclamation). Loi du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel (Justel). Autorité de protection des données. Kinsta : fichiers journaux serveur et stockage des fichiers et des données. Sources : - [Règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 (RGPD)](https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32016R0679) - [stockage des fichiers et des données](https://kinsta.com/docs/service-information/files-and-database-storage/) - [Kinsta : fichiers journaux serveur](https://kinsta.com/docs/wordpress-hosting/wordpress-troubleshooting/view-server-logs/) - [Autorité de protection des données](https://www.autoriteprotectiondonnees.be/) - [Loi du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel](https://www.ejustice.just.fgov.be/eli/loi/2018/07/30/2018040581/justel)